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Il sera peut-être bientôt possible de voyager en Thaïlande comme avant la pandémie

par Redaction Thaïlande
Il sera bientôt possible de voyager en Thaïlande comme avant la pandémie

La Thaïlande devrait mettre fin à toutes les dispositions d'urgence à partir du 1er octobre afin de relancer, avec le tourisme, une reprise économique très fragile. 


Mise à jour au 24 septembre : L'Autorité du Tourisme de Thaïlande (TAT) a confirmé qu'à partir du 1er octobre les voyageurs n'auront plus à présenter de preuve de vaccination ou de test Covid-19.

Voir : Les voyages en Thaïlande facilités à partir du 1er octobre : fin des restrictions


Les visiteurs ne seront plus tenus de présenter leurs certificats de vaccination ou les résultats de test Covid-19 lorsqu'ils entreront dans le pays.

Et les personnes infectées présentant des symptômes légers n'auront pas besoin de s'auto-isoler lorsque la Thaïlande assouplira à nouveau ses mesures de contrôle des maladies le mois prochain.

Si les nouvelles règles sont acceptées par le Centre d'administration de la situation Covid-19 (CCSA), qui va donner sa décision à l'issue d'une réunion prévue aujourd'hui, alors, il sera possible de voyager en Thaïlande comme avant la pandémie.

Avec le bonus d'un visa à l'arrivée allongé de 15 jours.

Voir : La Thaïlande allonge officiellement la durée des visas à l'arrivée

Ces changements ont été annoncés par le ministre de la Santé publique, Anutin Charnvirakul, à l'issue de la réunion du Comité national des maladies transmissibles (NCDC), mercredi.

Selon les règles proposées, à partir du 1er octobre, il ne sera plus demandé aux visiteurs de fournir leur certificat de vaccination et/ou les résultats du test Covid à leur arrivée dans le pays et/ou à l'entrée de lieux publics très fréquentés.

En outre, il ne sera pas demandé aux personnes infectées présentant peu ou pas de symptômes de s'isoler.

Il leur sera plutôt demandé de suivre les mesures de contrôle de la maladie communément admises, à savoir le port d'un masque, l'éloignement social et le lavage plus fréquent des mains pendant cinq jours.

Voir : Les étrangers infectés par le Covid-19 pourront bientôt se rendre en Thaïlande

Les changements proposés vont être examinés par le CCSA lors de sa réunion d'aujourd'hui (23 septembre), a déclaré M. Anutin.

La volonté d'assouplir davantage les mesures de contrôle du virus dans le pays s'est accélérée après l'annonce, dans la Gazette Royale de mardi, que le gouvernement allait rétrograder le Covid-19 de maladie transmissible dangereuse à maladie transmissible sous surveillance à partir du 1er octobre.

Pour permettre ce changement, le NCDC a également approuvé, lors de sa réunion de mercredi, une approche révisée de la gestion de la maladie.

La nouvelle politique contient des mesures de surveillance et de prévention actualisées, des méthodes de communication des risques, ainsi que des directives en matière de traitement médical.

La politique sera transmise au gouvernement pour approbation, a déclaré M. Anutin, ajoutant que chaque province sera responsable de la mise en place de ses propres mesures de contrôle de la maladie.

Le secrétaire général du Conseil national de sécurité, Supoj Malaniyom, qui est responsable du centre opérationnel du CCSA, a déclaré jeudi que le NCDC ainsi que les comités provinciaux de lutte contre les maladies transmissibles seront responsables de la mise en œuvre de la politique.

Le général Supoj a déclaré que l'approche révisée a pour but de garantir le retour à la normale du pays sans aucun problème majeur lorsque les restrictions seront levées.

Il a ajouté que le centre opérationnel du CCSA demandera également au CCSA d'envisager la levée du décret d'urgence imposé pendant la pandémie.

L'état d'urgence a été imposé pour la première fois en vertu d'un décret exécutif sur l'administration publique en situation d'urgence le 26 mars 2020, au début de la pandémie de coronavirus.

" Si le CCSA décide de lever le décret d'urgence, le CCSA et les agences sous sa supervision seront dissoutes.

Les ordres et les annonces publiés par le CCSA seront également supprimés", a déclaré le général Supoj.

Il a rejeté les allégations selon lesquelles la décision d'envisager la levée de l'état d'urgence est liée à l'accueil par la Thaïlande du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec) en novembre.

"L'objectif premier sera de faire en sorte que l'économie soit remise sur les rails afin que les gens puissent à nouveau gagner leur vie", a-t-il déclaré.

Le Dr Sophon Iamsirithaworn, directeur général adjoint du département de contrôle des maladies, a déclaré jeudi que les mesures de contrôle de la maladie pouvaient être assouplies, car la mutation actuelle du Covid-19 ne provoque pas de symptômes graves et/ou d'infections généralisées.

Désormais, les symptômes s'apparentent à un simple rhume.

Il a été conseillé aux personnes infectées de prendre des précautions strictes pour prévenir la transmission pendant cinq jours, comme le port de masques, mais elles n'auront pas à être isolées, a-t-il précisé.

Les personnes infectées devront peut-être observer un protocole différent au travail, a-t-il ajouté, précisant qu'elles devraient s'abstenir de fréquenter des personnes vulnérables.

