La Thaïlande a souligné son engagement à construire une communauté mondiale plus juste lors du sommet des BRICS+ à Kazan, en Russie.
Le jeudi 24 octobre, le ministre des Affaires étrangères thaïlandais, Maris Sangiampongsa, a participé au sommet BRICS Plus, à l’invitation du président russe Vladimir Poutine.
Au cours de la réunion qui avait pour thème « Les BRICS et le Sud global : Construire ensemble un monde meilleur », M. Maris a souligné l’engagement de la Thaïlande à participer à la construction d’une communauté mondiale meilleure et plus juste, qui prenne en compte les intérêts des pays en développement.
Le ministre a aussi souligné l’importance de l’adhésion de la Thaïlande aux BRICS, ajoutant que le bloc doit renforcer la coopération entre les nations en développement pour parvenir à un développement durable.
Lors de la réunion, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et M. Poutine ont salué les efforts de la Thaïlande en matière de coopération internationale, a déclaré vendredi le ministère des Affaires étrangères.
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La Thaïlande devient un pays partenaire

Le bloc comprenait originellement cinq pays : le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, d’où le noms “BRIC” composé des premières lettres de ces pays.
En 2011, l’adhésion de l’Afrique du Sud (South Africa) a donné naissance à l’acronyme “BRICS” et en janvier 2024, avec l’ajout de l’Égypte, des Émirats arabes unis, de l’Éthiopie et de l’Iran, le nom du groupe est devenu “BRICS+”.
La Thaïlande se trouve actuellement dans la file d’attente de 15 pays considérés pour l’admission.
Les États membres ont décidé de marquer une pause dans l’élargissement, puisqu’aucun nouveau pays n’a été invité à se joindre aux BRICS cette année, alors qu’une trentaine de candidatures avaient été déposées.
Mais la création et les modalités de sélection d’une catégorie de « pays partenaires » des BRICS ont été approuvées.
Une liste de treize pays « partenaires », dont deux pays du G20, et trois pays de l’Organisation de coopération de Shanghai, a été publiée le vendredi 25 octobre.
Ces pays sont : la Thaïlande, la Turquie, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, l’Algérie, la Biélorussie, la Bolivie, le Vietnam, Cuba, l’Indonésie, la Malaisie, le Nigeria et l’Ouganda.
Fin du sommet des BRICS+ centré sur le rejet de « l’hégémonie occidentale »

Le président russe Vladimir Poutine a clôturé jeudi le sommet des BRICS+ en saluant son rôle de contrepoids à ce qu’il a appelé les « méthodes perverses » de l’Occident.
Le sommet de trois jours dans la ville russe de Kazan a réuni les dirigeants ou représentants de 36 pays, soulignant l’échec des efforts menés par les États-Unis pour isoler la Russie à cause de ses actions en Ukraine.
Le conflit a été évoqué à plusieurs reprises lors de la réunion, qui a vu la première visite en Russie du secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres depuis plus de deux ans et a suscité une réaction de colère à Kiev.
M. Guterres a appelé à « une paix juste » en Ukraine, conformément à la Charte des Nations Unies, au droit international et aux résolutions de l’Assemblée générale.
Il a également appelé à une fin immédiate des combats à Gaza, au Liban et au Soudan.
Sortir du modèle occidental
Le sommet a porté sur l’approfondissement de la coopération financière, y compris le développement d’alternatives aux systèmes de paiement dominés par l’Occident, les efforts pour régler les conflits régionaux et l’expansion du groupe des BRICS.
Le Kremlin a présenté le sommet comme « le plus grand événement de politique étrangère jamais organisé » par la Russie.
S’exprimant lors de la session BRICS+, qui incluait les pays qui envisagent de rejoindre le bloc, M. Poutine a accusé l’Occident de tenter d’endiguer la puissance croissante du Sud global avec des sanctions unilatérales illégales, un protectionnisme flagrant, une manipulation des devises et des marchés boursiers.
« De telles méthodes et approches perverses, pour le dire franchement, conduisent à l’émergence de nouveaux conflits et à l’aggravation de vieux désaccords », a déclaré le président russe.
« L’Ukraine en est un exemple: elle est utilisée pour créer des menaces critiques à la sécurité de la Russie, tout en ignorant nos intérêts vitaux, nos préoccupations légitimes et la violation des droits des russophones. »
La Russie a particulièrement fait pression pour la création d’un nouveau système de paiement qui offrirait une alternative au réseau mondial de messagerie bancaire SWIFT et permettrait aux pays indépendants d’éviter les sanctions occidentales et de commercer avec ses partenaires.
Dans une déclaration commune mercredi, les participants ont exprimé leur inquiétude quant à « l’effet perturbateur des mesures coercitives unilatérales illégales, y compris les sanctions illégales » et ont réitéré leur engagement à renforcer la coopération financière au sein des BRICS+.
Ils ont souligné les avantages de « moyens de paiement transfrontalier plus rapides, moins coûteux, plus efficaces, plus transparents, plus sûrs et plus inclusifs, fondés sur le principe de minimisation des barrières commerciales et d’un accès non discriminatoire ».
Des alliances renforcées
Le président chinois Xi Jinping a souligné le rôle du bloc dans la garantie de la sécurité mondiale.
M. Xi a noté que la Chine et le Brésil ont présenté un plan de paix pour l’Ukraine et ont cherché à rallier un soutien international plus large à ce plan.
L’Ukraine a rejeté la proposition.
« Nous devons favoriser la désescalade de la situation dès que possible et ouvrir la voie à un règlement politique », a-t-il déclaré.
Poutine et Xi avaient annoncé un partenariat « sans limites » quelques semaines avant que la Russie n’envoie des troupes en Ukraine en 2022.
La coopération de la Russie avec l’Inde a également avancé, New Delhi considérant Moscou comme un partenaire éprouvé depuis la guerre froide malgré les liens étroits de la Russie avec la Chine, rivale de l’Inde.
Alors que les alliés occidentaux souhaitent que New Delhi soit plus actif pour persuader Moscou de mettre fin aux combats en Ukraine, le Premier ministre indien Narendra Modi a évité de condamner la Russie tout en mettant l’accent sur un règlement pacifique.
Les médias russes ont présenté le sommet comme un coup politique fort qui a fait craindre à l’Occident de perdre son influence mondiale.
Les émissions de télévision d’État et les bulletins d’information ont souligné que les pays des BRICS+ représentent environ la moitié de la population mondiale, constituent la « majorité mondiale » et défient « l’hégémonie occidentale ».
Les animateurs de télévision ont cité abondamment des rapports des médias occidentaux selon lesquels le sommet a mis en évidence l’échec de l’isolement de Moscou.
« L’Occident, les États-Unis, Washington, Bruxelles, Londres ont fini par s’isoler », a déclaré Yevgeny Popov, animateur d’une émission politique populaire sur la chaîne d’État Rossiya 1.
Source : The Nation Thailand, L’actualité
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1 commentaire
Qu’il soit plus juste dans le royaume puis le reste, on verra ????