Le leader du parti Move Forward (MFP) doit attendre les résultats de l’enquête de la Commission électorale, pour savoir s’il pourra devenir Premier ministre.
Pita Limjaroenrat aurait vendu les actions qu’il détenait dans une société de médias (iTV) dans l’espoir de maintenir sa candidature au poste de Premier ministre de Thaïlande.
Il aurait ainsi vendu les actions qu’il avait en sa possession après qu’il se soit porté candidat aux élections du 14 mai.
Il encourt dès lors le risque de se faire disqualifier pour non-respect de la loi électorale.
C’est en tout cas ce que prétend Ruangkrai Leekitwattana, activiste bien connu de la classe politique, qui a demandé à la Commission électorale (CE) de mener son enquête.
Il a déclaré ce lundi qu’il demanderait à la CE de confirmer si M. Pita a effectivement vendu sa participation dans la société.
« Même s’il a vendu ses actions, cela n’aura aucune incidence sur l’affaire, car il détenait les actions avant de se présenter aux élections de 2019 et de cette année », a-t-il déclaré.
« S’il a vendu les actions après que le Move Forward Party l’ait désigné comme candidat au poste de Premier ministre, cela ne change rien au fait que la violation a déjà été commise », a ajouté M. Ruangkrai en se référant à l’article 98 de la Constitution.
En vertu de la constitution actuelle, un candidat ne peut se présenter aux élections s’il possède des actions dans une société de médias.
M. Pita estime pour sa part que la plainte qui a été déposée à son encontre n’est motivée que par des visées politiques.
S’il est reconnu coupable d’avoir violé la loi électorale, M. Pita sera disqualifié en tant que député, ce qui risque de compliquer les efforts du MFP pour former le prochain gouvernement.
Invité par la presse à se justifier, M. Pita explique que les actions étaient initialement détenues par son père, décédé en 2006.
En tant que gestionnaire de la succession de son défunt père, M. Pita a déclaré qu’il avait essayé de vendre les actions, mais qu’il n’avait pas trouvé d’acheteur.
On sait également qu’il avait déjà fait part de la situation devant la Commission électorale avant de prêter serment après les élections de 2019.
ITV a cessé d’émettre en 2007 date à laquelle sa licence a été reprise par Thai PBS.
La société a été retirée de la Bourse de Thaïlande en 2014.
Cependant, son enregistrement commercial reste actif parce qu’elle est impliquée dans un litige avec le gouvernement concernant des droits de concession impayés.
Le sénateur Somchai Swangkarn a fait écho à l’opinion de M. Ruangkrai, affirmant que M. Pita aurait normalement dû être considéré comme inéligible et n’aurait pas dû se présenter aux élections.
L’inscription des candidats sur les listes de députés s’est déroulée du 4 au 7 avril.
Malheureusement pour lui, M. Pita dit n’avoir vendu ses actions qu’au mois de mai, a fait remarquer M. Somchai.
« La Commission électorale doit maintenant transmettre le dossier à la Cour constitutionnelle pour qu’elle s’en saisisse et qu’elle se prononce », a déclaré M. Somchai ajoutant que la décision de la Cour est définitive et sans appel.
Dimanche, M. Pita a déclaré qu’il était prêt à s’expliquer devant la Commission électorale, mais qu’il n’avait toujours pas été convoqué ni invité à le faire.
Il a ajouté que rien n’entraverait la volonté de son parti de former un gouvernement.
Le secrétaire général du MFP, Chaithawat Tulathon, a déclaré lundi que l’équipe juridique du parti était prête à combattre les allégations de Ruangkrai à l’encontre de M. Pita.
Il a insisté sur le fait que M. Pita n’avait violé aucune des interdictions stipulées par la constitution, comme le prétend M. Ruangkrai.
Entre-temps, le MFP a exprimé lundi sa crainte concernant la disqualification de certains députés élus reconnus coupables de violations de la loi électorale.
Le parti craint que ces derniers ne compromettent la candidature de M. Pita au poste de Premier ministre.
M. Chaithawat a déclaré qu’il ne pensait pas que les députés élus du MFP feraient partie des personnes disqualifiées.
Il admet néanmoins que des problèmes pourraient survenir si les élus disqualifiés devaient appartenir à un des partis faisant partie de la coalition dirigée par le MFP.
Selon la Commission électorale, des plaintes ont été déposées contre plus de 20 députés élus.
