Alors que le sommet des BRICS vient de se terminer à Johannesburg, des responsables thaïlandais réfléchissent timidement à une adhésion.
« Rejoindre l’alliance des BRICS offrirait des opportunités économiques à la Thaïlande, car l’alliance, qui comprend le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, jouit d’un fort pouvoir de négociation dans les accords commerciaux », selon l’ancien ministre des finances Thirachai Phuvanatnaranubala.
Les échanges avec la Chine étaient importants à l’époque où l’économie chinoise était dominante, a souligné M. Thirachai, ajoutant qu’ils avaient diminué lorsque la Thaïlande s’était alignée sur les États-Unis après la Seconde Guerre mondiale.
« Aujourd’hui, l’influence mondiale de la Chine s’est considérablement accrue.
La Thaïlande doit adapter sa stratégie en matière de relations extérieures, en réduisant sa dépendance à l’égard des États-Unis, mais en restant prudente afin d’éviter les problèmes liés à la relation de longue date avec les États-Unis.
Les facteurs contribuant à la forte position de négociation des BRICS comprennent la fabrication de produits diversifiés et l’abondance de matières premières telles que le pétrole, les produits agricoles et les minéraux.
Il est donc suggéré que la Thaïlande s’aligne étroitement sur ce groupe sans se ranger entièrement du côté de l’une ou l’autre partie, afin d’éviter de s’aliéner les États-Unis ».
Cela est d’autant plus important que lors de son dernier sommet à Johannesburg en Afrique du Sud, six nouveaux pays : l’Iran, l’Argentine, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, ont rejoint le groupe des BRICS qui gagnent de plus en plus d’influence dans le monde.
D’après le journal The Nation Thailand, les problèmes économiques mondiaux pourraient également s’intensifier, notamment les bulles économiques potentielles aux États-Unis et en Chine dues aux marchés immobiliers.
Voir : Le ralentissement de l’économie chinoise menace le tourisme en Thaïlande
Dans ce contexte, les banques centrales européennes pourraient être amenées à résoudre ces problèmes par un assouplissement quantitatif, ce qui pourrait diminuer le poids du dollar.
Par conséquent, un plus grand nombre de personnes pourraient envisager de rejoindre les BRICS pour faire face à ces changements économiques.
Le groupe des BRICS, dont les économies combinées dépassaient déjà celle du G7 avant l’inclusion des six nouveaux pays, envisage aussi le développement d’un nouveau système de paiement pour remplacer le dollar.
Voir aussi : Fin du dollar ? La Banque de Thaïlande veut soutenir les règlements en yuan-baht
La création des BRICS remonte à la première décennie des années 2000 et se présente comme une sorte d’alternative à l’hégémonie américaine.
Les BRICS aspirent à un nouvel ordre mondial plus égalitaire et aujourd’hui, plus d’une quarantaine de pays veulent rejoindre le groupe.
Parmi ces pays, près d’une vingtaine ont fait une demande d’admission officielle.
Le président français, Emmanuel Macron, qui avait émis le souhait de participer au sommet, a été éconduit.
Source : The Nation Thaïland
Liens utiles pour préparer votre voyage en Thaïlande
Souscrire une assurance voyage
Réserver bus, train et bateau en Thaïlande
Gérer son argent en voyage avec Wise
Voyage sur mesure avec Evaneos
Vous pouvez nous suivre sur :
Twitter, LinkedIn, Facebook, Google News
5 commentaires
Il y a dans ce groupe beaucoup de nations avec des gouvernements non démocratiques.
C’est peut-être le sens de l’histoire ?
En fait, il faut toujours faire attention à ce que l’on entend quand on utilise le terme « démocratie ».
Les USA ne sont pas une vraie démocratie, ce sont les banques et les multinationales qui contrôlent les médias et les politiques, mais ils se présentent au monde comme les gardiens de la démocratie.
Bien sûr, seuls les personnes mal informées y croient, mais elles sont nombreuses, grâce aux films hollywoodiens et un sacré appareil de propagande bien rodé.
Et, leur contrôle des médias étrangers fait qu’ils choisissent quel pays peut avoir l’étiquette « démocratique » ou non.
Un pays sous leur contrôle sera désigné comme démocratique ou si c’est vraiment une dictature, les médias n’en parleront pas trop.
Mais un pays qui échappe à leur contrôle et tente de garder son indépendance, sera désigné automatiquement comme non démocratique et s’ils tentent d’en prendre le contrôle, alors les médias n’arrêteront pas de l’attaquer en le désignant comme non démocratique voir en l’accusant d’être une dictature même si c’est loin d’être le cas.
