L’histoire d’une thaïlandaise agressée par un Suisse à Phuket parce qu’elle était assise sur les escaliers de sa villa a mis le feu aux réseaux sociaux du pays.
Voir : Une Thaïlandaise agressée par un Suisse à Phuket
Alors que dans un premier temps des policiers avaient déclaré que la thaïlandaise risquait quatre ans de prison pour avoir pénétré sur une propriété privée et le Suisse juste une amende, une enquête a révélé que l’escalier était construit sur une zone publique.
Donc, la femme médecin ne risque rien tandis que le Suisse pourrait être condamné pour agression.
Le Suisse, identifié comme étant Urs Fehr, âgé de 45 ans, affirme maintenant qu’il n’a pas donné de coup de pied, mais a trébuché.
C’est le fondateur du Green Elephant Sanctuary Park près de Surin Beach dans le district de Thalang à Phuket.
Le sanctuaire est dédié à offrir une vie meilleure aux éléphants maltraités, promettant de ne pas les enchaîner ou de les battre.
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Résumé des faits
Le samedi 24 février, jour de Makha Bucha, une fête bouddhiste importante, le Dr Thandao Chandam, 26 ans, se promenait avec une amie et s’est assise sur les escaliers en face d’une villa privée sur la plage du cap Yamu, dans le district de Thalang à Phuket, à 19 h 30.
La femme médecin a ensuite reçu un violent coup de pied dans le dos donné par le Suisse qui loue la villa.
« Soudain, j’ai senti que tout mon corps était secoué par une force », a-t-elle déclaré.
« Après avoir repris conscience, j’ai découvert que j’avais reçu un coup de pied dans le dos de la part d’un grand étranger pesant environ 100 kilos.
Son visage était rouge, il transpirait, filmait une vidéo avec un téléphone portable et m’insultait. »
L’homme reprochait à la femme médecin de s’être assise sur ses escaliers, et l’a copieusement insulté tout en filmant la scène avec son téléphone portable.
Par la suite, la femme thaïlandaise du Suisse est intervenue et a aussi insulté et menacé la femme médecin et son amie.
« Hey, les put…
Vous ne savez pas que vous ne devez pas vous asseoir devant ma maison ?
Je peux vous tirer dessus tout de suite, et personne ne pourrait m’arrêter parce que mon fils est officier de police.
Je connais le chef de la police et je vous mettrai en prison.
Je vais appeler le chef tout de suite ! »
Elle a ensuite appelée une personne et deux policiers sont arrivés sur les lieux.
Selon eux, la doctoresse et son amie risquaient quatre ans de prison pour avoir pénétré dans une propriété privée, tandis que le Suisse ne risquait qu’une amende pour l’agression.
Le médecin et son amie ont appelé à un compromis, mais le Suisse et son épouse thaïlandaise ont rejeté leur offre, affirmant que le médecin et son amie devaient être condamnés à une peine d’emprisonnement.
La doctoresse et son amie ont déposé une plainte au poste de police de Thalang le 25 février et ont découvert que le Suisse était propriétaire d’un sanctuaire pour éléphants à Phuket.
Chaiyachot Uttamang, le père du médecin, a ensuite publié un message sur Facebook à propos de l’incident le mercredi 28 février.
Son post est devenu viral sur les réseaux sociaux, provoquant l’indignation et la colère, et l’affaire a été reprise par les médias thaïlandais et étrangers.
« J’ai glissé, je n’ai pas donné de coup de pied »

Photos de la doctoresse et de son dos après l’agression, partagées sur les réseaux sociaux.
Après avoir livré son témoignage au poste de police de Thalang, le Suisse a déclaré à la page Facebook « so brutal, Phuket province » qu’il avait juste glissé sur les marches et qu’il n’avait pas l’intention de donner un coup de pied à la femme médecin.
Il s’est excusé et a demandé aux autres personnes de comprendre que ce n’était qu’un accident.
Même si c’est effectivement le cas, ce qui reste à prouver, il aurait dû s’excuser après avoir « trébuché » plutôt que d’insulter la victime tout en filmant la scène avec son téléphone.
L’affaire prenant de plus en plus d’ampleur, Fehr a ensuite dû accorder une interview à un journal local, le 28 février.
Il a déclaré qu’il ne s’attendait pas à ce que cela devienne aussi grave et qu’il voudrait s’excuser auprès du Dr Thandao s’il lui avait fait du mal cette nuit-là.
L’avocat de Fehr a déclaré aux médias qu’il avait demandé à la femme et à son amie de quitter ses biens en raison de leurs préoccupations concernant la sécurité de lui-même et de sa famille, citant une précédente effraction par un criminel thaïlandais.
L’avocat a ajouté qu’il avait reçu le clip vidéo de l’incident.
Il a refusé de révéler si le Suisse avait effectivement donné un coup de pied à la doctoresse, mais a supposé que cette dernière n’avait pas été blessée.
La police nie connaître le Suisse

Le Dr Thandao Chandam, 26 ans, fait sa déclaration à un officier du poste de police de Thalang au sujet de l’agression présumée. Photo : Achadthaya Chuenniran
Le chef de la police de Thalang, le colonel Nikorn Chuthong, a déclaré que la police avait reçu le témoignage de la doctoresse et ses preuves jeudi matin.
« Les deux parties n’ont pas pu parvenir à un compromis, la police a donc conseillé au médecin de passer un examen physique et de déposer une plainte », a-t-il déclaré.
Il a nié connaître le Suisse et sa femme, affirmant qu’il n’avait été transféré au poste de police de Thalang que récemment.
Il a supposé que l’étranger connaissait probablement d’autres policiers personnellement.
On ne connait pas l’identité du policier appelé par la femme thaïlandaise du ressortissant suisse le jour de l’affaire.
Un empiètement ?