Le MFP est arrivé en tête des élections du mois dernier avec 151 sièges, soit 10 de plus que le Pheu Thai.
Les deux partis ont fait alliance avec six autres formations politiques pour former une coalition qui compte 313 députés élus au parlement.
Toujours en pourparlers, c’est cette coalition qui espère former le prochain gouvernement.
Source : Bangkok Post
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9 commentaires
Il est clair que ces manoeuvres qui tentent de déstabiliser la majorité élue par le peuple et la mise en place d’une coalition rassemblant 8 partis qui ont élaboré un programme gouvernemental commun, sont uniquement post-électoralistes et bassement politiques, visant non pas les compétences de Monsieur Pita à devenir Premier Ministre et à diriger le pays, ni l’élection des 20 députés visés par des plaintes venant des partis de l’opposition pro-armée (il faut remarquer que les 20 députés font tous partie de l’actuelle coalition majoritaire, et aucun des partis pro-armée) mais uniquement le fait que Monsieur Pita serait inéligible, car il a détenu des parts héritées de son père, parts « dormantes » d’une société médiatique qui n’existe plus depuis 2007….
Il fallait s’attendre à ce genre de manoeuvre de la part des partis pro-armée qui voient le pouvoir leur échapper suite à leur défaite électorale de ce mois de mai dernier et ne digèrent pas le fait qu’ils ne feront plus partie du prochain gouvernement.
Si Monsieur Pita est confirmé dans la possibilité de déposer sa candidature comme Premier Ministre par la Commission électorale et la Cour Constitutionnelle, il faudra s’attendre , en cours de législature à de nouvelles tentatives de déstabilisation d’un gouvernement 100% civil et orienté vers une politique de centre-gauche, qui, selon certaines analyses, serait soutenu par l’influence internationale des Etats-Unis pour rééquilibrer en leur faveur la place de plus en plus importante de la Chine dans toute la zone asiatique.
Dans le cas contraire où Mr Pita serait déclaré inéligible, ainsi qu’un certain nombre de députés de sa coalition, il est probable que nous vivrons une période de grande instabilité politique et sociale, avant de se diriger (peut-être) vers de nouvelles élections générales, à moins qu’un nouveau coup d’Etat (qui serait justifié comme toujours par la nécessité d’éviter des manifestations violentes et une guerre civile possible) ne vienne à nouveau installer l’Etat-Major de l’Armée et les partis de droite, liés à la Cour Royale et à la haute bourgeoisie du pays, à la tête de l’Etat thailandais…
Auquel cas, on pourrait se demander à quoi servent les élections législatives thailandaises, sinon, à donner au pays une façade peu crédible d’un état de droit démocratique…
Qui serait encore dupe de cette situation qui bafouerait une nouvelle fois la volonté d’un peuple de changer l’image politique thailandaise, même si cette option serait, selon certaines sources, très orientée vers des intérêts économiques et géo-politiques américains ? Quel que soit le choix d’une majorité politique élue et voulue par le peuple à travers des élections législatives « démocratiques », ce choix doit être reconnu et respecté, et les partis perdants se doivent de reconnaître leur défaite et ne pas tenter un nouveau coup de force bien plus déstabilisant qu’une influence extérieure, car menant à un pouvoir intérieur proche d’une situation de dictature militaire à répétition.
Hansson, le Macroniste ultra liberal fan des USA !
L’équilibre entre les grandes puissances a toujours été la politique de la Thaïlande, également sous le gouvernement Prayut.
Le danger avec une marionnette des USA comme Pita, c’est justement que l’équilibre soit rompu et cela fera, comme c’est arrivé à tous les pays dirigés par des marionnettes US, beaucoup de mal aux Thaïlandais.
Enfin, si ton rêve pour l’humanité, c’est qu’il n’y ait plus de démocratie, que tous soit contrôlée par des banquiers internationaux comme le préconise l’Open Society de George Soros, idéologie suivie par Thaksin et Pita, alors je comprends ton point de vue.
Plus de liberté, juste le contrôle de la population pour la rentabilité, société de mouton contrôlée, comme l’a décrit Aldous Huxley dans le meilleur des mondes.
Comme disait Sarkozy :
« Nous irons vers le nouvel ordre mondial et personne, je dis bien personne, ne pourra nous en empecher ».
