Une femme a découvert des asticots dans du poulet frit acheté sur un marché en Thaïlande, alors qu’elle s’apprêtait à le partager avec sa fille.
La scène, filmée puis publiée sur Facebook, a provoqué de nombreuses réactions dégoûtées sur les réseaux sociaux.
Une découverte écœurante avant de nourrir sa fille

La cliente affirme que de nombreux petits asticots et des œufs étaient visibles dans plusieurs morceaux de viande. Photo : Nampeun Jittra
L’utilisatrice de Facebook Nampeun Jittra a partagé le 24 mai 2026 une vidéo racontant son expérience après avoir acheté du poulet frit sur un marché de rue près du réservoir de Sap Pradu, dans la province de Nakhon Ratchasima.
Elle expliquait s’être rendue sur place avec sa jeune fille et avoir acheté pour 50 bahts un morceau de poulet frit croustillant auprès d’un vendeur ambulant.
Le poulet avait ensuite été découpé en petits morceaux afin qu’elles puissent le partager.
Au départ, rien ne semblait anormal.
Mais alors qu’elle s’apprêtait à donner un morceau à son enfant, elle a remarqué de petits éléments blancs inhabituels à l’intérieur de la viande.
Des asticots vivants et des œufs visibles dans la viande

Les images publiées sur Facebook ont provoqué de nombreuses réactions dégoûtées sur les réseaux sociaux thaïlandais. Photo : Nampeun Jittra
En examinant le poulet de plus près, la mère affirme avoir découvert de petits asticots blancs grouillant et rampant à l’intérieur de la viande, ainsi que des œufs dans plusieurs morceaux.
Horrifiée, elle a immédiatement filmé la scène avant de publier les images sur Facebook.
Dans son message, elle a écrit :
« Fin de mon dîner. Honnêtement, c’est la pire chose que j’ai jamais vue dans un plat de toute ma vie.
J’aurais juste aimé que le vendeur vérifie la nourriture plus attentivement. Je ne sais toujours pas quoi dire… J’en ai encore la chair de poule. »
Une vidéo qui choque les internautes thaïlandais
La publication a rapidement suscité de nombreuses réactions dégoûtées sur les réseaux sociaux thaïlandais.
Plusieurs internautes ont également affirmé que la viande visible sur les images semblait rose et insuffisamment cuite, renforçant les inquiétudes autour des conditions de préparation et de conservation des aliments vendus sur certains marchés de rue.
À ce stade, aucune réaction officielle des autorités sanitaires locales ni du vendeur concerné n’avait encore été rapportée.
Voir aussi :
- La Thaïlande alerte sur les risques d’intoxication alimentaire due à la chaleur
- Les aliments les plus étranges ou écœurants consommés en Thaïlande
- koi pla : le plat le plus mortel de Thaïlande
Source : Bangkok Post
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Pour que des asticots (œufs de mouches) éclosent et se développent sur un morceau de viande, il faut entre 5 et 8 jours, en laissant la viande à l’air libre et à température ambiante.
Donc, ce vendeur avait frit ces morceaux de poulet depuis au moins une semaine et les maintenait à la vente sans les garder au frais dans un frigo à une température entre 3 et 6 degrés max… et même dans ce cas, la conservation au-delà de 3 à 4 jours est un maximum !!!
Méconnaissance complète des règles d’hygiène et de conservation des denrées alimentaires de la part de ce marchand ambulant et désir d’écouler sa marchandise, même avariée, afin de ne pas perdre un seul baht de son investissement en viande de poulet, qu’il aurait dû jeter après 2 à 3 jours de conservation dans un frigo !
Et il ne doit pas être le seul dans son cas, loin de là….
Personnellement, je cuis mes poulets moi-même, au four, à la broche ou dans une cocotte…
Et dans les rares cas où je me laisse tenter par un poulet barbecue ou frit sur un marché, je le choisis chez un vendeur qui le frit sur place, sous mes yeux.
Précautions élémentaires à prendre quand on voit dans quelles conditions aujourd’hui encore, sur certains marchés de villages, les légumes, fruits et surtout les viandes et volailles sont exposés et vendus, posés sur des étals en béton carrelé, sans réfrigération, ni glace pendant des heures !!!
Là encore, les administrations de districts et sous-districts n’assurent pas les contrôles et la surveillance quant au respect des règles d’hygiène présentes ou absentes sur ces marchés publics hebdomadaires ou quotidiens…
D’autant plus coupables que ces marchés s’installent en général au centre du village, près des bâtiments administratifs et des bureaux de police chargés de ces contrôles.
