L’immigration thaïlandaise va réexaminer le visa d’un ressortissant suisse au centre de l’affaire d’agression d’une thaïlandaise à Phuket.
Après l’agression présumée d’une femme médecin dont l’histoire est devenue virale sur les réseaux sociaux et qui est maintenant reprise par les médias du pays, une manifestation a été organisée le dimanche 3 mars à Phuket pour demander l’expulsion du Suisse.
Voir : Des centaines de personnes manifestent leur colère contre un Suisse en Thaïlande
Face à la colère populaire et aux nombreuses demandes d’expulsion, le gouverneur adjoint de Phuket, Adul Chuthong, a déclaré que c’est l’immigration qui est habilitée à prendre des décisions sur les questions liées aux visas.
Citant des informations fournies par l’immigration, M. Adul a déclaré qu’Urs Fehr, également connu sous le nom de David, possède un visa qui doit expirer le 13 mars.
Le Suisse dirige un certain nombre d’entreprises en Thaïlande et possède une fondation enregistrée à son nom.
« L’immigration examinera le statut du visa de M. Fehr et décidera de prolonger ou non le visa à son expiration », a-t-il déclaré, ajoutant que les autorités examinent également la légalité de ses entreprises et de sa fondation dans le pays.
Les affaires de David font l’objet d’un examen minutieux après la plainte de Thandao Chandam, 26 ans, médecin à l’hôpital de Dibuk, pour agression.
David aurait donné un coup de pied dans le dos du Dr Thandao alors qu’elle était assise à observer la Lune sur la plage, devant sa villa, le 24 février.
Voir : Une Thaïlandaise agressée par un Suisse à Phuket
Il voulait porter plainte affirmant que les deux personnes avaient pénétré sur sa propriété, mais une enquête ultérieure a permis de déterminer que les marches avaient été construites sur un terrain public.
M. Adul a déclaré que M. Fehr avait reçu un délai de 30 jours pour les enlever.
S’il ne s’exécute pas, les autorités locales les démonteront et lui factureront le coût du travail, a-t-il dit.
L’incident qui est devenu une affaire nationale, a suscité de nombreux appels en faveur d’une enquête approfondie sur ses biens et ses entreprises.
Le gouverneur adjoint a assuré le public que les autorités prendraient des mesures contre les individus qui empiètent sur les terres publiques, ainsi que contre ceux qui se comportent comme s’ils étaient au-dessus de la loi.
Le gouverneur de Phuket, Sopon Suwanrat, a quant à lui demandé aux chefs de district et aux responsables de la sécurité d’ouvrir une enquête et de rendre compte des résultats.
Le lieutenant-général Surapong Thanomjit, commissaire de la région 8 de la police provinciale, a déclaré lundi que la police ferait toute la lumière sur cette affaire, car la police de l’immigration a le pouvoir de révoquer les visas des délinquants criminels et de les expulser vers leur pays d’origine.
Parallèlement, le Phuket Times a publié lundi sur les médias sociaux un message du Dr Thandao, qui a remercié le public de lui avoir apporté son soutien moral.
Il faut rappeler, qu’au début de l’affaire, elle risquait jusqu’à 4 ans de prison pour avoir violé une propriété privée, et que grâce à la forte réaction du public en sa faveur et aux pressions sur les responsables, on a pu découvrir que les escaliers avaient été construit sur une zone publique, ce qui a permis de la disculper.
Thandao a également insisté pour que l’accès public à la plage où l’agression s’est produite soit rétabli.

Les photographies aériennes du Cap Yamu montrent l’étendue du développement du quartier en 2002, à gauche, et l’année dernière. Photo : Centre d’information de Phuket
La plage de Yamu était autrefois ouverte au public, mais le développement immobilier important du quartier depuis 2002, a transformé la plage en zone privée.
Source : Bangkok Post
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2 commentaires
Il y a une loi d’intégration, de respect envers le pays et de ses habitants…
Le comportement sauvage, malveillant de cet étranger mérite lui seul la raison d’expulsion, car il est égoïste, menteur, hypocrite et arriviste…
Expulsez ce suisse, qui fait honte à sa patrie, au plus vite !