Selon la Fondation thaïlandaise pour la promotion de la santé (ThaiHealth), la consommation de drogue chez les jeunes atteint un niveau critique.
Cannabis, kratom et méthamphétamine sont désormais très faciles à se procurer, tandis que l’âge des consommateurs ne cesse de baisser.
- Des enfants parfois âgés de seulement 11 ans figurent parmi les consommateurs de drogue identifiés en Thaïlande.
- La méthamphétamine reste la drogue la plus répandue, tandis que l’usage du cannabis et du kratom progresse depuis leur dépénalisation.
- Les ventes passent de plus en plus par les réseaux sociaux, où des emojis sont utilisés pour dissimuler les noms des substances.
- Le système de traitement des addictions est sous forte pression, avec une pénurie de spécialistes et plus de 260 000 personnes cherchant des soins.
Cette crise nécessite une action urgente, alors que les ressources en matière de santé publique sont insuffisantes, a déclaré Rungarun Limlahaphan, directeur du bureau de contrôle des principaux facteurs de risque chez ThaiHealth.
Les données du département d’observation et de protection des mineurs montrent que sur les 13 631 jeunes poursuivis en justice en 2024 pour des infractions pénales, 8 971 avaient des antécédents de consommation de drogue.
La majorité étaient scolarisés dans le premier cycle du secondaire, mais des cas ont également été recensés dans l’enseignement primaire, professionnel et dans le deuxième cycle du secondaire.
Ces chiffres montrent que les stupéfiants touchent désormais des jeunes de plus en plus tôt dans leur parcours scolaire.
La principale préoccupation est l’âge de plus en plus jeune des consommateurs de drogues, certains n’ayant que 11 ans.
ThaiHealth et Rocket Media Lab ont récemment collaboré à une analyse des comportements liés à la drogue et des facteurs de risque chez les jeunes.
Parmi leurs conclusions :
Impact de la dépénalisation du cannabis et du kratom

Feuilles de kratom et boissons infusées au kratom en bouteilles. Photo : Bangkok Post
La méthamphétamine reste la substance la plus largement consommée, mais la consommation de cannabis et de kratom a fortement augmenté depuis la dépénalisation.
Sur les 8 971 jeunes ayant des antécédents de toxicomanie, 3 240 ont consommé du cannabis et 1 579 ont consommé du kratom en 2024.
De plus en plus de jeunes mélangent également différentes substances ou produits chimiques nocifs, pensant à tort que cela renforce l’effet intoxicant.
Ventes de drogues en ligne

Illustration symbolisant la MDMA (Molly), une drogue de synthèse consommée par certains jeunes.
Les plateformes en ligne sont devenues le principal canal de distribution, en particulier le réseau social X, qui représentait 68 % des publications liées à la drogue.
Des emojis sont utilisés pour dissimuler les noms des drogues et échapper aux systèmes de surveillance.
Par ailleurs, les lieux où les jeunes se rassemblent pour consommer de la drogue sont passés des espaces publics à des espaces privés tels que des chambres, des villas avec piscine et des complexes touristiques afin d’éviter les arrestations.
Un système de soins dépassé

Jeune personne assise, tête dans les mains.
Le nombre de personnes cherchant à se faire soigner en 2025 était estimé à 260 000, ce qui dépasse largement les capacités du système de santé publique.
Satichai Arpornsiri, rédacteur en chef de Rocket Media Lab, a déclaré :
« La Thaïlande est confrontée à une pénurie de psychiatres spécialisés dans les addictions, ce qui constitue un défi majeur qui nécessite l’action de tous les secteurs pour garantir que les jeunes puissent réintégrer la société en tant qu’individus en bonne santé et productifs. »
Voir aussi :
Crise du yaba en Thaïlande : la méthamphétamine qui détruit des milliers de vies
Les internautes choqués par des photos d’enfants fumant du cannabis en Thaïlande
Thaïlande : 80 % des jeunes conscrits aux prises avec une addiction à la drogue
Source : Bangkok Post
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En 2024 (pas encore de chiffres fiables pour 2025 au niveau mondial), 395 millions de personnes (de 15 à 65 ans) ont consommé des drogues illégales, soit environ 7 % de la population mondiale âgée de 15 à 65 ans et en augmentation constante.
Avec 251 millions d’utilisateurs, le cannabis reste la drogue la plus consommée, suivi des dérivés de l’opium (66 millions), des amphétamines (32 millions), de la cocaïne (25 millions) et de l’ecstasy (21 millions).
Et cela est en perpétuelle expansion, pilotée à travers le monde et avec des réussites diverses selon les pays et les continents et la manière dont les organisations mafieuses et autres contrôlent et alimentent ce « commerce de la mort ».
Et le phénomène récent au niveau mondial est l’âge minimum auquel les jeunes ont accès à ces drogues qui, actuellement avoisine les 11 ans !
L’avenir politique et économique d’un pays confronté à ce problème (et c’est la majorité des 193 à 200 pays dans le monde) réside donc dans sa capacité à combattre les différents trafics et réseaux implantés sur son territoire parmi sa population adulte, mais aussi et surtout à travailler sur le moyen et long terme en préservant sa jeunesse dès sa scolarisation, au-delà de sa 10ᵉ année…
Sans cette politique sociale et familiale mise en place par les autorités responsables de la conduite de l’Etat et de la sauvegarde de sa population dans sa capacité à produire de la richesse et à prospérer au niveau politique, social et économique, le pourcentage des personnes sous influence des drogues et qui, à terme deviendra une charge destructrice pour eux-mêmes, leurs semblables et la société, ce pourcentage va augmenter d’année en année et gangréner cette société de l’intérieur, comme un ver dans une pomme qui finira pourrie au pied du pommier qui, malade, périra dévoré par la vermine et les insectes nuisibles…
La Thaïlande, une des plaques tournantes (avec la Birmanie et le Cambodge) les plus importantes de tous les trafics corrompus en Asie, doit se donner les moyens de sa lutte contre ceux-ci pour ne pas devenir la « Colombie asiatique ».
Les jeunes, mais aussi d’autres, en France des hauts placés.
Comme pour l’alcool.