Après deux terribles accidents récents qui ont terni l’image de la Thaïlande, le Bangkok Post réagit et demande à ce que le pays revoit ses normes de sécurités.
Éditorial du Bangkok Post :
Depuis qu’une femme s’est fait mutiler la jambe gauche par un tapis roulant de l’aéroport de Don Mueang, le 29 juin, de nombreux voyageurs hésitent à emprunter ces tapis.
Voir : Horrible accident en Thaïlande : une femme amputée à cause d’un tapis roulant
Cette mère de famille de 57 ans a dû être amputée d’une jambe et son horrible expérience a fait la une des journaux locaux et étrangers.
L’accident, imputé à des vis manquantes sous la plate-forme du tapis roulant, a suscité un manque de confiance dans l’infrastructure de l’aéroport.
Il est impardonnable pour l’AoT (Aéroports de Thaïlande, compagnie qui gère 6 aéroports internationaux), société cotée en bourse, que cet accident se soit produit.
L’AoT a dépensé beaucoup d’argent pour rendre des aéroports tels que Suvarnabhumi plus luxueux afin d’accueillir les voyageurs internationaux, mais l’accident montre les normes réelles de l’AoT lorsqu’il s’agit de la question de la sécurité des passagers.
Les dirigeants de l’AoT et ceux qui supervisent l’aéroport de Don Mueang doivent faire l’objet d’une enquête sérieuse et être tenus pour responsables.

Les premiers pas de Suphannee Kittirattana après son accident.
La femme a perdu une partie de sa jambe à cause d’un tapis roulant de l’aéroport de Don Mueang à Bangkok.
Alors que l’inquiétude du public concernant l’accident de l’aéroport de Don Mueang n’est pas encore retombée, les conducteurs et les piétons de Bangkok sont peut-être également préoccupés par l’effondrement d’une route aérienne en construction à l’intersection de Lat Krabang, lundi soir.
Au moins deux personnes ont été tuées et 17 autres blessées.
Voir : Un viaduc s’est effondré près de l’aéroport international de Bangkok en Thaïlande
De tels accidents n’auraient jamais dû se produire.
Dans les pays où les normes de sécurité sont fiables, les infrastructures publiques telles que les escaliers mécaniques et les tapis roulants sont régulièrement contrôlés et bien entretenus afin de garantir que les accidents ne se produisent pas.
L’AoT doit découvrir comment l’équipe de maintenance qui a effectué le contrôle de sécurité le 21 juin n’a pas vu l’irrégularité qui a causé l’accident.
Il doit s’assurer que toutes les infrastructures similaires fonctionnent correctement et ne présentent aucun risque.
Il ne suffit pas d’indemniser la victime.
Sur les chantiers de construction, des contrôles de sécurité efficaces doivent être mis en place, avec des responsables municipaux de la sécurité désignés pour vérifier régulièrement les lignes directrices en matière de sécurité, et les entrepreneurs doivent s’exposer à de lourdes sanctions s’ils ne respectent pas les règles.
La Thaïlande ne fait pas partie des pays qui accordent une grande importance aux règles et procédures de sécurité.
L’accident de l’aéroport de Don Mueang et l’effondrement de l’autopont en sont la preuve.
Il ne s’agit pas de simples malheurs.
Ils résultent de l’échec systématique de la création d’une culture de la sécurité dans le pays et du manque d’application des lois sur la sécurité sur les chantiers de construction, dans les infrastructures publiques et dans les systèmes de transport du pays.
La question se pose donc de savoir ce que le prochain gouvernement doit faire pour améliorer la sécurité dans ces domaines.
Ces dernières années, des experts en sécurité et des ingénieurs civils ont demandé aux gouvernements de créer un comité national chargé de superviser les questions de sécurité publique.
Au lieu de laisser les agences responsables gérer séparément les pratiques de sécurité, cette agence nationale proposée prescrirait des politiques publiques pour renforcer les mesures de sécurité là où c’est nécessaire.
Cette agence superviserait et réglementerait les audits de sécurité neutres afin de garantir que tous les sites à risque sont inspectés correctement et régulièrement.
Des experts en sécurité de l’agence proposée participeraient aux inspections.
Elle serait chargée de promouvoir et d’éduquer le public afin d’instiller une culture de la sécurité en Thaïlande, tout en veillant à ce que les victimes d’accidents bénéficient d’une indemnisation et d’un traitement équitables.
Les accidents récents prouvent que les ministères responsables et les gouvernements locaux ne peuvent pas assurer la sécurité publique.
Il est du devoir et de l’obligation morale du prochain gouvernement et des législateurs d’intervenir pour faire de la Thaïlande un endroit plus sûr.
Source : Bangkok Post
Liens utiles pour préparer votre voyage en Thaïlande
Souscrire une assurance voyage
Réserver bus, train et bateau en Thaïlande
Gérer son argent en voyage avec Wise
Voyage sur mesure avec Evaneos
Vous pouvez nous suivre sur :
Twitter, LinkedIn, Facebook, Google News
2 commentaires
Parce que la victime va être indemnisée ? 5 000 baths ?
Bonjour Gustave,
Non, dans ce cas-là, horrible et très médiatisé, en plus des frais médicaux qui ont déjà à coup sûr, largement dépassés les 5 000 bahts, la victime devrait recevoir une grosse indemnisation de l’AOT, sinon, cela fera un nouveau scandale qu’ils veulent très certainement éviter.