La Thaïlande, l’Indonésie et la Malaisie ont conclu des protocoles d’accord visant à promouvoir les transactions bilatérales en monnaie locale entre les pays.
Le gouverneur de la Banque d’Indonésie, Perry Warjiyo, le gouverneur de la Bank Negara Malaysia, Abdul Rasheed Ghaffour, et le gouverneur de la Banque de Thaïlande, Sethaput Suthiwartnarueput, ont signé les protocoles d’accord bilatéraux le vendredi 25 août.
Ces protocoles sont destinés à renforcer les activités économiques transfrontalières, à améliorer la stabilité des marchés financiers régionaux et à approfondir les marchés des monnaies locales dans les pays signataires.
La signature a eu lieu en marge de la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales de l’ASEAN à Jakarta, en Indonésie.
Les trois banques centrales se sont engagées à renforcer la coopération dans l’utilisation des monnaies locales pour les transactions bilatérales.
Le champ d’application du cadre est maintenant élargi pour inclure davantage de transactions transfrontalières éligibles au-delà du commerce et de l’investissement direct, qui seront mises en œuvre progressivement.
Le nouveau cadre sera également en synergie avec les initiatives de paiement transfrontalier pour des règlements en monnaie locale plus accessibles et plus efficaces.
Les protocoles d’accord visent à renforcer les activités économiques transfrontalières, à améliorer la stabilité des marchés financiers régionaux et à approfondir les marchés des monnaies locales dans les pays signataires.
Voir aussi :
Fin du dollar ? La Banque de Thaïlande veut soutenir les règlements en yuan-baht
Source : Pattaya Mail
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1 commentaire
Initiative locale permettant de s’affranchir (dans une petite partie que je ne pourrais chiffrer en %) de l’influence du dollar dans les transactions internationales entre pays voisins…
Cela ne peut que faciliter ces dernières en renforçant les monnaies locales par rapport au dollar et en augmentant leur stabilité.
C’est ce que les pays signataires du « BRICS » veulent faire à plus au moins long terme, mais à une échelle mondiale, avec l’émergence de risques potentiellement préjudiciables pour l’équilibre politico-financier mondial.
Ces manœuvres et nouveaux accords internationaux confirment, s’il fallait encore le prouver, qu’une guerre économique et financière visant à briser l’hégémonie de la monnaie américaine comme référence mondiale est en route et prend un nouveau visage plus radical, guerre aux conséquences ravageuses, équivalentes à une « bombe financière nucléaire »…
Espérons que ces initiatives se limiteront à un rééquilibrage plus stable et diversifié sur le plan des principales places boursières de la planète, sans nous mener à un crash boursier dévastateur…
Tout dépend de l’attitude des États-Unis et des réactions de la banque centrale américaine au fur et à mesure de l’évolution de ce nouvel équilibre que de plus en plus de pays veulent mettre en place et dont les effets pourraient déjà se faire sentir dans les prochaines années, si la tendance continue à se développer vers un protectionnisme financier anti-américain, porté par le rapprochement et la coalition de nouvelles puissances économiques en devenir…
Entre une « passation de pouvoir », même partielle, vers une autre monnaie de référence se faisant en douceur, telle une brise dans une alcôve drapée de soie ou l’apparition d’un éléphant dans un magasin de porcelaine, j’ai bien peur que la seconde hypothèse ne se révèle être malheureusement la bonne (ou plutôt la très mauvaise…).
À moins que la montagne n’accouche d’une souris !