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Livres de Jean Boulbet : De palmes et d’épines

par Redaction Thaïlande
De palmes et d’épines

De palmes et d’épines c'est la vie extraordinaire et bien réelle d'un aventurier français, Jean Boulbet, racontée en 3 tomes.

De la résistance française à la découverte de tribu montagnarde au Vietnam, de son départ d'un Vietnam en feu pour le Cambodge où ses découvertes archéologiques seront stoppées par l'arrivée des Khmer rouges et de sa fuite du paradis Khmer transformé en enfer vers son dernier port d'attache : la Thaïlande.


De palmes et d’épines : le livre

Pour la première fois, c’est à la découverte de son histoire personnelle, extraordinaire, que nous convie ce témoin privilégié d’une grande aventure humaine.

Plus qu’un récit autobiographique, ces livres sont un plaidoyer pour la tolérance, pour les minorités, pour les femmes et la féminité, comprise ici comme la meilleure part de l’humanité et la plus constructive.

C’est aussi un véritable manuel d’ethnologie, passionnant et vivant.

Pendant plus de 16 ans, il partagea l’intimité des Cau Maa’ (prononcer Tchao Ma), Proto-Indochinois demeurés insoumis et méconnus à moins de 200 km de Saigon, dans les terres hautes de l’Hinterland des anciens auteurs.

Ce que l’on appelait les "jungles Moï" (Moï veut dire sauvage en vietnamien).

Il leur consacra de nombreux travaux scientifiques parus pour la plupart à l’École française d’Extrême-Orient.

Si Boulbet réussit à pénétrer le "Domaine des génies" comme les Cau Maa’ appellent leur territoire, c’est à Dam Böt (prononcer Dame Beutte), son "double" local qu’il le doit.


Ainsi nommé par les Proto-Indochinois, c’est en effet seul, sans armes, à pied et par la seule conquête des cœurs (comme Auguste Pavie au Laos ou Pierre Savorgnan de Brazza en Afrique centrale), particulièrement celui des jeunes femmes et de leurs parents, qu’il parvint à gagner l’estime et l’amitié de ce peuple farouchement attaché à sa liberté et à sa différence.

Alliés traditionnels des princes du Champa, aux côtés des Jörai et des Rhadé, les Cau Maa' étaient en effet des guerriers réputés et respectés.

Le premier contact de Dam Böt avec le village des irréductibles Cau Maa’ ? Une volée de carreaux d’arbalète à ses pieds, comme ultime avertissement…

- Et alors ? demandai-je à Boulbet ?
- Et alors ? rien ! J’ai seulement avancé d’un pas…

Par la qualité des relations humaines qu’il établit avec les habitants du Domaine des génies, Boulbet est ainsi, pendant toute la décennie 50 une sorte d’ambassadeur des Proto-Indochinois.

Il les aide un peu, en réponse à leur demande, à faire leur entrée dans le monde moderne, en guerre, et dont ils seront bientôt victimes.

Son histoire extraordinaire se transforme vite en une véritable légende, au moins au sein des Français d’Indochine, inspirant sans doute en partie à son ami Pierre Schoendoerffer, venu visiter Boulbet à Blao, transposée à Bornéo, l’un de ses romans.

Mais, à la différence du héros de "L’Adieu au roi" qui finit trahi par ses propres sujets (des Dayak) contre son poids en sel, Dam Böt n’a été trahi par aucun Cau Maa’.

S’il prit finalement la décision de quitter le Viêt Nam, lui qu’on écoutait sur les hauts plateaux, c’est pour tenter d'éviter aux Proto-Indochinois l’horreur de la guerre moderne, pressé qu’il était de tous côtés, tant par les Viêt-congs que par les agents sudistes, de faire basculer "ses" fameux guerriers dans un conflit qui les dépassait…

L’histoire de Dam Böt, c’est le redoublement réussi d’une tentative jadis manquée : celle d’Henri Maitre, explorateur de l’Indochine qui ne parvint jamais à explorer la Boucle du Donnaï, le pays des Cau Maa’, et qui périt assassiné par des Mnong en 1914.