Mais au final, les USA sont le pays qui provoque le plus de guerres dans le monde, transforme des pays en champs de ruine, comme en Afghanistan, Libye, Irak, Ukraine…
Ils sont en train d’appauvrir et prendre le contrôle des pays de l’UE comme ils ont fait dans de nombreux pays de la planète, ils sont le plus grand virus pour l’humanité et donc, la montée en puissance des BRICS est une très bonne chose pour le monde.
Si la France n’était pas dirigée par des marionnettes US depuis Sarkozy, ils auraient pu inviter son président, on imagine bien qu’à l’époque Chirac – Villepin, l’un des deux aurait été invité sans problème, mais ils ne veulent pas inviter un agent travaillant pour l’intérêt du loup, comme Macron, dans la bergerie….
Bien d’accord avec vous, « Nemo » sur votre avis concernant l’hégémonie américaine qui dirige économiquement, politiquement et militairement cette planète depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
On l’oublie trop facilement, mais il faut rappeler que les États-Unis est la seule nation militairement engagée de manière permanente dans une guerre quelque part dans le monde depuis plus de 80 ans…
Et le BRICS est la première opportunité qu’ont les pays « anti-américains » ou « neutres », mais subissant d’une manière ou d’une autre et de façon « pacifique » l’hégémonie américaine, de former une alliance économique et monétaire capable de contrebalancer cette « dictature économique et financière » en place depuis des décennies.
Mais, ce sera une nouvelle hégémonie en remplacement d’une autre, car il y aura toujours un plus fort et des plus faibles, quel que soit l’identité de ce « plus fort »….
Il n’y a rien de plus instable qu’un équilibre entre 2 forces…
Une balance penchera toujours d’un côté, il suffit d’un très léger souffle de vent ou d’une plume sur l’un des plateaux !
Comment le BRICS dirigera-t-il le monde en supposant qu’il puisse devenir le nouveau leader économique et monétaire mondial ???
Bouffer à tous les râteliers. Nouvelle devise
Le BRICS semble avoir le vent en poupe et son développement ultra-rapide, l’adhésion de nombreux nouveaux pays désireux de briser l’hégémonie mondiale des Etats-Unis, non pas seulement économique, mais aussi, et par conséquence directe, politique, pourrait mener à terme à une nouvelle crise boursière et monétaire mondiale…
Et apparemment, l’Europe n’est pas la bienvenue… le Président français, qui voulait venir pointer le bout de son nez à la réunion de Johannesbourg, a payé sa curiosité par un refus clair et net…
Et face à l’intérêt manifesté par plusieurs dizaines d’autres pays, qui voient dans cette nouvelle union économique, l’occasion d’un développement sans la pression sous-jacente permanente des Etats-unis et des échanges commerciaux en dollars, il est clair que la monnaie américaine et l’Euro voient s’amonceler de gros nuages noirs au-dessus de leurs têtes…
Il faut évidemment s’attendre à une réaction de la paire américano-européenne à ce qui apparaît de plus en plus comme ce qui pourrait devenir à moyen terme, la plus grande révolution économique mondiale, mettant en péril l’hégémonie américaine des Etats-Unis, de son économie, de sa politique internationale et de sa monnaie, et qui, par effet boule de neige, entrainera l’Europe et l’Euro dans une spirale économique et monétaire inquiétante.
Si la stratégie des pays fondateurs (Chine, Brésil, Inde, Russie et Afrique du Sud) et des nouveaux adhérents au BRICS se confirme notamment au niveau des pays du Golfe persique (et quand on connait l’idéologie politique de l’Iran et la puissance financière, notamment les réserves d’or et de diamants des pays arabes), il est probable que l’un des buts avoués de cette nouvelle union économique verra à son heure opportune, arriver l’émergence d’une nouvelle monnaie commune comme l’Euro l’est devenu pour les pays européens qui s’y sont rattachés.
C’est véritablement une nouvelle guerre économique qui se profile à l’horizon des prochaines années et bien malin l’économiste ou le spécialiste financier international qui pourra lire dans sa boule de cristal l’évolution et la forme que va prendre ce conflit, bien plus dangereux qu’une guerre conventionnelle armée… là se trouve peut-être la source d’une 3ᵉ guerre mondiale et pour le moment, le ruisseau devient rivière en attendant d’envahir l’océan, à moins que quelqu’un n’y construise un barrage… mais qui en a les reins assez solides ???