Cela doit être ta devise…
Enfin, pour y arriver, il faudra encore des guerres, comme l’a prédit Attali, certainement un autre de tes amis, guerre contre la Russie qui a déjà commencé et guerre contre la Chine, qui arrive.
Bien sur la Chine est dangereuse, mais les pays d’Asie doivent faire avec sans se faire plumer, c’est le cas de la Thaïlande jusqu’à présent, qui bénéficie bien des échanges.
Après, c’est sûr que sur BFM, la propagande antichinoise est forte et nombre de personnes désinformées y croient, comme avec l’histoire des Ouïgours.
La Chine a été victime de nombreux attentats islamistes commis par des Ouïgours convertis au wahhabisme dont de nombreux combattants ont été envoyé en Libye et en Syrie pour combattre dans les rangs d’Al Quaida ou de Daech.
La Chine s’est donc attaqué non pas à tous les ouïgours, mais aux ouïgours convertis au wahhabisme, c’est ce qu’elle a toujours dit et pour en finir avec le terrorisme, mais les médias présentent toujours cela comme une guerre injuste contre un peuple sans raison et les gens sans la capacité intellectuelle de s’informer, de faire des recherches, y croient.
Cher Boris….
selon toi, Macron serait un de mes grands amis, dont je partage les idées en qualité d’ultralibéral des USA mon Dieu, quelle horreur, vade retro satanas !!!
Je partagerais aussi les idées de Jacques Attali, polytechnicien, énarque (et accessoirement, conseiller spécial du président « socialiste » de la République François Mitterrand pendant dix ans), dont je n’ai jamais lu une seule ligne de biographie, ni de ses nombreux ouvrages et essais littéraires, et enfin, je rejoindrai l’idée d’un nouvel ordre mondial que rien ne pourra empêcher d’exister, comme l’a annoncé Nicolas Sarkozy lors de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU à New-York (tiens, tiens…) le 23 septembre 2009…
Tu es évidemment libre de croire à cette idée (clairement fausse à 100 %) de moi et de la répandre dans tes commentaires, mais tu ne connais rien de moi. Continues donc à te persuader et à persuader peut-être certaines personnes que ma personnalité est celle que tu décris dans ton commentaire, c’est ton droit à la polémique…
Puisque, comme tu le sais si bien, nous sommes ici, dans un espace démocratiquement libre d’échanges d’idées, n’est-ce pas ?
Personnellement, je m’abstiendrais, comme tu le fais à mon sujet, d’analyser, (encore une fois, de manière complètement erronée en ce qui me concerne), tes tendances politiques, ton tempérament émotionnel, caractériel et social qui est le reflet de ta propre personnalité que je ne me permettrais pas de juger et de « cadrer » dans des limites socio-politiques, comme tu le fais à mon égard…
Toute personne censée, pondérément et analytiquement objective appréciera.
Bonne journée à toi, cher ami…
@Hansson,
Oui, je te titille, mais cela me permet de comprendre que comme beaucoup de Thaïlandais, tu n’arrives pas à ouvrir les yeux sur ceux qui sont derrière Pita.
Pita est l’un des young leader mondialiste, comme Macron ou Trudeau, mis en avant par les USA.
Soutenir l’un, c’est soutenir les autres, c’est les mêmes modèles, les mêmes idées qu’Attali, les mêmes cerveaux cocainés et ambitieux qui ont compris les intérêts personnels qu’ils peuvent tirer en servant ces pouvoirs économiques et en trahissant leur pays et la population dont ils n’ont cure.
Dans un article récent du Bangkok Post, Pita a exprimé son désir de faire entrer la Thaïlande dans le nouvel ordre mondial.
C’est tellement flagrant pour moi et pour d’autres, cela s’est reproduit dans tellement de pays qu’il est difficile de comprendre pourquoi des gens comme toi n’arrivent pas à le comprendre.
Ils n’ont jamais réussi à prendre la Thaïlande à cause du second pouvoir, la monarchie, donc ils supportent ce parti (qu’ils ont certainement créé de toute pièce) qui veut changer les choses et ils ont déjà réussi à manipuler la jeune génération via les réseaux sociaux.
Tu soutiens l’ultralibéral Macron thaïlandais, supporter du nouvel ordre mondial, une marionnette des USA, mais tu te dis contre ces idées, alors dis moi qui a un problème de personnalité ?
