Inquiétante hausse des infections au VIH chez les jeunes en Thaïlande : plus d’un tiers des nouveaux cas concernent les 15-24 ans.
L’Aids Healthcare Foundation Thailand (AHF Thailand) a lancé sa campagne « Utilisez-le tout simplement ».
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Une campagne de prévention lancée avant la Journée internationale du préservatif
La campagne a été présentée la semaine dernière, avant la Journée internationale du préservatif, célébrée chaque année le 13 février, à l’école Yupparaj Wittayalai de Chiang Mai.
Elle vise à promouvoir l’utilisation du préservatif et des pratiques sexuelles plus sûres chez les jeunes afin de prévenir le VIH, les autres infections sexuellement transmissibles (IST) et les grossesses non désirées.
La Journée internationale du préservatif a été créée en 2009 par l’Aids Healthcare Foundation afin de sensibiliser le monde entier au rôle essentiel que jouent les préservatifs dans la prévention du VIH et des autres IST.
Songyos Khamchai, chef du département de contrôle des maladies infectieuses au bureau de santé publique de Chiang Mai, a déclaré que les infections au VIH chez les adolescents et les jeunes adultes restaient une préoccupation urgente.
13 357 nouveaux cas et 35 % chez les 15-24 ans
Les chiffres du département de contrôle des maladies du ministère de la Santé publique montrent que l’année dernière, 13 357 personnes ont été nouvellement diagnostiquées séropositives dans tout le pays.
Ce qui porte à 547 556 le nombre cumulé de personnes vivant avec le VIH en Thaïlande.
Parmi les nouveaux cas, 35 % concernaient des personnes âgées de 15 à 24 ans.
Les responsables de la santé ont déclaré que 96,4 % des infections étaient liées à des rapports sexuels non protégés.
Chiang Mai particulièrement touchée par l’épidémie
À Chiang Mai, 731 nouveaux cas de VIH ont été enregistrés l’année dernière.
La province compte 22 387 personnes vivant avec le VIH, dont 21 576 bénéficient d’un traitement antirétroviral (TAR) dans le cadre du système de santé publique.
Entre octobre 2025 et janvier 2026, les autorités ont prévu environ 173 nouveaux diagnostics de VIH à Chiang Mai, soit une moyenne de 44 nouveaux cas par mois.
Parmi les personnes identifiées, 160 ont commencé un TAR.
Hausse des IST et recours accru à la PrEP et aux autotests
Les responsables de la santé ont également signalé une forte augmentation des autres IST, en particulier la syphilis, ce qui suggère des lacunes persistantes dans les comportements préventifs.
« Nous devons intensifier les campagnes de promotion de l’utilisation du préservatif et élargir l’accès à la prophylaxie pré-exposition (PrEP) et aux kits d’autotest du VIH », a déclaré M. Songyos.
Il a souligné que ces services sont disponibles gratuitement dans les hôpitaux publics, les hôpitaux de promotion de la santé des sous-districts et par l’intermédiaire d’organisations de la société civile.
Les autorités rappellent l’importance du préservatif chez les jeunes
Kritsiam Arayawongchai, directeur du programme national de l’AHF Thaïlande, dont le siège est à Los Angeles et qui opère dans plus de 50 pays, a déclaré :
« L’organisation célèbre chaque année la Journée internationale du préservatif afin de rappeler l’importance de l’utilisation du préservatif dans la prévention du VIH.
Chiang Mai fait partie des provinces où le taux d’infection par le VIH est relativement élevé. »
« À travers cette campagne, nous voulons que les jeunes comprennent que les préservatifs restent l’un des outils les plus efficaces et les plus accessibles pour prévenir le VIH, les autres IST et les grossesses non désirées.
Voir aussi :
Alerte au VIH en Thaïlande : des milliers de nouveaux cas chez les jeunes
50 % des nouvelles infections par le VIH en Thaïlande concerne les 15-24 ans
Inquiétante augmentation des MST dont la syphilis en Thaïlande
Puberté précoce à 7 ans, la Thaïlande s’inquiète pour la santé des jeunes filles
Source : Bangkok Post
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1 commentaire
La première (et la seule) réflexion qui me vient en priorité (je dirais presque en « urgence ») à mon esprit est :
Dans cet article, et que ce soit au niveau national ou en particulier, dans le cas de Chiang Mai, aucun des responsables qui revendique l’aspect primordial des campagnes de prévention ne parle de favoriser, de créer des cellules actives d’information permanente sur le sujet dans les écoles secondaires, supérieures et facultés universitaires pour toucher directement et de façon continue, d’année en année, tous les jeunes thaïlandais et thaïlandaises entre 13 et 24 ans.
Je ne sais pas de quelle manière les jeunes ciblés sont contactés, probablement en grande partie sur les réseaux sociaux, mais si le canal « scolaire » existe, je doute que la manière dont est abordé le problème avec une approche spécifique selon les tranches d’âge, soit diffusée et prouve son efficacité, étant donné les résultats de ces dernières statistiques.
Au delà de l’information, le discours doit être direct, réaliste, responsabilisant et médicalement percutant…
Mais il y aura toujours une part de jeunes qui refuseront l’évidence et provoqueront les risques jusqu’à la découverte de leur séropositivité… mais une fois le diagnostic posé, il sera trop tard pour réfléchir… tout retour en arrière est impossible…
Faudra-t-il aller jusqu’aux témoignages de jeunes adultes séropositifs lors de débats et conférences dans les milieux scolaires pour réveiller les consciences ?