Relancer l'économie

Vue de Bangkok

Vue de Bangkok la nuit

La suppression du décret d'urgence et des derniers critères d'entrée pour les voyageurs arrive à un moment où l'étendue des dommages économiques causés par le virus devient apparente.

Le général Supoj a déclaré que la décision de mettre fin à l'état d'urgence dans le royaume était motivée par la nécessité urgente de relever les défis économiques auxquels le pays est confronté :

L'impact des conflits internationaux et la montée des tensions géopolitiques limitant la croissance économique et provoquant l'inflation.

L'évolution du nombre et de la structure des visiteurs au cours des derniers mois suscite des inquiétudes au sein de l'industrie thaïlandaise du tourisme étranger qui se redresse, avec un manque de visiteurs long-courriers.

Les dépenses par voyageurs devraient baisser de 11,5 à 14 %, avec davantage de visiteurs asiatiques cette année.

Voir : La Thaïlande s'attend à de faibles revenus du tourisme malgré l'augmentation des vols

L'une des raisons avancées, outre la détérioration des conditions économiques dans les pays occidentaux, pour expliquer cette tendance est que les voyageurs occidentaux sont découragés par la situation en Asie.

La cause serait une approche plus prudente parmi les populations hôtes d'Asie, notamment une plus grande fréquence du port de masques faciaux et des restrictions de voyage au Japon et en Chine, qui empêchent la connectivité avec la Thaïlande.

Les dépenses moyennes par touriste étranger en Thaïlande ont ainsi chuté d'au moins 11,5 % par rapport aux chiffres de 2019, la Thaïlande accueillant davantage de voyageurs asiatiques.

L'impact économique de la situation d'urgence a été grave et durable, il faudra des années pour s'en remettre pleinement.

La fin de la crise intervient alors que l'économie du royaume, qui a subi une contraction de 6,1 % en 2020, n'a pas encore récupéré le PIB perdu à cause des restrictions dues au Covid-19.

Même les scénarios les plus optimistes suggèrent qu'il faudra attendre la fin de l'année prochaine pour que cela se produise, tandis qu'il faudra attendre 2025 ou plus avant que l'industrie du tourisme étranger du pays n'atteigne le nombre de visiteurs observé en 2019.

Néanmoins, même avec une inflation de plus de 7 %, les consommateurs thaïlandais bénéficient d'un nouveau sentiment de confiance qui a atteint son plus haut niveau depuis sept mois en août.

Les chiffres publiés jeudi par la Fédération des industries thaïlandaises montrent que les ventes de voitures ont fait un bond impressionnant de 61,72 % en août par rapport à l'année précédente.

Les planificateurs économiques thaïlandais sont également réconfortés par la baisse des prix du pétrole, entraînée par les craintes de récession dans le monde entier.

Le prix du baril de pétrole brut West Texas Intermediate (WTI) est passé de 122 dollars début juin à environ 85 dollars actuellement, bien que ce prix reste supérieur au prix moyen de l'année dernière, qui se situait entre 60 et 75 dollars.


Source : Bangkok Post, Thai Examiner

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1 commentaire

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HANSSON 23 septembre 2022 - 9 h 50 min

La fin de l’état d’urgence (enfin !!!) et de l’existence du CCSA, liée à la crise sanitaire depuis début 2020, verra-t-elle le retour tant attendu des touristes occidentaux, américains, australiens, chinois, japonais, avec plus de moyens financiers (en principe !) et donc plus de dépenses que la majorité des touristes asiatiques des pays voisins de la Thaïlande qui constituent actuellement la grande majorité des étrangers entrant en Thaïlande pour des séjours touristiques de courte durée, entre 2 et 4 semaines ?

Je n’y crois pas beaucoup et les responsables des différents secteurs économiques s’abstiennent de commentaires résolument trop optimistes comme ils en ont l’habitude en pareilles circonstances.

Bien au contraire, il semble qu’ils se rendent enfin compte que leurs déclarations datant de plusieurs mois, depuis l’ouverture programmée des frontières au 1er juillet 2022, étaient bien trop optimistes et ne tenaient pas compte du contexte global politico-économique mondial et de ses facteurs aggravant une situation déjà difficile après 2 ans et demi de pandémie planétaire.

Après les déclarations fin 2021 et début 2022 de certains politiciens et membres du gouvernement, sur un retour “à la normale” pour 2023, on table maintenant sur une échéance plus raisonnable, à un retour des chiffres du tourisme international de 2019, pour les statistiques équivalentes en fin d’année 2025.

Et cela sous certaines conditions inter-dépendantes qui à l’heure actuelle, sont loin d’être réunies, à savoir : la fin du conflit russo-ukrainien, l’éloignement du spectre d’une récession mondiale, une reprise des économies des grandes puissances et la maitrise d’une inflation galopante…

Faire des plans sur la comète à moyen et long terme en n’imaginant que le meilleur des scenarii n’est pas la meilleure manière d’envisager les mesures à prendre pour réagir face à une situation générale pour le moins instable…

Quant au scénario du pire, que certains analystes et experts politico-financiers envisagent déjà, actuellement pour 2023, je n’ose même pas y penser !

Dans pareil cas, il ne sera plus d’actualité de se poser des questions sur l’avenir du tourisme en Thaïlande, mais bien de trouver une solution, là où l’on se trouve, pour survivre tout simplement dans un monde dominé par quelques mégalomanes psychopathes assoiffés d’un pouvoir absolu et destructeur !

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