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La pollution atmosphérique étouffe l’économie thaïlandaise

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Pollution de l'air à Bangkok

Selon la Banque mondiale, la pollution de l’air par les PM2,5 fait perdre à la Thaïlande 6 % de son PIB par an.

Le rapport « Moniteur économique de la Thaïlande » (décembre 2023) indique que les pertes économiques sont dues à l’énorme facture médicale pour le traitement des patients souffrant de problèmes de santé liés aux PM2.5.

Voir : Smog toxique en Thaïlande : la santé de la population en danger

Bien que la Thaïlande se soit fixé des objectifs environnementaux ambitieux, neutralité carbone d’ici 2050 et zéro gaz à effet de serre d’ici 2065, les progrès sont moins importants que ceux de ses homologues régionaux, comme le Cambodge et le Viêt Nam.

Voir : La Thaïlande attend une loi sur la pureté de l’air

La Banque mondiale conseille au pays d’imposer des coûts plus élevés sur les émissions de carbone afin de décourager les entreprises et les ménages d’utiliser des combustibles fossiles.

« Les deux principales formes de tarification du carbone, les taxes sur le carbone et les systèmes d’échange de quotas d’émission (ETS), associées à d’autres politiques complémentaires et à la suppression des subventions aux combustibles fossiles, peuvent être utilisées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre », a-t-elle ajouté.

Le coût de l’air pollué

La pollution atmosphérique étouffe l'économie thaïlandaise

Pollution atmosphérique en Thaïlande

La pollution par les PM2,5 entraîne des coûts directs et indirects.

Les dépenses de santé grimpent en flèche en raison de l’augmentation des maladies respiratoires, tandis que le tourisme et la productivité pâtissent d’un paysage urbain enveloppé de smog.

Le rapport de la Banque mondiale estime que cela se traduit par une perte stupéfiante de 6 % du PIB, ce qui souligne l’urgence d’agir.

Au-delà de la tarification du carbone

Si la tarification du carbone et les initiatives de neutralité carbone sont cruciales, Chawalit Chantararat, président de l’Association des ingénieurs-conseils de Thaïlande, propose une approche en trois volets :

1. Réduire les émissions des véhicules

Il est essentiel de réduire l’utilisation des voitures et de passer aux véhicules électriques (VE).

Des campagnes de sensibilisation du public et le développement d’infrastructures pour les VE peuvent encourager un transport plus propre.

2. Préserver l’eau et l’énergie

Les combustibles fossiles utilisés pour l’approvisionnement en électricité et en eau contribuent de manière significative aux PM2.5.

En économisant l’eau, nous réduisons la consommation d’énergie et, par conséquent, la consommation de combustibles fossiles.

3. Arrêter le brûlage

Le brûlage à l’air libre, en particulier pendant la récolte de la canne à sucre, est l’un des principaux coupables.

L’application stricte des lois existantes et une communication efficace avec le public sont essentielles.

Voir : La Thaïlande s’attaque aux brulages afin de réduire la pollution de l’air

L’application de la loi est essentielle

La pollution atmosphérique étouffe l'économie thaïlandaise

Brulage des chaumes en Thaïlande.

Les réglementations existantes peuvent être des outils puissants si elles sont appliquées de manière efficace.

« Il faut allouer les ressources budgétaires de manière appropriée et appliquer les lois de manière rigoureuse », souligne M. Chawalit.

Le département de lutte contre la pollution dispose déjà du cadre juridique ; il ne manque plus qu’une application rigoureuse de la loi.

La crise de la qualité de l’air en Thaïlande exige une action immédiate, selon les groupes de défense de l’environnement et les autorités.

En accordant la priorité à une application plus stricte de la législation, en promouvant des moyens de transport plus propres et en favorisant la conservation des ressources, la Thaïlande peut protéger la santé de ses citoyens et préserver son avenir économique de l’emprise étouffante des PM2,5.

Voir aussi :

La pollution de l’air revient en Thaïlande et sera pire que l’année dernière

La Banque mondiale réduit les perspectives de croissance de la Thaïlande


Source : The Nation Thailand

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1 commentaire

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HANSSON 19 décembre, 2023 - 11 h 16 min

Je cite : « Le département de lutte contre la pollution dispose déjà du cadre juridique ; il ne manque plus qu’une application rigoureuse de la loi. » fin de citation.

Personnellement, je crois qu’en effet, l’un des problèmes fondamentaux en présence d’une situation de crise de « pollution atmosphérique » est bien l’application d’une loi qui existe, mais n’est pas respectée (comme beaucoup d’autres d’ailleurs, ce qui semble être un sport national dans ce pays !) car le côté répressif de la loi n’existe pratiquement pas, pour ne pas dire pas de tout…

Je prends l’exemple du brûlage des chaumes dans les rizières qui est dénoncé par les médias, qui fait l’objet de déclarations par les responsables politiques, économiques et environnementaux, année après année, mais rien ne change !!!

Je vois jusque dans ma campagne, les rizières de mon village qui font l’objet chaque année de ce fléau de pollution, sans que la police ou les agents administratifs de la commune et les responsables des sous-districts, souvent voisins des agriculteurs, n’interviennent de manière drastique et dissuasive en appliquant les lois existantes…

Ils laissent faire, et jamais aucun agriculteur n’est sanctionné, n’est verbalisé, n’est condamné…

Alors, pourquoi changer ses habitudes dans le chef des paysans, persuadés de l’efficacité de cette politique d’engraissement des sols gratuite, pratiquée par leurs aïeuls, parents, et grands-parents, de génération en génération…

Encore une fois, le laxisme (oserais-je parler de « fainéantise chronique » ?) des autorités responsables qui laissent faire, alors qu’ils sont, tout comme moi, spectateurs de cette pratique de brûlis généralisée dans les campagnes thaïlandaises.

Exercer une surveillance des grandes entreprises du pays au niveau des taux de pollution qu’ils émettent est du ressort des autorités gouvernementales de Bangkok, des Ministres et de leurs délégués régionaux, mais intervenir pour que cesse le brûlage systématique des paillis des rizières et fanes de maïs est de la responsabilité et de la compétence des autorités locales, de provinces, des communes, des districts et sous-districts…

Mais évidemment, au niveau local, cela signifie pour beaucoup d’élus locaux, un retour de manivelle en impopularité de leur population rurale et un danger de non-réélection au prochain scrutin !!!

il ne faut pas chercher plus loin le fait que l’on ferme les yeux pour ne pas voir, constater qu’il ne se passe rien et donc, qu’il n’y a pas lieu d’intervenir pour quelques « petits feux », allumés pour se réchauffer lors de ces soirées particulièrement fraîches en cette saison..,

Au Moyen Âge, on en a brûlé pour moins que ça !

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