La Thaïlande veut attirer principalement les riches touristes, mais d’après une agence australienne, les jeunes routards peuvent apporter beaucoup plus au tourisme.
Alors que l’Autorité du Tourisme de Thaïlande (TAT) a basé sa stratégie touristique uniquement sur l’attraction de touristes aisés, principalement âgés, un responsable de Tourism Australia, l’équivalent de la TAT en Australie, a mis en garde le monde contre la sous-estimation de la valeur des jeunes voyageurs.
Lors du World Travel Market 2022* à Londres, la directrice générale régionale pour le Royaume-Uni et l’Europe du Nord de Tourism Australia a évoqué l’importance des jeunes routards.
Elle a souligné que les jeunes prennent des congés plus longs, sont des voyageurs plus aventureux et sont souvent les plus susceptibles de voyager.
Lorsque la pandémie de Covid-19 s’est calmée, ce sont les jeunes routards qui ont été les premiers à revenir voyager dans le monde entier, notamment en Thaïlande, où la scène des routards s’est rapidement revitalisée.
Et les jeunes voyageurs ont toute leur vie devant eux pour faire de plus en plus de voyages à mesure qu’ils grandissent et gagnent de l’argent à l’avenir, selon la représentante de Tourism Australia.
« Cela donne aux gens leur premier goût du voyage, c’est un investissement ».
En Australie, il est courant que les jeunes voyageurs obtiennent un visa de travail et restent en Australie, remplissant des emplois pour gagner de l’argent.
Avant le Covid-19, 250 000 jeunes touristes travaillaient en Australie, mais il n’en restait que 40 000 lorsque les frontières se sont fermées, selon Asia News Today.
Des recherches ont montré que le système de visa de travail rapportait en fait plus d’argent que les riches voyageurs, les jeunes travailleurs étrangers dépensant en moyenne environ 10 000 dollars australiens.
Les autorités ont pris note de cette situation et ont assoupli et élargi le régime des visas de travail afin d’accueillir les nomades numériques et les voyageurs plus âgés qui font une pause dans leur carrière.
Non seulement les jeunes voyageurs sont les plus polyvalents, mais ils constituent souvent le groupe démographique qui répand le plus d’argent au niveau local.
Le président de la British Educational Travel Association a souligné que les étudiants et les jeunes ont tendance à rester dans les centres et les zones urbaines et à dépenser leur argent localement.
Ils mangent sur les marchés locaux et dans les petits restaurants et fréquentent les magasins, les services et les bars locaux.
Ce qui est le cas aussi des routards plus âgés.
Une facette de l’attraction des touristes que les autorités thaïlandaises semblent souvent négliger est que certains groupes démographiques peuvent prendre des vacances coûteuses, mais qu’ils les réservent auprès d’agences de voyage dans leur pays d’origine qui utilisent des bus, des stations et des services appartenant exclusivement à des ressortissants étrangers.
Les gens mangent dans leur centre de villégiature étranger et font leurs achats dans la boutique de souvenirs étrangère.
La plupart des types de touristes que la Thaïlande veut désormais avec ferveur ne dépensent pas d’argent dans les entreprises et services locaux.
Mais les routards, si.
Ils ne sont peut-être pas riches, mais un grand pourcentage de l’argent qu’ils ont économisé pour voyager va directement dans les économies locales.
Et s’ils dépensent peu aujourd’hui, ils font passer le mot à d’autres par le biais du bouche-à-oreille, des médias sociaux et des recommandations à des amis et à des membres de la famille qui ont peut-être plus d’argent.
Les parents viennent leur rendre visite, les amis et les followers voient leurs stories Instagram, et la sensibilisation générale au tourisme dans un pays est accrue.
La Thaïlande a un passé récent de mépris pour les routards et les jeunes voyageurs.
Mais ils pourraient être utiles à ses objectifs touristiques à long terme d’être plus accueillant pour les jeunes routards qui ont injecté de l’argent dans les économies locales thaïlandaises plutôt que les touristes fortunés qui ne reviennent qu’au compte-gouttes maintenant.
* Le World Travel Market de Londres est l’événement international le plus important du marché du voyage, qui ouvre des opportunités commerciales aux professionnels du tourisme entrant et sortant.
