La Thaïlande s’est dotée d’un centre pour lutter contre la corruption en traduisant les connaissances universitaires et en encourageant les réseaux de coopération internationale.
Le Conseil national de la recherche de Thaïlande (NRCT) s’est associé à la faculté d’économie de l’université Chulalongkorn pour mettre en place le Centre de connaissances pour la collaboration régionale en matière de lutte contre la corruption et de bonne gouvernance (Knowledge Hub for Regional Anti-Corruption and Good Governance Collaboration – KRAC).
Torplus Yomnak, directeur du KRAC de la faculté d’économie de l’université Chulalongkorn, a révélé que le protocole d’accord sur la création du KRAC avait été signé par le NRCT et la faculté d’économie de l’université Chulalongkorn le 24 avril de cette année.
Dans la poursuite de son objectif de créer un écosystème thaïlandais de lutte contre la corruption, le KRAC mènera des projets et des activités destinés à promouvoir la mise en œuvre de connaissances académiques pertinentes et à développer des réseaux de coopération internationale.
L’écosystème anti-corruption attendu couvrira non seulement le secteur public, mais aussi le secteur privé, la société civile et la population.
Le KRAC suscite aujourd’hui des espoirs dans toute la société thaïlandaise et forme du personnel qui mènera les efforts de lutte contre la corruption et encouragera la bonne gouvernance en Thaïlande.
Les projets du KRAC, dont la mise en œuvre est prévue pour 2023, sont les suivants :
- Programme de collaboration en ligne en matière de lutte contre la corruption et de bonne gouvernance
- Atelier de lutte contre la corruption pour les fonctionnaires
- Base de données sur les connaissances en matière de lutte contre la corruption
- Activités visant à encourager les collaborations internationales en matière de lutte contre la corruption
Le 16 juin 2023, le KRAC organisera la première conférence universitaire internationale sur les connaissances en matière de lutte contre la corruption, le travail universitaire et le partage de l’innovation, afin d’ouvrir la voie à une coopération à long terme.
Les mécanismes du KRAC vont fonctionné selon les quatre caractéristiques suivantes :
- Le pôle « Connaissance » qui stimule la lutte contre la corruption
- Le pôle « Réseau » qui améliore le développement concret et l’expansion des collaborations anticorruption au niveau international
- Le pôle « Adhérer » qui développe des systèmes de soutien pour une meilleure connaissance des praticiens locaux
- Le pôle « Apprendre » qui augmente le potentiel anticorruption par le biais de services académiques et la propagation des connaissances parmi les membres du public
Ces mécanismes sont liés aux réseaux de lutte contre la corruption qui opèrent à trois niveaux dans la région de l’ASEAN, à savoir
- Le réseau de connaissance et d’action
- Le réseau d’experts anti-corruption et de personnes ordinaires
- Les réseaux internationaux qui opèrent au niveau national ou régional
Le directeur du KRAC a déclaré que la corruption est un problème très complexe.
Dans les pays étrangers, les études sur la corruption ont donc couvert un large éventail de sujets.
Loin de se concentrer uniquement sur les enquêtes et les sanctions, ces études se sont également penchées sur les comportements et les motivations des corrompus, ainsi que sur les nombreux outils de lutte contre la corruption.
Des solutions efficaces à la corruption nécessitent des connaissances académiques, qui peuvent soutenir les efforts de lutte contre la corruption dans les secteurs public, privé, de la société civile et des citoyens.
Les efforts de lutte contre la corruption doivent inclure l’apprentissage, l’élaboration de lignes directrices, la promotion de la collaboration et l’échange d’expériences entre différents pays, car ces éléments permettront des enquêtes efficaces et la suppression de la corruption.
De nos jours, les gains mal acquis provenant de pratiques de corruption dans un pays peuvent être transférés vers d’autres pays.
C’est pourquoi les États doivent travailler ensemble pour lutter contre la corruption.
M. Torplus a poursuivi en indiquant que pour lutter durablement contre la corruption, il est nécessaire de mettre l’accent sur la prévention de la corruption, notamment en publiant des données ouvertes.
La divulgation des données du secteur public promet d’annoncer le début de la prévention de la corruption.
Les organisations d’audit, quant à elles, devraient adapter leur style de travail pour mieux promouvoir la prévention de la corruption.
Outre son rôle à la faculté d’économie de l’université Chulalongkorn, le professeur adjoint Torplus a cofondé Hand Social Enterprise avec des universitaires.
Ce groupe a été créé pour transformer les résultats de la recherche en actions de lutte contre la corruption grâce à ses collaborations avec :
- La Commission nationale de lutte contre la corruption
- Le Bureau de la Commission de développement du secteur public (OPDC)
- L’Organisation thaïlandaise de lutte contre la corruption (ACT)
- La Fondation Khonthai
- L’Action collective du secteur privé contre la corruption (CACCAC)
- Le Thai CG Fund
Les réalisations de Hand Social Enterprise comprennent :
- Le développement d’Open Data System, un outil anti-corruption ou ACT AI qui a compilé les données des marchés publics des agences gouvernementales au cours des cinq dernières années pour un examen public
- L’identification des indicateurs de corruption, et l’intégration de la fonction de dénonciation au sein de l’OPDC pour une action ultérieure.
En outre, Hand Social Enterprise a aidé le Thai CG Fund à examiner les demandes de budget des organisations anti-corruption.
Source : Bangkok Post
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3 commentaires
Et bien « bon courage et bonne chance… »
La corruption est omniprésente en Thaïlande et à tous les niveaux…
Encrée très très très profondément dans toutes les administrations de la police à l’éducation…
Administrations qui devraient être la solution principale pour régler le problème…
Oui, la corruption est omniprésente et bien visible en Thaïlande.
Mais la corruption est aussi très présente en Europe, avec des sommes encore plus considérables détournées et payées par les contribuables, mais elle est plus discrète, car les médias sont sous contrôle.
On le voit avec la députée européenne Eva Kaili et les mallettes d’argents retrouvée chez elle et qui va reprendre ses fonctions au parlement des corrompus européens.
Denis Roberts, un journaliste qui dénonçait la corruption en France, a été puni et impliqué dans l’affaire Clearstream.
Un politicien corrompu français avait dit à l’époque, qu’ils ne pouvaient rien y faire, que le système marchait comme cela.
Mais peu de Français en sont conscients comme les médias sont maintenant pratiquement tous aussi corrompus.
Zelinski est l’un des rois de la corruption, cité dans les Panama paper et présenté comme un héros aujourd’hui, tous les pays sous la coupe des USA lui envois des armes et de l’argents et une partie des armes est revendue sur le marché noir en Europe et se retrouvent dans nos banlieues.
Je suis malheureusement tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne l’Europe et l’occident en général…
Mais ce que je voulais dire par a tous les nivaux, c’est qu’elle est bien présente dans la petite école du village, les actes du petit policier, tous les fonctionnaires en bas de l’échelle se servent de leurs petites positions pour magouiller et tous les habitants vivent avec ce système en toute normalité…
Ce qui chez nous n’est pas encore possible… pour la vie au quotidien d’une personne lambda, ça change considérablement les choses…