Accueil Actualités en ThaïlandeLa Thaïlande visée par de nouveaux droits de douane américains

La Thaïlande visée par de nouveaux droits de douane américains

0 commentaires 5 minutes à lire
Conteneurs maritimes et ruban “Tariffs” avec drapeaux américains symbolisant les droits de douane des États-Unis

La Thaïlande fait partie des 60 partenaires commerciaux visés par de nouveaux droits de douane annoncés par les États-Unis.

Ces taxes supplémentaires de 10 % ou 12,5 %, qui entrent en vigueur ce vendredi 24 juillet, ciblent les pays accusés par Washington de ne pas lutter suffisamment contre l’importation de produits issus du travail forcé.

De nouveaux droits de douane pour 60 partenaires commerciaux

Les États-Unis vont imposer vendredi de nouveaux droits de douane sur les marchandises provenant de leurs 60 principaux partenaires commerciaux, dont la Thaïlande, la Chine et le Japon.

Selon des responsables américains, les pays concernés n’auraient pas suffisamment interdit l’importation de marchandises fabriquées au moyen du travail forcé.

La liste comprend également l’Australie, l’Indonésie, les Philippines, la Suisse et Taïwan.

Ensemble, les partenaires visés représentent environ 99 % des importations américaines, selon le Bureau du représentant américain au Commerce.

Des taxes de 10 % ou 12,5 % selon les pays

Les taux appliqués varieront en fonction de la gravité des manquements présumés en matière de lutte contre le travail forcé, tels qu’ils ont été évalués par l’administration américaine.

La plupart des partenaires commerciaux des États-Unis, dont la Thaïlande, seront soumis à de nouveaux droits de douane de 12,5 %.

Une vingtaine d’autres pays, parmi lesquels le Royaume-Uni, l’Indonésie, la Malaisie et le Mexique, se verront appliquer un taux de 10 %.

Washington considère que ces États ont adopté des mesures juridiques plus importantes pour empêcher l’importation de marchandises soupçonnées d’avoir été produites à l’aide du travail forcé.

Le Japon et la Corée du Sud soumis au taux le plus élevé

Parmi les principaux partenaires commerciaux asiatiques des États-Unis, le Japon et la Corée du Sud seront soumis au taux maximal.

Ces deux pays bénéficieront toutefois d’un traitement particulier : les produits déjà frappés par des droits de douane de 12,5 % ou plus seront exemptés de la nouvelle taxe.

La Chine ne profitera pas de ce traitement préférentiel.

Le nouveau droit de douane de 12,5 % viendra donc s’ajouter aux taxes déjà appliquées sur les importations chinoises.

Les produits déjà soumis à des droits de douane sectoriels imposés par Donald Trump pour des raisons de sécurité nationale depuis son retour au pouvoir en janvier 2025 ne seront cependant pas concernés par cette nouvelle mesure.

Il s’agit notamment des automobiles et des produits sidérurgiques.

Washington dit vouloir renforcer la lutte contre le travail forcé

Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, a justifié cette nouvelle offensive commerciale par l’inefficacité des démarches diplomatiques engagées jusqu’à présent.

« Le président Trump reconnaît que des décennies de persuasion morale n’ont pas permis d’éradiquer le travail forcé des chaînes d’approvisionnement mondiales », a-t-il déclaré dans un communiqué.

« Les États-Unis appliquent une interdiction d’importation des produits issus du travail forcé depuis près d’un siècle, et la font respecter rigoureusement ; il est grand temps que nos partenaires commerciaux en fassent de même », a-t-il ajouté.

Les responsables américains estiment que les entreprises américaines sont confrontées à des conditions de concurrence inégales face à certains rivaux étrangers.

Selon eux, plusieurs partenaires commerciaux réduiraient leurs coûts de production en ayant recours au travail forcé.

Une annonce après l’annulation des précédents droits de douane

L’annonce intervient avant l’expiration du droit de douane mondial de 10 % instauré par Donald Trump en février.

