La Thaïlande étudie la possibilité d’étendre le programme de couverture universelle des patients en situation d’urgence (UCEP) aux touristes étrangers.
Cette initiative fait suite à l’augmentation du nombre de blessures chez les touristes, principalement dues à des accidents de la route et à des accidents nautiques.
La proposition d’inclure les touristes étrangers dans le champ d’action des services médicaux d’urgence en Thaïlande a été lancée par le ministre du Tourisme et des Sports, Sudawan Wangsuphakijkosol.
Le ministère de la Santé publique est actuellement en attente d’un plan directeur, dans le cadre de la stratégie du gouvernement visant à renforcer les mesures de sécurité et à promouvoir ainsi la Thaïlande en tant que centre touristique majeur au cours de l’année à venir.
Un cas qui a attiré l’attention des médias a été le refus d’admission d’un hôpital privé à un touriste taïwanais qui avait subi de graves blessures lors d’un accident de voiture en décembre.
L’homme est décédé lors de son transfert dans un autre hôpital.
Voir : Un touriste gravement blessé en Thaïlande meurt après avoir été refusé par un hôpital
Jusqu’à la fin du mois de mars de cette année, le pays a enregistré 128 blessures et 64 décès de touristes.
Le bureau du secrétaire permanent au tourisme a révélé que les accidents de la route étaient à l’origine de 82 blessures.
La majorité des décès, soit 18 au total, étaient dus à des accidents aquatiques, principalement récréatifs, suivis de 15 décès sur la route, de 12 décès liés à la santé et de deux suicides.
L’année 2023 a vu 400 touristes blessés et 185 décès.
Selon Sudawan, l’intégration des touristes étrangers dans le dispositif de l’UCEP permettrait de renforcer leur sécurité.
Cela compléterait le programme d’aide existant qui couvre les blessures ou les décès de touristes étrangers, offrant une indemnisation pouvant aller jusqu’à 1 million de bahts (25 129 euros) en cas de décès et 500 000 bahts (12 564 euros) pour les blessures.
Le programme est opérationnel du 1ᵉʳ janvier au 31 août, le gouvernement ayant mis de côté 50 millions de bahts (1,25 million d’euros) pour ce programme.
Voir : La Thaïlande alloue 50 millions de bahts pour assurer les touristes
Le montant réel de l’indemnisation proposée pour l’extension du programme à partir de septembre sera décidé après évaluation de la période d’essai.
En mars, le programme avait versé environ 2 millions de bahts (50 280 euros) d’indemnités aux touristes éligibles.
Sécurité des touristes

Un touriste chinois écrasé par un pickup à Samut Prakan. Photo tirée des caméras de surveillances.
Un cadre du ministère du Tourisme et des Sports a souligné que certains de ces problèmes de blessures sont liés à d’autres ministères.
Par exemple, le ministère du Commerce devrait réglementer les magasins de location de voitures et de motos enregistrés sous son autorité.
Il y a eu des cas de non-respect de la loi par certains opérateurs, comme le fait de ne pas exiger de permis de conduire avant de louer un véhicule ou de ne pas fournir d’assurance aux touristes.
Mais, l’amende pour les loueurs de moto qui ne demandent pas le permis de conduire est très faible par rapport à l’argent qu’ils perdraient s’ils exigeaient un permis.
De plus, d’après le cadre, certains touristes ne respectent pas les règles de sécurité, en particulier le fait de ne pas porter de casque lorsqu’ils conduisent une moto.
Mais, il faut savoir que la plupart du temps, les policiers ne font rien contre les personnes qui ne portent pas de casques, les motocyclistes peuvent passer devant les policiers sans casques sans risquer d’amendes.
De temps en temps, la police place des barrages et arrêtent tous les motocyclistes qui doivent payer des amendes qui sont souvent des pots-de-vin.
Si les policiers arrêtaient les thaïlandais et les voyageurs qui ne portent pas de casque tous les jours, comme cela se fait dans d’autres pays, alors le règlement serait respecté, mais cela casserait un business très rémunérateur pour la police.
Voir : Corruption en Thaïlande : des preuves mèneraient à la femme du chef de la police
Des préoccupations concernant la sécurité des touristes ont été soulevées par plusieurs gouvernements, dont l’Arabie saoudite, qui s’est inquiétée du nombre élevé d’accidents de moto parmi les touristes saoudiens, en particulier ceux âgés de 20 à 35 ans, à Phuket et à Pattaya.
Voir aussi :
Un touriste meurt écrasé sur un passage piéton en Thaïlande
37 touristes étrangers blessés dans un accident de bus en Thaïlande
2 touristes étrangers tués lors d’un accident de minibus en Thaïlande
Source : The Thaiger
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2 commentaires
Je retiens un chiffre dans cet article : 64 décès de touristes en 3 mois, pour des causes diverses qui vont des accidents de baignade aux accidents de la route en passant par les suicides…
Cela représente donc une moyenne de 21 décès par mois.
Annuellement, si cette cadence mortelle se maintient, on en arriverait pour l’année 2024 à un total de 252 décès de touristes, 63 de plus qu’en 2023.
C’est à peu près 0,9% de tous les décès causés uniquement par les accidents routiers sur une année en Thaïlande (entre 26.000 et 28.000 chaque année, ceux-ci représentant 0,04 % de la population thaïlandaise, évaluée à environ 68 millions en 2023.)
Si la Thaïlande accueille comme elle l’espère 38 millions de touristes étrangers, les 252 décès hypothétiques de 2024, représenteraient 0,00067 % du total des touristes qui visiteront la Thaïlande en 2024…
C’est donc à relativiser dans le contexte global national…
Évidemment, décéder lors de vacances a un côté paradoxal et plus dramatique qu’en d’autres circonstances et aucun touriste n’envisage ses vacances pour y rencontrer la mort !!!
Quand on constate le montant total prévu pour un an dans le cadre de cette législation (1,25 million d’euros) et quand on connait les montants usuriers des factures présentées aux étrangers à la fin de leur séjour en hôpital privé, je crois qu’il ne faut pas se faire trop d’illusion sur le montant des indemnités qui seront allouées aux touristes étrangers qui auront droit à cette indemnisation partielle de leurs frais, qui sera loin de couvrir la totalité des frais réels lors d’une intervention d’urgence et d’une hospitalisation d’autant plus longue qu’elle sera coûteuse, surtout si la victime demande à être soigné dans un hôpital privé et non dans un établissement public.
Si cette mesure perdure et sera financée de manière efficace, ce sera mieux que rien… l’espoir fait vivre, mais pas de miracle en vue !!!
Une assurance globale hospitalisation/ décès/rapatriement auprès d’une compagnie de renom international opérant en Thaïlande reste le meilleur moyen de ne pas y laisser sa culotte !!!