Voir aussi :
La Thaïlande, ancien paradis des routards, recherche des touristes cinq étoiles
Les entreprises à bas prix en Thaïlande ont besoin des routards, pas des riches
Source : The Thaiger
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15 commentaires
Faire de la discrimination à l’égard des touristes en dit long sur l’état d’esprit qui règne depuis la pandémie.
Où se situe désormais la légendaire hospitalité avec ce rejet de ceux qui aiment peut-être le plus visiter le Royaume, mais avec les moyens dont ils disposent ?
Et puis les touristes fortunés font sans doute le choix d’autres destinations plus attrayantes.
Avez-vous remarqué que les touristes et migrants occidentaux pratiquent l’entre-soit ?
Les migrants occidentaux n’autorisent que les gens qu’ils peuvent exploiter économiquement ou sexuellement dans leur communauté.
Qui pratique la discrimination ?
En France, le rassemblement national élu par le peuple français n’est plus a commenté en matière de discrimination.
De plus, si vous observez les résultats des élections récentes des migrants français en Thaïlande, le vote en faveur du Rassemblement Nationale (ex Front national) traduit cet état d’esprit.
Je ne vous ferez pas l’affront de commenter les propose de cet élu français à l’Assemblée nationale française élu par le peuple français, qui a brillé par sa tolérance.
L’hospitalité thaïlandaise et toujours très vivace et très présente. Je suis témoin.
Oui, les touristes/migrants occidentaux sont de moins en moins attrayants.
Ce phénomène est mondial et ne transpire pas uniquement dans le secteur du tourisme.
La course aux touristes riches et super-riches qu’entreprend la Thaïlande depuis l’ouverture de ses frontières post-covid le 1er juillet 2022 est déjà, on le sait, un échec de plus dans leur détermination intangible à vouloir remplir les caisses du secteur du tourisme international avec cette tranche de touristes.
C’est évidemment une erreur de plus de considérer que ce sont les touristes étrangers millionnaires et multi-millionnaires qui vont miraculeusement remplir les caisses vides d’un tourisme qui commence seulement à se relancer et a encore beaucoup de défis à solutionner, à commencer par les problèmes économiques mondiaux qui pèsent sur cette relance et pour lesquels, la Thaïlande est bien démunie en termes de solutions disponibles à court et moyen terme, tant la situation mondiale se dirige vers une récession économique en 2023.
Je serais tenté, comme cet article le fait, de tenir auprès des dirigeants thaïlandais le discours et l’évidence suivante : les revenus d’un tourisme international, si cher à leurs yeux doivent être gérés comme les impôts et taxes que paient les habitants d’un pays…
Ce ne sont pas les quelques milliers de concitoyens riches et super riches qui remplissent les caisses de l’Etat avec leur imposition fiscale, mais bien la multitude de citoyens issus de la classe ouvrière et de la classe moyenne qui constituent les 90 % des revenus venant des taxes et impôts qui leur sont imposés annuellement…
Dans ce domaine, c’est la quantité de personnes fiscalement imposées qui prime sur la qualité financière supérieure d’une minorité taxée davantage individuellement, mais bien moins rentable une fois comptabilisée globalement.
Il en va donc de même pour le tourisme international de la Thaïlande, qui, comme par le passé, ne doit pas compter sur les revenus exclusifs d’un tourisme élitiste de quelques milliers de touristes super-riches pour revenir à son niveau de 2019, mais bien sur les 40 millions de touristes « normaux » qui dépenseront et rapporteront toujours plus de bénéfices globalement que la première catégorie !!!
Il est préférable d’accueillir et d’attirer en Thaïlande 40 millions de touristes qui dépenseront chacun 2 000 euros pendant leurs 2 à 3 semaines de vacances que 4 000 millionnaires résidents qui dépenseront chacun un million d’euros par an !
Quand les hautes autorités du pays et autres responsables du secteur du tourisme auront compris ça, peut-être se mettront-ils utilement à la tâche pour trouver des solutions pour attirer les touristes « pauvres », routards et autres consommateurs moyens et les convaincre de revenir en Thaïlande en nombre au lieu de les considérer comme des quantités négligeables comme ils le font depuis 6 mois, alors que les chiffres les contredisent et montrent à l’évidence que leur politique de privilèges et de projets pour touristes riches ne fonctionne pas en termes de revenus générés.
La Thaïlande n’a que trop souffert du tourisme de masse.