Les règles d’hygiène élémentaires ne sont quasiment jamais respectées en Thaïlande…
De grandes enseignes ne respectent pas la chaîne du froid, les normes de conservation et il n’est pas rare de croiser des rats lors des courses…
Alors je vous laisse imaginer sur les marchés locaux…
Bref rien d’étonnant donc ici…
Et je peux vous dire que même en lavant et préparant tout soigneusement par vous-même, vous n’êtes pas à l’abri des surprises…
Quand aux touristes qui se pensent à l’abri dans les restaurants de leur hôtel, je connais des 5* de Sukhumvit qui font leurs courses au marché de Khlong Toeï, ceux qui connaissent comprendront.
Et bien, François… !
Si vos renseignements sont dignes de foi, il y a lieu effectivement de s’inquiéter quant à la qualité des produits alimentaires (fruits, légumes, viandes, volaille et poissons) que l’on retrouve dans les assiettes de certains restaurants et hôtels de Bangkok, et non des moindres !
Je connais Khlong Toeï et pour ceux qui l’ignorent, il s’agit d’un des plus importants, en superficie, en nombre d’étals de maraîchers et en quantité de denrées alimentaires vendues quotidiennement auprès des particuliers, mais aussi des lieux de restauration, depuis le street food et, comme vous le soulignez, jusqu’à certains hôtels haut de gamme de la capitale.
Il est constitué d’une grande structure métallique, tel un hangar ouvert à tout vent et couvert d’un toit en tôles, permettant aux maraîchers d’y apporter et exposer leurs marchandises à l’abri du soleil, mais sans installation aucune au niveau de matériels de climatisation, de conservation frigorifique ou de normes d’hygiène standardisées et imposées aux vendeurs…
Et même dans le cas où les denrées les plus exposées à des attaques bactériennes (viandes, poissons, volailles) sont déposées sur un lit de glace pilée, la fraîcheur de celles-ci, les conditions de leur transport et la durée de leur conservation restent une énigme et une loterie pour l’acheteur, en dehors de tout étiquetage et de contrôle sanitaire !
Et cela c’est dans le meilleur des cas, car bien souvent, les maraîchers occasionnels ou saisonniers qui ne disposent pas d’un emplacement officiellement loué et réservé à l’année, utilisent, au mieux des extensions avec des bâches montées sur des bambous pour « prolonger » l’ombre offerte par les toitures métalliques… mais le soleil effectuant sa parabole au cours de la journée, certaines denrées se retrouvent inévitablement au soleil, ne fut-ce que 2 ou 3h !!!
Et cette situation générale se retrouve dans tous les marchés de ce genre, quelle que soit leur taille, à travers tout le pays, dans toutes les villes et villages de Thailande…
C’est un problème global, national, en l’absence d’une réglementation insuffisante, minimaliste et même pas respectée !!!
Pas étonnant dans ces conditions que la population thaïlandaise et les touristes soient régulièrement victimes d’« accidents » sanitaires, de contamination, d’empoisonnement alimentaire et de diverses maladies gastro-intestinales temporaires ou chroniques parfois sévères…
Vous me direz, il suffit de légiférer et d’instaurer les mêmes normes sanitaires que chez nous…
Oui, bien sûr… sauf que dans ce cas, Khlong Toeï et tous les marchés publics de Thaïlande seraient désertés par 90 % de ses vendeurs, incapables financièrement de supporter le coût du matériel frigorifique nécessaire à ces normes, tels des comptoirs réfrigérés, camions frigorifiques et autres matériels qui garantissent le respect de la chaîne du froid…
Irréalisable dans le contexte économique actuel de la Thaïlande, où 75% de la population vit au jour le jour, sans aucune épargne et avec une dette globale équivalente à 90% du PIB national !!
Donc, en résumé et en 3 mots : PAS de SOLUTION !
Cher Hansson, voilà bien résumé la générale…
J’ai découvert Khlong Toei grâce à un ami cuisinier d’un établissement « haut de gamme » de Sukhumvit qui allait choisir la marchandise pour un des restaurants de l’hôtel et le petit déjeuner buffet.
Simplement en l’accompagnant…
Cela dit, les normes d’hygiène ne sont guère meilleures chez la grande enseigne rouge commençant par un M où se ravitaillent beaucoup d’autres.
Quant aux rats croisés dans les supermarchés « premium », c’est malheureusement assez fréquent également chez plusieurs grande enseigne.
Comme vous le dites, ça fait partie de la Thaïlande et avec le temps on finit par s’habituer et être plus résistant.