Dans le cadre d’un changement stratégique, la Thaïlande a assoupli les conditions d’obtention des visas de résident de longue durée (LTR).
Ce visa pour les grandes fortunes et les très hauts salaires a dû avoir très peu de demande, forçant la Thaïlande à abaisser les conditions d’obtentions.
Le royaume veut attirer les étrangers et les nomades numériques fortunés dans le but de stimuler l’économie du pays.
Le mardi 14 janvier, le gouvernement a approuvé ces changements, visant à attirer un groupe plus fortuné de résidents étrangers.
Rationalisation pour les travailleurs étrangers

Nomade numérique. Photo : Peggy Marco
La décision du gouvernement fait suite à une proposition du Bureau du Conseil de l’investissement (BOI), qui a également recommandé de supprimer les catégories de visas Smart qui se chevauchent en faveur des visas LTR plus polyvalents.
Conçue pour attirer les personnes à hauts revenus et les travailleurs à distance, cette décision représente un changement important dans la politique d’immigration de la Thaïlande.
L’un des ajustements les plus importants concerne l’assouplissement des conditions de revenu pour les nomades numériques qui travaillent en Thaïlande pour des employeurs étrangers.
Le revenu annuel requis pour les employeurs a été considérablement réduit, passant d’environ 5,4 milliards de bahts thaïlandais (150 millions d’euros) à 1,8 milliard de bahts thaïlandais (50 millions d’euros) sur trois ans.
Ce changement reconnaît l’évolution du paysage du travail à distance et élargit les possibilités pour les talents étrangers de contribuer économiquement tout en résidant en Thaïlande.
Attirer les riches citoyens du monde

Hotel Kata Rocks à Phuket.
Pour les « citoyens du monde fortunés », le gouvernement thaïlandais a supprimé la condition de revenu annuel d’environ 2,9 millions de bahts thaïlandais (80 969 euros) sur deux ans avant de pouvoir demander un visa LTR.
Cette décision reconnaît que certains candidats prêts à investir étaient auparavant disqualifiés en raison des seuils de revenus, malgré leurs contributions financières conformes aux objectifs économiques de la Thaïlande.
Des ajustements favorables à la famille

Photo : schengenvisainfo.com
Auparavant, les visas LTR imposaient une limite sur les personnes à charge, plafonnée à quatre, qui a maintenant été levée.
Ce faisant, le gouvernement thaïlandais vise à être plus inclusif, en alignant les politiques de visa LTR sur les autres types de visa qui n’ont pas de telles restrictions, faisant ainsi de la Thaïlande une destination plus favorable à la famille pour les résidents potentiels.
Recentrage de la structure des visas

La décision du gouvernement implique également la suppression progressive de la plupart des catégories de visas Smart, une mesure conçue pour éliminer la redondance et promouvoir le visa LTR comme l’option phare pour les migrants et les entrepreneurs aisés.
Le visa Smart pour les fondateurs de start-up restera toutefois intact, reflétant l’engagement du gouvernement à encourager l’innovation et les nouvelles entreprises.
En résumé, ces révisions clés du programme de visa LTR de la Thaïlande sont prêtes à accueillir les expatriés et les travailleurs qualifiés à distance aisés, et à les intégrer davantage dans l’économie nationale.
En améliorant la flexibilité des visas et en l’alignant sur les tendances professionnelles contemporaines, la Thaïlande cherche à consolider son statut de première destination pour les loisirs et les affaires, invitant les citoyens du monde à faire l’expérience de la vie au Pays du Sourire.
Source : Asean Now
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4 commentaires
Je ne crois pas que ces changements vont fondamentalement changer le paysage touristique de la Thaïlande.
Ce pays a toujours été une attraction touristique majeure pour les séjours de vacances de courte durée dans leur grande majorité et en second lieu un lieu de retraite pour expatriés de plus de 50/60 ans en cessation de travail et retraités longue durée…
Les visas pour « riches retraités ou travailleurs expatriés à hauts revenus restent une marge très minoritaire que ce soit en nombre de cas ou en qualité de rentabilité et d’investissements pour le pays. La valeur sûre du tourisme international, malgré tous les efforts pour attirer une classe très aisée reste et restera encore longtemps le touriste moyen qui peut s’offrir 2 à 3 semaines de vacances pour un budget entre 2 et 3 000 euros.
Cela est dû essentiellement au cadenassage des options avec durée de bail limité pour devenir propriétaire à 100% d’une propriété bâtie sur le sol thaïlandais et impossibilité de devenir propriétaire d’un terrain à bâtir+ la maison sur laquelle elle serait bâtie…
Toute la publicité faite par les agences immobilières pour que vous deveniez « propriétaire » lors de l’achat de « votre » maison en Thaïlande n’est qu’une accumulation d’exercices de contorsionniste pour contourner partiellement les lois existantes.
Une chose est certaine : à l’heure actuelle et pour toute personne n’ayant pas la nationalité thaïlandaise, il est tout simplement impossible, comme on peut l’être chez nous (et y compris des étrangers non-européens) d’être propriétaire à 100% et de manière définitive (y compris la faculté de pouvoir la léguer en héritage à sa descendance en pleine propriété) d’une maison et du terrain sur lequel elle est bâtie.
Tout le reste, c’est du blabla d’agent immobilier…
50M € au lieu de 150M € pour obtenir un visa LTR…
Restera gratuit, l’odeur des poubelles et des caniveaux, du chant des coqs à toute heure, des aboiements de chiens errants ou pas, du bruit des échappements libres, de la fumée noire de certains pickups, des plages sales seulement nettoyées par quelques blancs qui y croient encore, de la corruption dès que l’on frôle les services de l’État.
Sérieusement, avec un revenu annuel de 50M € il existe une infinité de solutions de destinations beaucoup plus qualitatives.
La Thaïlande ne peut pas jouer dans la haute catégorie. Au mieux elle devra tâcher de conserver les petits budgets qui représentent 95% de sa clientèle d’aujourd’hui.
Passer de la 4ᵉ division à la Ligue des champions demande des efforts considérables que la Thaïlande n’est pas en mesure d’assumer.
Pour les riches des visas simples à obtenir, pour les gens mariés avec une femme thaï et enfants, des tonnes de paperasse tous les ans à l’immigration et aucune facilité incompréhensible…
CV, moi, je me demande comment je peux faire pour venir chez vous.