Le rapport gain/deterioration n’est pas en faveur du Thaïlandais avec les routards qui détruisent physiquement et socialement cette société.
Ce choix éclairé vise évidemment l’Inde, la Chine, la Russie, certainement pas les occidentaux qui s’enfoncent dans leur crise économique.
Les routards occidentaux sont de moins en moins intéressants économiquement.
Dès l’ouverture des frontières thaïlandaises, les routards occidentaux se sont empressés de venir pratiquer la mendicité en guise de financement de leur voyage.
Il apparaît évident que le choix thaïlandais soit éclairé et justifié.
Les routards occidentaux génèrent plus de problèmes, de gênes, de travail illégal, que de profits.
@ Trankiloo Beaucoup d’affirmations, mais comme vous le dites vous-même plus bas, vous êtes incapable de prouver ce que vous affirmez.
@Trankiloo « les routards occidentaux se sont empressés de venir pratiquer la mendicité en guise de financement de leur voyage. »
N’exagérez pas, la mendicité des backpackers (begpacking) a toujours été une pratique marginale et peu répandue.
Il suffit de médiatiser quelques cas pour faire croire qu’il s’agit d’une pratique courante.
Entièrement d’accord…
Le problème est que s’il y en a un qui peut paraitre irrespectueux ou sale ou je ne sais quoi d’autres, c’est celui-là qu’on va retenir et pointer du doigt…
Les routards alimentent l’économie informelle.
Par définition, le gouvernement ne la voit pas dans ses statistiques.
Les 5* ont des lobbies, pas les commerçants de rue…
Super article qui pour une fois ne fait pas l’éloge ou le relais de la TAT et du ministre du tourisme !
Combien de fois on l’a dit et répété (je n’étais alors pas le seul) que ce ne sont pas les riches qui apportent le pain aux pauvres…
Ils vivent entre eux et ne procurent aucun bénéfice à l’économie locale.
Bravo pour cet éclair de lucidité et pourvu qu’il fasse école…
C’est un pays qui a un gros problème avec l’argent.
À force d’en vouloir toujours plus pour tout et n’importe quoi, ils tomberont de très haut, car les autres pays à côté commencent à croquer ces touristes qui ne juraient que par la Thaïlande.
Les gens le savent bien aujourd’hui et délaissent de plus en plus le pays et vont ailleurs.
Et ils ont raison.
Cet article a un titre diffamant.
Personne en Thaïlande ne méprise les routards.
La Thaïlande est bien plus expérimentée que l’Australie en matière de tourisme. Il apparaît que le choix thaïlandais soit éclairé et justifié.
Il appartient aux Thaïlandais de gérer leur pays comme bon leur semble. Toute forme d’ingérence est INACCEPTABLE.
Ces Australiens doivent présenter des excuses au peuple Thaïlandais.
@NICO Les migrants français qui viennent vivre en Thaïlande le font pour un motif économique. Qui a un problème avec l’argent ?
@bossez : Vous êtes incapable de prouver ce que vous affirmez.
La Thaïlande aimez la ou quittez-la.
Rappelons déjà la définition du routard : Personne qui voyage librement et à peu de frais.
Comme on peut le constater, c’est assez vague, alors parler des routards, c’est un peu comme parler des jeunes ou des vieux, cela n’a pas de sens.
Tout le monde lors de ses voyages en Thaïlande ou ailleurs a pu croiser :
– des routards crados, alcoolisés et défoncés, irrespectueux ou pas
– des routards propres sur eux, respectueux ou pas
– des routards venus en mission humanitaire
– des routards, en fait des touristes à petit budget qui n’ont pas les mêmes centres d’intérêts que les précédents.
ETC…
Notons qu’ils ont quand même tous les moyens de se payer un billet d’avion…
Tu as l’air aigri et plein de préjugés pour quelqu’un de Trankiloo.
Oui, le côté zen des Thaïlandais n’a pas vraiment déteint sur toi, Trankiloo….
On peut aimer la Thaïlande et ne pas être pour autant d’accord avec tout !!!!
Trankiloo n’a pas pris du peuple thaïlandais gentil et accueillant car dans la tradition bouddhiste, mais des responsables politiques et ou administratif : hautains, ultranationalistes et racistes, du genre que l’on retrouve dans les ambassades, les pires quoi !
Heureusement, ils sont une minorité en Thaïlande et malheureusement, on doit parfois se les coltiner…