Henri Maitre ne faisait que passer malgré ses qualités et restait un étranger, alors que Boulbet, grâce à Dam Böt, vécut au sein de ces peuples de la forêt, en leur totale intimité, admis, accepté, mais demeurant à sa place.

Au mieux de sa forme, l’auteur mêle ici dans son récit l’épopée vécue et la réflexion sagace en un savoureux et alerte cocktail au ton joyeux et empreint d’humour qui ne laissera aucun lecteur insensible.

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De palmes et d’épines : vers le paradis d'Indra

Dans ce tome 2, Dam Böt, alias Boulbet, a quitté le Viêt Nam pour le Cambodge, où les gens l’appellent désormais Tabè.

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De palmes et d’épines : vers le port d'attache

Résumé du tome 3 par l'auteur :

Lorsqu’en passant « de l’autre côté », j’ai quitté le Cambodge, pays de bon séjour devenu l’enfer khmer rouge, pour me réfugier en Thaïlande, mon monde intérieur se renversait.

Je laissais derrière moi une situation dangereuse et catastrophique pour aller vers la paix et la vie normale dans son déroulement.

En ce courant du mois de mai 1975, le pays d’accueil qui me ramène à la vie, c’est l’hospitalière Thaïlande.

Elle va bientôt m’offrir, en son Midi charmant et alors méconnu, la chance de nouvelles inventions et découvertes humaines, botaniques et archéologiques.

A l’automne de ma vie, les images placées sur mes murs se rapportant aux lieux de ce dernier livre fouillent davantage le domaine floral et botanique que mes vies passées au Cambodge d’Angkor et au Vietnam des Cau Maa’ : des fleurs s’exhibent, croulent en masse, sortent d’un isolement discret, des géants de la forêt reposent leurs bases sur d’énormes racines à contreforts surgissant de sous-bois caractéristiques et décoratifs, remarquables par la grâce lumineuse des palmes, le désordre harmonieux des composants des grandes sylves tropicales de cet univers forestier où je me suis si souvent perdu et retrouvé !

Un monde végétal au mieux de sa réussite qui m’a tant appris, en m’éprouvant et m’envoûtant (J. Boulbet).

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Présentation de l'auteur

jean-boulbetEthnologue et géographe, diplômé de l’école pratique des Hautes études, ancien Consul de France honoraire à Phuket (Thaïlande), ancien Responsable du Parc forestier d’Angkor et de la Conservation du Mont Kulen (Cambodge), Jean Boulbet a été membre de l’école française d’Extrême-Orient. Il est chevalier de la Légion d’honneur.

Après ses montagnes pyrénéennes, il a arpenté les forêts du Viêt Nam, du Cambodge et de Thaïlande, avec de longues incursions dans les sous-bois de Bornéo, Sumatra et Sulawesi, jusqu’en Amazonie (Brésil, Guyane) et en Afrique (Cameroun), étudiant et parfois découvrant leurs habitants humains, trésors botaniques, animaux, peintures rupestres en Thaïlande du Sud, un lithophone préhistorique au Viêt Nam (l’un des plus vieux instruments de musique du monde) et des temples perdus au Cambodge (Angkor).

Il est né à Sainte-Colombe-sur-l’Hers (Aude) près de Lavelanet (Ariège), le 2 janvier 1926. Résistant à 15 ans il rejoignit à 17 ans les maquis pyrénéens du Massif du Picaussel et, en 1944, la 1re Armée française commandée par le général de Lattre, jusqu’au Rhin et au Danube. Puis il précéda dans le sud de l’Indochine le Corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient, dirigé par le général Leclerc.

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, démobilisé sur place, au Viêt Nam, il devint planteur de café et de thé puis, peu à peu, ethnographe, encouragé et aidé entre autres par Georges Condominas, Raymond Eches et Maurice Schmid.

Voir aussi : Jean Boulbet, le coureur des bois

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