Le gouvernement thaïlandais a approuvé la rédaction d’un règlement ministériel visant à protéger les enfants exposés au risque de toxicomanie.
Le nouveau règlement met l’accent sur l’utilisation du kratom, du cannabis et du chanvre.
Le porte-parole adjoint du gouvernement, Ratchada Thanadirek, a expliqué que l’objectif est de protéger les enfants des dommages potentiels à leur développement intellectuel et physique.
La nouvelle réglementation est un amendement à la règle ministérielle de 2006 qui définit les enfants à risque de comportement criminel.
Proposée par le ministère du développement social et de la sécurité humaine, la nouvelle réglementation porte sur le comportement des enfants qui consomment du kratom, du cannabis, du chanvre ou des produits dérivés de ces substances à des fins récréatives.
Ces enfants seront classés comme étant à risque, ce qui permettra aux agents relevant de la loi de 2003 sur la protection de l’enfance de mieux protéger leur bien-être.
Les principales dispositions de ce règlement offrent aux agents deux lignes d’action principales :
- Placer l’enfant à risque dans un centre d’aide sociale ou de développement et de réhabilitation
- Confier l’enfant à un tuteur volontaire, avec ou sans désignation d’un protecteur de l’enfant
Pour prévenir les comportements préjudiciables ou les actes criminels potentiels, certaines conditions peuvent être appliquées.
Il peut s’agir d’une mise en garde contre l’entrée dans des lieux susceptibles d’encourager des comportements inappropriés ou contre la fréquentation d’individus qui pourraient les égarer.
Une fois mis en œuvre, le département de l’enfance et de la jeunesse, qui dépend du ministère du développement social, publiera un règlement émanant du comité national de protection de l’enfance.
Ce règlement définira des stratégies pour protéger le bien-être des enfants qui font un usage abusif de substances telles que le kratom, le cannabis, le chanvre et leurs dérivés.
Source : Pattaya Mail
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1 commentaire
Rien en ce qui concerne les parents de ces enfants laissés à eux-mêmes dans les rues ?
Pas d’aide sociale pour ceux qui désirent garder leur enfant hors des circuits illégaux ?
Pas de dispositions légales pour responsabiliser civilement et condamner pénalement ?
Fortes amendes avant l’éloignement de l’enfant du milieu familial ? (une mauvaise famille est encore meilleure que le meilleur des placements en « centres d’accueil et d’éducation » de l’État)(!) …
Et quand on sait la qualité de ces centres et le niveau de formation des éducateurs, c’est un euphémisme !!!
Responsabiliser les parents est la première mesure à prendre.
Placer les enfants ne devraient se concrétiser qu’en l’absence physique des parents (orphelins) ou incapacité notoire reconnue par des médecins et psychologues, statuant sur l’incapacité aggravée des parents à assumer leur rôle d’éducation (parents eux-mêmes, toxicomanes, marginaux, socialement déconnectés…).
Les enquêtes sociales concernant les milieux familiaux à problèmes, faites par des cellules spécialisées et composées de médecins, assistants sociaux, psychologues et éducateurs/enseignants sont inexistantes ou inefficaces dans l’état actuel de la législation…
Absolument tout est à revoir dans ce domaine pour renverser la vapeur et résoudre le problème des enfants drogués, futurs adultes déjà mis aux rebus de la société, souvent avant d’avoir atteint leurs 14 ans !!!
Mettre les enfants consommant des drogues dites « douces » dans des centres où ils peuvent (illégalement) continuer à se fournir auprès d’une partie du personnel existant corrompu et avoir la possibilité de continuer à consommer n’est évidemment pas une solution, ni à court, ni à long terme…
Comme bien souvent, la législation ne va pas au fond des choses et ne combat pas le problème à la base, mais essaie de camoufler la partie émergée de l’iceberg…
Si rien n’est fait en profondeur, le Titanic social des enfants thaïlandais accros aux drogues risque de couler en engendrant une génération d’adultes consommateurs de drogues dures dès leur majorité.