Si tu relis plusieurs de mes commentaires d’avant, pendant et après les élections thaïlandaises, tu te rendras compte que je ne suis absolument pas dupe de l’ingérence américaine dans la politique de nombreux pays dans le monde, dont la Thaïlande.
Comme je l’ai déjà souligné cela fait partie de la gue-guerre géo-politique internationale des grandes puissances militaires et économiques.
Quand vas-tu comprendre que je ne prends pas parti (et surtout pas pour Macron !!! Lol) ?
Je lis les articles, je les analyse, j’en tire des réflexions que j’expose et que j’argumente de manière indépendante et la plus objective possible…
Tant que tu y es, décide pour moi de ce que je dois penser, Tant que tu es sur ta lancée, affirme à ma place que je suis « copain-copain » avec Donald Trump, Thaxin Sinawatra, Lula da Silva, Kim Jong Un, Ali Khameini, Fidel Castro, Giorgia Meloni, Tom Van Grieken, Mao Tse Tung, Mouamar Kadhafi, Ferdinand Marcos, Xi Jin Ping, etc…
Tu as tes idées, j’ai les miennes…
Je respecte tes idées, respecte les miennes !
Oui, cela peut énerver, c’est comme mettre des étiquettes « droites ou gauches » alors que ces concepts sont aujourd’hui dépassés !
Il y a les mondialistes, les soumis et ceux qui résistent.
Donc au final et vu la réponse, je dirais plutôt Bayrou que Macron 🙂
Il en faut bien plus pour m’énerver (heureusement, sinon, je serais au Xanax de 8h du mat à 22h le soir !!!)
Et concernant le choix que tu me proposes, je dirais… absolument et définitivement aucun des deux…
Mais pour revenir à quelque chose de plus concret, et pour clôturer ce chapitre, j’aimerais connaître la solution politique qui serait idéale selon toi pour la Thailande de la prochaine législature…
Pour moi la meilleure solution qui se profile pour l’instant, c’est l’alliance entre le Pheu thai et les militaires, comme l’a décrit Chuwit.
Accord qui mettrait Pita hors course.
Thaksin n’a pas nié ces accords secrets qui lui permettraient de revenir dans le pays, il s’est juste dit surpris de l’apprendre… Mon œil…
Un autre membre du Pheu thai a dit que c’était possible en dernier recourt.
Cela mettrait le Pheu thai et la mafia Shinawatra au pouvoir, mais limité car dans une coalition avec les militaires.
Et il serait temps que de nouveaux politiciens indépendants, pro Thaïlande apparaissent.
Je te cite : « Cela mettrait le Pheu thai et la mafia Shinawatra au pouvoir, mais limité car dans une coalition avec les militaires. Et il serait temps que de nouveaux politiciens indépendants, pro Thaïlande apparaissent. » fin de citation…
C’est un peu l’alliance de l’eau et du feu.. mais en politique, quand l’envie du pouvoir (même en partie) l’emporte sur la profession de foi idéologique, on peut s’attendre à n’importe quelle alliance, même celle qui semble difficile à imaginer…
Mais cela mettrait effectivement Pita et le MFP dans l’opposition et la décision de la Cour constitutionnelle qui se fait attendre encore et encore constitue un atout qui devrait permettre à ces 2 franges politiques du pays de se concerter et d’avoir le temps d’élaborer discrètement des accords dans un premier temps tenus secrets…
La grande question est : jusqu’à quel point les militaires sont-ils prêts à aller pour faire des concessions avec le Pheu Thai et vice-versa…
Mais cette alliance aurait l’avantage de s’auto-réguler dans ses actions car chacune des parties serait sous haute surveillance de l’autre…
Quand à une génération de nouveaux politiciens indépendants, il faudrait qu’elle se fasse connaître dans les 4 prochaines années, nouveaux leaders sortis de la mouvance universitaire ?, jeunes élites de la nation assez matures pour garder cette indépendance, indispensable à la création de nouveau mouvements idéologiques nationaux non corrompus ou manipulés ?
Tout reste à faire dans ce domaine quand on voit que déjà les manœuvres de récupération politique sévissent au sein même de certaines facultés des universités qualifiées de « dissidentes »…
Ce que je retiens pour le moment, c’est la grande discrétion sur la scène publique et les médias sociaux des élites militaires au pouvoir au sein de la législature précédente, et comme dit le dicton : « faut se méfier de l’eau qui dort »…