La Thaïlande a fixé quatre conditions préalables à toute négociation avec le Cambodge, alors que Trump veut présider la signature d’un accord de paix.
Le président américain, qui ambitionne d’obtenir le prix Nobel de la paix, fait pression pour la signature d’un accord de paix rapide entre la Thaïlande et le Cambodge, sans se soucier des causes qui ont entrainé le conflit et empêche une résolution rapide.
Notamment le fait que le Cambodge, selon de nombreux rapports internationaux dont celui de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), abrite les plus grands réseaux de cybercriminalité au monde, soutenus par l’élite au pouvoir.
Voir : Centres d’appel au Cambodge : l’étau se resserre sur la famille de Hun Sen
Ces réseaux criminels, à la tête des centres d’appels, kidnappent des étrangers, dont de nombreux thaïlandais qui sont ensuite torturés et forcés d’escroquer d’autres personnes, ruinant de nombreuses familles en Thaïlande et dans le monde.
Voir : Comment des centres d’appels ruinent les personnes vulnérables en Thaïlande ?
Les conditions de la Thaïlande

Le Premier ministre Anutin Charnvirakul. Photo : Pattaya Mail
Le 9 octobre, le Premier ministre thaïlandais, Anutin Charnvirakul, a déclaré que la Thaïlande informera le président américain qu’elle est prête à signer un accord de paix avec le Cambodge en Malaisie à quatre conditions.
Le Cambodge doit :
- Retirer toutes ses troupes et ses armes lourdes des zones frontalières avec la Thaïlande
- Expulser tous les colons cambodgiens du territoire thaïlandais
- Réprimer sérieusement les opérations frauduleuses au Cambodge
- Coopérer pleinement avec la Thaïlande pour le déminage le long de la frontière commune
Anutin a déclaré que ces quatre conditions préalables sont nécessaires car ces problèmes constituent une grave menace pour la sécurité de la Thaïlande et de son peuple.
Il a déclaré avoir déjà reçu une lettre de Donald Trump lui proposant de présider la signature de l’accord de paix, en marge du sommet de l’ASEAN qui se tiendra à Kuala Lumpur du 26 au 28 octobre, et être prêt à envoyer sa réponse.
La Maison Blanche a également clairement indiqué que les responsables chinois devraient être exclus des cérémonies officielles du sommet.
La Thaïlande n’est pas le toutou d’une superpuissance

Drapeaux de la Thaïlande et des États-Unis.
Le député du Parti populaire, Rangsiman Rome, a déclaré que le problème frontalier entre la Thaïlande et le Cambodge avait été longtemps occulté.
Il est complexe et ne peut être résolu immédiatement par l’intervention d’une superpuissance.
Il a souligné que le plus important était de faire passer les intérêts nationaux thaïlandais en premier, car la Thaïlande n’est pas le toutou d’une superpuissance qui peut simplement ordonner à deux personnes d’arrêter de se battre sans tenir compte de la cause du conflit ou demander :
- Qui est le voyou ?
- Qui a violé la souveraineté de l’autre pays en premier ?
- Qui a tiré les premiers coups de feu mortels ?
Il semble peu probable, au vu des conditions posées par la Thaïlande et des actions entreprises par le Cambodge — notamment contre les centres d’appels, jugées peu convaincantes —, qu’un accord de paix puisse être signé lors du prochain sommet de l’ASEAN.
- La Thaïlande fixe quatre conditions au Cambodge avant tout accord de paix.
- Donald Trump souhaite présider la signature au sommet de l’ASEAN à Kuala Lumpur.
- Bangkok affirme défendre ses intérêts et rejette toute pression étrangère.
Voir aussi :
Le FBI et huit pays avec la Thaïlande contre les centres d’appels cambodgiens
Conflit Thaïlande-Cambodge : zones interdites aux voyageurs au 15 septembre 2025
La Thaïlande à l’ONU : « le Cambodge ment, provoque et viole le cessez-le-feu »
Thaïlande : des soldats cambodgiens aperçus en train de poser des mines
Horreur des centres d’appels au Cambodge : kidnapping, torture, viol
Source : Thai PBS World
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7 commentaires
Bonjour Luc,
La Thaïlande ne va pas expulser les travailleurs cambodgiens, mais des cambodgiens qui sont installés, d’après le gouvernement, sur des terres appartenant à la Thaïlande.
Voir : La Thaïlande dénonce l’utilisation de civils cambodgiens pour créer des tensions
Bonjour Luc,
La Thaïlande ne va pas expulser les travailleurs cambodgiens, mais des cambodgiens qui sont installés, d’après le gouvernement, sur des terres appartenant à la Thaïlande.
Voir : La Thaïlande dénonce l’utilisation de civils cambodgiens pour créer des tensions
Bonjour Luc,
La Thaïlande ne va pas expulser les travailleurs cambodgiens, mais des cambodgiens qui sont installés, d’après le gouvernement, sur des terres appartenant à la Thaïlande.
Voir : La Thaïlande dénonce l’utilisation de civils cambodgiens pour créer des tensions
Bonjour Luc,
La Thaïlande ne va pas expulser les travailleurs cambodgiens, mais des cambodgiens qui sont installés, d’après le gouvernement, sur des terres appartenant à la Thaïlande.
Voir : La Thaïlande dénonce l’utilisation de civils cambodgiens pour créer des tensions
Bonjour Luc,
La Thaïlande ne va pas expulser les travailleurs cambodgiens, mais des cambodgiens qui sont installés, d’après le gouvernement, sur des terres appartenant à la Thaïlande.
Voir : La Thaïlande dénonce l’utilisation de civils cambodgiens pour créer des tensions
Bonjour Luc,
La Thaïlande ne va pas expulser les travailleurs cambodgiens, mais des cambodgiens qui sont installés, d’après le gouvernement, sur des terres appartenant à la Thaïlande.
Voir : La Thaïlande dénonce l’utilisation de civils cambodgiens pour créer des tensions
Bonjour Luc,
La Thaïlande ne va pas expulser les travailleurs cambodgiens, mais des cambodgiens qui sont installés, d’après le gouvernement, sur des terres appartenant à la Thaïlande.
Voir : La Thaïlande dénonce l’utilisation de civils cambodgiens pour créer des tensions