Les responsables du district de Thalang ont inspecté les escaliers et ont découvert qu’ils empiétaient sur les lieux publics.
La remarque du Dr Thandao selon laquelle elle et son amie s’étaient assises sur les marches de la villa alors que leurs pieds touchaient le sable de la plage a amené les net-citoyens à se demander si la villa n’empiétait pas sur une zone publique.
La page Facebook « so brutal, Phuket province » a exhorté les fonctionnaires compétents du district de Thalang à inspecter la villa pour vérifier qu’il n’y avait pas d’empiètement.
Récemment, le centre d’information de Phuket a publié un message indiquant que les responsables du district de Thalang, les autorités administratives et les agences compétentes ont enquêté.
Il s’est avéré que les escaliers empiétaient sur les lieux publics, ils ont donc ordonné qu’ils soient démantelés dans les 3 jours.
La femme médecin n’a donc pas violé une propriété privée, mais s’est fait agresser physiquement et verbalement alors qu’elle était assise sur un escalier illégalement construit sur une zone publique.
Le commandant adjoint de la Police provinciale de Phuket, Passakorn Sontikul, a déclaré que la police de l’immigration enquête sur l’action de Fehr et son visa sera révoqué s’il est reconnu coupable.
Passakorn a ajouté que la peine encourue pour agression dépendait de la gravité du préjudice causé par la victime.
Tout va dépendre maintenant des résultats de l’examen physique et de la vidéo prise par le Suisse au moment de l’agression, de savoir s’il a effectivement trébuché ou s’il a donné un coup de pied.
Mais, la situation s’est retournée contre le Suisse et en faveur de la victime.
Source : The Nation Thailand
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5 commentaires
Propriétaire d’un sanctuaire d’éléphant… juste une couverture, car son comportement a révélé de quoi il est capable !
Loin d’être un étranger sociable et respectueux du royaume et de ses habitants, « ses habitudes » ont pris par-dessus…
Punition sévère pour rappeler au monde entier que la Thaïlande est accueillante, certes, mais n’est pas un abri pour tout malotru.
Merci de bien préciser… Suisse allemand !
En suisse, on les connait, car ils, se comportent comme des ours, enfin mentalité allemande avec aucun respect des autres.
@Rédaction: Le commentaire raciste de MADEINSWISS devrait être retiré.
Dans l’article, l’agresseur est effectivement une personne de nationalité Suisse.
Il vient du canton d’Argovie.
De ce fait, il est bien Suisse-Allemand ou « Dütschschwiizer » comme on dit chez nous.
Les Suisse-Allemand sont de manière générale des gens très agréable.
Donc dire que « Les Suisses-Allemand se comportent comme des « ours » est très irrespectueux d’une personne voulant faire la morale.
La personne concernée a effectivement très mal agit, dans un irrespect total, et mérite des sanction que seule la justice thaïlandaise doit émettre.
À ce point, je rejoins le commentaire de HANSSON et j’espère que l’affaire trouvera une issue équitable pour la partie lésée.
Sur les réseaux sociaux thaïlandais, ils décrivent cette personne avec un comportement irrespectueux envers les habitants de la région et des éléphants âgés.
C’est le point qui risque d’émousser la justice thaïlandaise et de faire pencher la balance pour cette pauvre dame agressée sans raison.
À bon entendeur
Bonjour Ipon,
Ours c’est passable comme insulte, et effectivement, on ne peut pas mettre d’étiquette à toute une population.
Que cet homme violent et imbu de sa personne, se croyant tout permis sur un territoire, un bout de plage qui ne lui appartient pas, dans un pays qui n’est pas le sien et parce qu’il a les moyens financiers de mettre des policiers corrompus à sa solde, retourne en Suisse..
J’espère que la justice thaïlandaise fera son travail jusqu’au bout et respectera les éléments de lois à appliquer dans ces circonstances.
Dans le mot justice, il y a le mot « juste »… bien difficile souvent à faire appliquer en Thailand et dans toute une série d’autres pays peu respectueux de la défense des personnes victimes d’agressions gratuites comme dans ce cas précis.
Une fois de plus, on mesure l’importance de la pression médiatique des réseaux sociaux (et c’est une excellente chose dans cette affaire) sur l’orientation d’une enquête menée par la police, sur son impartialité, sur le comportement de policiers acquis à la cause d’une des parties incriminées et sur le revirement des responsabilités pénales…
Encore beaucoup d’eau coulera sous les ponts avant que la Thaïlande ne parvienne à enlever toutes les brebis galeuses et corrompues parmi les forces de police et l’administration judiciaire appelée à appliquer les codes civils et pénaux en toute indépendance !