La Thaïlande est témoin d’une baisse significative du nombre de voyageurs et d’expatriés britanniques, le pays du sourire ne les fait plus rêver.
Le point culminant de l’addiction des Britanniques à la Thaïlande a été l’année 2011, au cours de laquelle on a enregistré près de 900 000 entrées de détenteurs de passeports britanniques.
L’information provenait du bureau de l’immigration thaïlandais, bien qu’il s’agisse probablement d’une légère surestimation puisqu’il comptait les ré-entrées d’une même personne comme des individus supplémentaires.
De nos jours, le bureau ne publie malheureusement plus de données aussi détaillées pays par pays.
Entre-temps, une autre source statistique utile, le rapport annuel choc du gouvernement britannique intitulé British Behaviour Abroad, a été supprimée il y a plusieurs années.
Peut-être fournissait-il trop d’histoires salaces sur le sexe, la drogue et d’horribles accidents de la circulation.
Le nombre de Britanniques a diminué au milieu des années 2020 pour atteindre environ la moitié des totaux de 2011.
Le nombre de touristes internationaux en Thaïlande ne cesse d’augmenter depuis la fin de la pandémie et cette année il devrait se rapprocher du chiffre record de 2019, soit près de 40 millions, selon l’Autorité du Tourisme de Thaïlande.
Voir : Comment la Thaïlande va attirer 40 millions de touristes étrangers en 2024 ?
Cependant, les principaux visiteurs étrangers sont désormais les Chinois, les Russes et les Indiens, dont les ressortissants ne sont plus soumis à l’obtention préalable d’un visa.
Voir : Exemptions de visa en Thaïlande : entre avantages, surtourisme et travail clandestin
Selon l’Office des investissements thaïlandais (BoI), les Britanniques ont montré peu d’intérêt pour les visas de long séjour tels que le nouveau visa de Résidence de longue durée (LTR) de 10 ans qui encourage les personnes aisées à s’installer en Thaïlande.
Les causes du déclin du nombre de touristes britanniques en Thaïlande

Professeur d’anglais avec ses élèves en Thaïlande. Photo : Go Volunteer Thailand.
La concurrence de l’Europe de l’Est et des rivaux ensoleillés de l’Asie du Sud-Est est rude.
L’augmentation du prix des billets d’avion internationaux et la bureaucratie de l’immigration, notamment le formulaire de résidence TM30 qui peut entraîner une pénalité financière s’il n’est pas pris en compte, peuvent également être des facteurs.
Les rapports quasi quotidiens d’arrestations et d’emprisonnements de Britanniques en Thaïlande et les histoires troublantes de personnes non assurées devant faire face à des factures énormes après un accident de la route jouent aussi certainement un rôle.
Voir : Pourquoi l’appel aux dons est le dernier recours pour des touristes accidentés en Thaïlande ?
L’idée que la Thaïlande était un Far West où tout était permis, à supposer qu’elle ait été vraie un jour, est maintenant enterrée six pieds sous terre.
Les statistiques de 2011 ont montré qu’environ 60 000 Britanniques vivaient en Thaïlande pendant la majeure partie ou la totalité de l’année.
L’Institut britannique pour les politiques publiques a récemment estimé ce nombre à seulement 41 000 en 2024.
Pour les expatriés qui travaillent, les opportunités dans les industries traditionnelles telles que le pétrole et le gaz sont plus réduites.
Aujourd’hui, les Japonais et les Chinois sont la présence étrangère dominante dans les industries plus récentes telles que la construction automobile et les zones industrielles.
Travailler sans permis et utiliser des prête-noms thaïlandais illégaux dans les entreprises sont aujourd’hui des modes de vie risqués, qui font l’objet d’une surveillance constante de la part de la police et des responsables de l’emploi.
Voir : La Thaïlande intensifie la répression contre les criminels étrangers
Les retraités britanniques ont longtemps fait partie de la population expatriée en Thaïlande, mais leur nombre est également en déclin.
Les pressions inflationnistes, sans parler du coût élevé des soins hospitaliers, sont des problèmes importants, d’autant plus que certaines pensions britanniques, y compris celle de l’État, sont gelées et ne bénéficient pas d’augmentations annuelles.
Les clubs d’expatriés de Phuket, Pattaya et Chiang Mai ont été dominés ces derniers temps par des discussions sur la politique du fisc thaïlandais visant à taxer les revenus étrangers « évaluables ».
Les britanniques sont les plus nombreux à se plaindre de cette nouvelle taxe.
Voir : Thaïlande : instructions sur le nouvel impôt sur les revenus étrangers
Les médias sociaux regorgent d’expatriés anglophones qui menacent de quitter la Thaïlande pour de nouveaux horizons au Cambodge, au Vietnam ou aux Philippines, où les autorités fiscales sont, on l’espère, plus indulgentes.
Il semble bien que l’histoire d’amour entre les Britanniques et la Thaïlande soit en train de perdre de sa magie.
Source : Pattaya Mail
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1 commentaire
L’histoire d’amour entre les occidentaux (farangs) et la Thaïlande est en train de perdre sa magie….