Les réserves internationales de la Thaïlande ont atteint un nouveau record, le dernier chiffre s’élevant à 301 919,17 millions de dollars américains.
Elles dépassent pour la première fois la barre des 300 milliards de dollars américains.
- Les réserves de change de la Thaïlande dépassent pour la première fois les 300 milliards de dollars.
- La Banque de Thaïlande consolide ainsi sa capacité à stabiliser le baht face aux flux de capitaux.
- La flambée historique de l’or et des métaux précieux renforce la valeur globale des réserves.
Cette augmentation souligne le rôle continu de la Banque de Thaïlande (BOT) dans la gestion de la stabilité du baht face aux pressions exercées par les flux de capitaux et le renforcement de la monnaie.
Cette dernière hausse est largement considérée comme le reflet de la gestion rigoureuse du marché des changes par la BOT.
En particulier pendant une période où le baht a subi des pressions à la hausse dues à des facteurs externes et à des entrées de capitaux, ainsi que des achats massifs d’or après que les prix mondiaux aient atteint de nouveaux records.
L’or a bondi d’environ 70 % cette année, soit sa plus forte hausse annuelle en 46 ans, depuis 1979, ce qui a incité les banques centrales à freiner la volatilité excessive afin de protéger la stabilité économique générale.
L’or et l’argent prolongent leur série record grâce à la demande de valeurs refuges

Lingots d’or.
Bloomberg a rapporté que l’or, l’argent et le platine ont atteint des sommets historiques lors d’un rallye de fin d’année pour les métaux précieux, soutenu par l’escalade des tensions géopolitiques, la faiblesse du dollar américain et la faible liquidité du marché.
L’or au comptant a augmenté de 1,6 % pour dépasser 4 540 dollars l’once le vendredi 26 décembre 2025 (heure américaine).
L’argent au comptant a prolongé sa hausse pour le cinquième jour consécutif, bondissant de 7,6 % pour atteindre 77 dollars l’once.
Les tensions géopolitiques ont ravivé l’attrait pour les métaux précieux.
Le Venezuela est notamment au cœur des inquiétudes, après des mesures prises par les États-Unis pour bloquer certaines livraisons de pétrole et accentuer la pression sur le gouvernement du président Nicolás Maduro.
Washington a également lancé des frappes militaires contre les forces liées à l’État islamique au Nigeria, en coordination avec un gouvernement africain.
L’indice Bloomberg Dollar Spot, un indicateur clé de la force du dollar américain, a chuté de 0,7 % cette semaine, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis juin.
Un dollar plus faible soutient généralement l’or et l’argent.
L’or a augmenté d’environ 70 % cette année, tandis que l’argent a bondi de plus de 150 %, ce qui place les deux métaux sur la voie de leur meilleure performance annuelle depuis 1979.
Cette reprise a été alimentée par l’augmentation des achats des banques centrales, les entrées dans les ETF et les trois baisses consécutives des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine.
La baisse des coûts d’emprunt tend à soutenir les actifs non productifs tels que les métaux précieux, et les investisseurs anticipent de plus en plus de nouvelles baisses de taux en 2026.
La volonté agressive du président américain Donald Trump de remodeler le commerce mondial, ainsi que les menaces pesant sur l’indépendance de la Réserve fédérale, ont également contribué à alimenter la hausse précédente.
La demande a en outre été soutenue par ce que l’on appelle les « opérations de dépréciation », les inquiétudes liées à l’augmentation de la dette incitant les investisseurs à réduire leur exposition aux obligations d’État et aux devises des pays émetteurs.
La vigueur de l’or se reflète dans son rebond rapide après avoir chuté par rapport à son précédent sommet de 4 381 dollars américains en octobre, lorsque la reprise était considérée comme surchauffée.
Les achats massifs d’ETF ont été l’un des principaux moteurs de la dernière hausse, les participations dans le SPDR Gold Trust de State Street, le plus grand ETF sur les métaux précieux, ayant augmenté de plus de 20 % cette année.
La hausse de l’argent a été encore plus spectaculaire, portée par des flux spéculatifs et une pénurie persistante de l’offre sur les principaux marchés.
Ce mouvement a été amplifié par un resserrement historique des positions courtes en octobre, contraignant de nombreux investisseurs à racheter leurs positions.
Pour des raisons similaires, le platine a bondi ces dernières semaines, avec une hausse de plus de 40 % ce mois-ci.
Les prix du platine ont dépassé les 2 400 dollars l’once pour la première fois depuis que Bloomberg a commencé à collecter ces données en 1987.
Au-delà de la forte demande physique, l’offre mondiale de platine, utilisé dans les industries automobile et joaillière, devrait être déficitaire pour la troisième année consécutive, en grande partie en raison des perturbations en Afrique du Sud, l’un des principaux producteurs.
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Source : The Nation Thailand
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2 commentaires
Tout cela pour conclure que nous ne verrons pas le bath repartir à la baisse de sitôt, pour espérer retrouver un taux de change se situant entre 38,50 et 40 baths/1 euro…
Faudra se faire à cette idée, qu’en 2026, nous changerons notre devise européenne en baths à un taux qui se situera entre 36 et 37 baths/1 euro.
Et encore, c’est pas certain, car si la situation internationale pourrait se dégrader davantage avec une instabilité permanente de la géopolitique mondiale, des conflits régionaux et internationaux, conjugués avec l’humeur versatile d’un Président des États-Unis qui souffle le chaud et le froid, passant en quelques heures ou quelques jours, d’un traité de paix à un blocus économique, de pressions économiques à des bombardements sur des sites islamistes et autres interventions sur les 5 continents !!!
Allez, bonne année quand même… On sait jamais, un miracle peut-être ???
Pour rappel cette technique de rachat de devises n’est plus utilisée depuis longtemps.
Je crois que la dernière banque centrale qui a joué à ce sujet c’est la Banque d’Angleterre pour soutenir la livre en 1992 et le résultat avait été un échec colossal.
Ça vous donne le niveau des clowns de la BOT.
Quand tout le monde sait ce qu’il faut faire mais que personne ne le fait c’est que quelqu’un a quelque chose à gagner.
Donc c’est pas en 2026 que nos retraites vont valoir plus.
On comprend que certains décident de s’installer sous d’autres cieux plus hospitaliers…