L’Autorité du Tourisme de Thaïlande veut attirer plus de voyageurs long-courriers, car ils dépensent plus que les autres touristes.
Rachada Dhnadirek, porte-parole adjointe du gouvernement, a déclaré que le gouvernement avait mis à jour sa stratégie touristique pour répondre aux demandes du marché international dans le cadre des politiques mises en place par le Premier ministre intérimaire Prayut Chan-o-cha.
La TAT s’est efforcée d’attirer les voyageurs long-courriers, en particulier en Europe, aux États-Unis et au Moyen-Orient, et prévoit que les recettes correspondantes atteindront 1,62 trillion de bahts d’ici la fin de l’année, a-t-elle déclaré.
Au cours des six premiers mois de cette année, 2 933 660 voyageurs des pays européens, 620 474 des États-Unis et 231 206 du Moyen-Orient ont visité la Thaïlande.
Les voyageurs longs courriers dépensent plus

Des touristes font des achats dans une rue piétonne de la vieille ville de Phuket. Photo : Achadthaya Chuenniran
Citant les données de la TAT sur les dépenses des touristes au cours du premier trimestre de cette année, Rachada a déclaré :
« Les voyageurs long-courriers d’Europe, des États-Unis et du Moyen-Orient ont dépensé les plus grosses sommes d’argent et sont restés le plus longtemps en Thaïlande par rapport aux autres visiteurs étrangers ».
Les voyageurs européens passent en moyenne 19,40 jours et dépensent 71 718 bahts (1 868 euros) par personne et par voyage en Thaïlande.
Les voyageurs arabes restent en moyenne 16,17 jours et dépensent 99 172 bahts (2 583 euros) par personne et par voyage.
Les voyageurs américains restent en moyenne 15,26 jours et dépensent 76 297 bahts (1 987 euros) par personne et par voyage.
7 millions de voyageurs longs courriers prévus pour 2023

Touristes sur une plage de Thaïlande. Photo : Bangkok Post
Avec l’augmentation du nombre de vols internationaux d’avril à octobre, la TAT a estimé que 7 millions de voyageurs long-courriers visiteront la Thaïlande cette année, apportant 60,6 milliards de bahts au secteur du tourisme.
Voir aussi : La Thaïlande a accueilli 15 millions de voyageurs lors des 7 premiers mois de l’année
La TAT va aussi ouvrir un nouveau bureau à l’étranger à Chicago, ce qui en fera le troisième bureau de ce type aux États-Unis, les autres se trouvant à New York et à Los Angeles.
En outre, un autre bureau sera ouvert dans la capitale saoudienne, Riyad, afin de promouvoir la Thaïlande auprès des touristes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.
Voir aussi :
Bangkok devance Paris comme ville la plus visitée au monde en 2023
Source : Bangkok Post
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5 commentaires
Ne pas oublier les futurs retraités européens qui aiment la Thaïlande…
Des programmes de promotions à leur égard ne seront pas inutiles.
Les responsables de la TAT visent beaucoup de créneaux différents, de catégories de touristes, à travers les nombreuses campagnes promotionnelles et publicitaires de cette période post-covid…
Mais ils finissent toujours par revenir aux mêmes principes de base, car ils semblent se rendre compte que ce n’est pas les quelques dizaines de milliers de touristes « très riches » qui peuvent se permettre un des visas « VIP » « ELITE » ou autre, ni les touristes des pays asiatiques voisins (Cambodge, Malaisie et Laos , majoritairement), dont le pouvoir d’achat est souvent égal ou moindre que le revenu moyen thaïlandais, et ni les touristes thaïlandais qui portent le tourisme intérieur pour des durées limitées à 3 ou 4 jours, qui sont les catégories de touristes qui alimentent de manière majoritaire les caisses de l’État thaïlandais en ce qui concerne les retombées économiques du tourisme international et national dans leur ensemble.
Mais bien, comme avant la période covid, et jusqu’en 2019, les touristes des pays dits « industrialisés » au pouvoir économique plus élevé que la Thaïlande, à savoir les États-Unis, l’Europe, l’Australie, et dans une certaine mesure les pays émergents d’Asie, avec en tête de liste, l’Inde et la Chine, dont l’instabilité économique actuelle traverse une période de doutes, sans oublier la Russie qui, elle aussi, constitue depuis plus d’un an, un apport incertain, dû évidemment à son conflit avec l’Ukraine.
On constate donc, que, à travers cette constante d’un tourisme international dont les valeurs sûres sont de moins en moins stables, le secteur du tourisme si important à la balance du PIB de la Thaïlande (on l’a bien remarqué lors de son effondrement pendant la crise du covid) dépend encore et toujours des destinations aériennes longs courriers traditionnelles et que la situation économico-politique mondiale ne permet pas à la Thaïlande de compter sur des catégories autres de touristes qui sont restées par le passé et restent encore minoritaires par rapport au tourisme de masse dont elle ne peut se passer, n’en déplaise à certains hommes politiques thaïlandais, adeptes d’un élitisme qui n’a sa place que pour quelques % de touristes minoritaires, noyés dans la masse et encloisonnés dans leur ghetto doré et qui au final ne participent que pour quelques miettes à l’apport des 20% du PIB national que le tourisme international représentait en 2019 et que la Thaïlande pourrait bien retrouver fin 2024, début 2025….
si rien ne vient perturber négativement le climat international dans sa fragilité actuelle, avec en sus, la récente instabilité chronique des pays africains du nord-ouest du continent…… et ça, ce n’est pas gagné !!!
La TAT, toujours à enfoncer des portes ouvertes ou à émettre des prévisions fantaisistes.
Le truc doit être dirigé par l’équivalent de nos énarques 🙂
J’espère que les visas à l’entrée vont revenir à 45 jrs.
En 2024, les visas vont-ils revenir à 45 jours pour l’entrée en Thaïlande, merci pour votre réponse.