Cette taxe avait été mise en place peu après que la Cour suprême américaine eut invalidé les droits de douane « réciproques » généralisés visant des pays spécifiques.

La plus haute juridiction des États-Unis avait également annulé les taxes liées au fentanyl imposées sur les produits provenant de Chine, du Canada et du Mexique.

À la suite de ce revers judiciaire, l’administration américaine avait instauré un nouveau droit de douane de 10 % en s’appuyant sur une autre base juridique.

Cette mesure ne pouvait toutefois rester en vigueur que pendant 150 jours, sauf prolongation approuvée par le Congrès.

Le droit de douane temporaire expire vendredi

Cette taxe temporaire repose sur l’article 122 de la loi sur le commerce de 1974.

Cette disposition autorise le président américain à imposer des taxes à l’importation pouvant atteindre 15 % afin de répondre à des déficits jugés « importants et graves » de la balance des paiements.

Le droit de douane général doit expirer vendredi à 00 h 01, heure de Washington.

L’administration américaine cherchait donc depuis plusieurs mois à mettre en place des mesures commerciales plus durables.

Des enquêtes commerciales lancées en mars

En mars, l’administration Trump avait lancé plusieurs enquêtes commerciales destinées à remplacer une grande partie des droits de douane invalidés par la Cour suprême.

Outre l’enquête portant sur le travail forcé, Washington s’est également penché sur ce qu’il considère comme des pratiques déloyales liées à la surcapacité industrielle.

Ces investigations concernent 16 économies, dont la Chine, l’Inde, le Japon, le Vietnam et l’Union européenne.

De nouvelles taxes fondées sur l’article 301

Parallèlement au droit de douane général de 10 %, l’administration américaine avait étudié la possibilité d’instaurer des droits de douane plus durables, définis pays par pays.

Les nouvelles taxes annoncées par Washington reposent finalement sur l’article 301 de la loi sur le commerce de 1974.

Cette disposition autorise le gouvernement américain à imposer des mesures commerciales en réponse aux pratiques d’un pays étranger qu’il considère comme déloyales ou préjudiciables au commerce des États-Unis.

L’article 301 avait déjà été largement utilisé par Donald Trump lors de son premier mandat pour justifier l’augmentation des droits de douane sur les produits chinois.

Ces mesures avaient marqué le début de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

Voir aussi :


Source : Bangkok Post

Est-ce que cet article vous a été utile ?

Cliquez sur les étoiles pour le noter !

Note moyenne / 5. Décompte des votes :

Aucun vote jusqu'à présent ! Soyez le premier à noter ce billet.

Comme vous avez trouvé ce post utile....

Partagez le sur les médias sociaux ! 😉

Vous lisez régulièrement Toute la Thaïlande ?
Ajoutez le site à vos sources préférées sur Google pour ne rien manquer de nos articles dans votre fil d’actualité.

Liens utiles pour préparer votre voyage en Thaïlande

Souscrire une assurance voyage

Réserver un billet d'avion

Réserver bus, train et bateau en Thaïlande

Réserver un hôtel

Réserver des activités

Gérer son argent en voyage avec Wise

Voyage sur mesure avec Evaneos

Newsletter Form (#11)

S'abonner à notre lettre d'information

Restez informé sur la Thaïlande : vous recevrez un e-mail avec nos derniers articles une fois par semaine.



Vous pouvez nous suivre sur :

Twitter, LinkedIn, Facebook, Google News


Vous pourriez aussi aimer

Laissez un commentaire

À savoir : les commentaires sur les articles récents sont modérés le lendemain.
* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site web.

!

Ads

Merci de soutenir Toute la Thaïlande

La publicité permet de financer notre travail et de maintenir l'accès gratuit à nos informations sur la Thaïlande. Si vous utilisez un bloqueur de publicité, pensez à ajouter Toutelathailande.fr à votre liste blanche.