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Comment la mort du roi et l’élection de Trump vont affaiblir l'influence américaine en Asie

par AlterC
Le refroidissement des relations entre les USA et la Thaïlande affaiblit l'influence américaine en Asie

Une analyse de la situation en Asie après la mort du roi de Thaïlande et l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche par Benjamin Zawacki.

Traduction d'un article de Benjamin Zawacki, auteur du livre :
Thaïlande : terrain mouvant entre les États-Unis et une Chine montante


Mes commentaires sur l'article sont en marron

Le refroidissement des relations entre les USA et la Thaïlande affaiblit l'influence américaine en Asie

Benjamin Zawacki affirme que la perte progressive d'un solide allié américain dans la région ne sera exacerbé que par la mort du roi thaïlandais et l'élection de Donald Trump comme président américain

Les récents événements importants en Thaïlande et aux États-Unis sont plus liés qu'ils ne le paraissent et auront un impact sur les deux nations pour les années à venir.

À la mi-Octobre, le roi de Thaïlande Bhumibol Adulyadej, né aux États-Unis et seul roi que la plupart des Thaïlandais aient jamais connu, est décédé après 70 ans sur le trône.

Un mois plus tard, Donald Trump a été élu 45eme président des États-Unis, battant une candidate qui avait passé un quart de siècle dans les couloirs du pouvoir américain.

Les relations bilatérales entre ces deux alliés qui étaient déjà au plus bas, risque maintenant de décliner plus rapidement.

La Thaïlande et les États-Unis ont été des alliés lors de la deuxième guerre mondiale et pendant la guerre froide.


Après avoir pris le trône, le roi Bhumibol a engagé des troupes thaïlandaises pour aider l'effort de guerre en Indochine.

Quand Bangkok a finalement rejeté les 50 000 soldats américains basés en Thaïlande au milieu des années 1970, c'est le roi en personne qui a assuré que ce n'était que la fin d'un chapitre et le début d'un autre.

Une décennie de hausse du commerce, d'assistance aux réfugiés et d'exercices militaires conjoints à grande échelle a suivi.

Le roi a atteint le sommet de son pouvoir et de son prestige international en 1992, lors de son intervention au milieu d'agitations violentes qui a abouti au départ d'un dictateur et à cinq ans de «printemps» démocratique (Black May).

Le roi de Thaïlande rétablie l'ordre lors du "black may"

Le roi rétabli l'ordre lors du "black may"

Quand Bill Clinton a gagné la Maison Blanche au côté d'Hillary, il a soutenu la trajectoire de la Thaïlande après la guerre froide.

Mais le refroidissement a commencé en 1997 avec la réponse grossière de Clinton à la crise financière de la Thaïlande, quand il a critiqué la politique d'«économie d'auto-suffisance» du roi.

La "Guerre contre le terrorisme" de son successeur, rejointe par le Premier ministre thaïlandais (Thaksin Shinawatra) souvent en désaccord avec la monarchie, tendant encore davantage les relations.

Le programme de torture illégale du président George W. Bush a commencé sur le sol thaïlandais (avec Thaksin Shinawatra 1er ministre) et sa réponse à un coup d'état de 2006 (pour virer Thaksin) a été contradictoire et autodestructrice.

Lors d'une visite deux ans plus tard, Bush a choqué ses hôtes en ne rencontrant pas le roi.

Pour mieux comprendre les événement depuis la crise de 1997 et le refroidissement des relations entre la Thaïlande et les USA, il faut savoir que George Soros (puissant banquier), soutient des Clinton, de Bush et de Thaksin Shinawatra, avait fait couler le Baht pendant la crise, et que cela avait permis à son poulain, Thaksin, de s'enrichir et de prendre le pouvoir.


Ensuite Thaksin s'était attaqué à la monarchie et tentait de mettre en place les idées de Soros sur l'Open Society (politique ultra-libérale) programmes totalement à l'opposé des idées du roi.

Soros est derrière les révolutions colorées dans le monde, dont les Chemises rouges (UDD) en Thaïlande et il est en ce moment aussi derrière les manifestation anti-Trump aux USA.

Vous en serez plus en lisant cette traduction d'un article de Tony Cartalucci  sur le forum.

Barack Obama et le pivot asiatique, Bangkok pièce manquante du puzzle

Au moment où le président Barack Obama a placé la Thaïlande au sommet de son programme de voyage lors de son deuxième mandat, il avait presque ignoré le pays pendant quatre ans et n'a pas réussi à améliorer les relations comme il le voulait.

Pour la secrétaire d’état, Hillary Clinton, créer un "pivot" américain en Asie dépendrait d'amis de longue date comme la Thaïlande.

Ironiquement, les électeurs lors de la récente élection américaine ont placé beaucoup plus de poids sur le scandale de Clinton avec les courrier électronique officiel du Département d’état que sur son expérience de la politique étrangère et sa perspicacité.

Ainsi, à la suite du décès de l'allié américain le plus ferme en Asie du Sud-Est depuis la seconde guerre mondiale, le pivot - et le rôle central de la Thaïlande - a également été adopté dans le programme de Clinton.

Donc si Clinton avait gagné, il y aurait eu certainement un puissant soutient pour la famille Shinawatra et l'UDD (chemises rouges).

Le programme de politique étrangère de Trump était quand à lui limité et largement incohérent lors de la campagne électorale, caractérisé par un isolationnisme à la fois anachronique et mal avisé.

Après la mort du roi, à quel point les liens de la Chine avec les principaux alliés régionaux sont-ils solides ?

Les alliés asiatiques sont importants pour les États-Unis parce que la Chine n'en fait pas partie.

Son expansion en Asie du Sud-Est a été complète et rapide, en particulier en Thaïlande, qui sépare l'important détroit de Malacca de la volatile mer de Chine méridionale.

À travers le détroit passe un tiers du commerce mondial et deux tiers de tout le pétrole et du gaz naturel liquéfié.

Pas moins important, le modèle capitaliste chinois a été de plus en plus suivi à travers le spectre politique.

Le coup d'état en 2014 fut une manifestation populaire et prolongée contre la démocratie.

L'influence des valeurs américaines dans la région a chuté ; Combien plus pourraient-elles le faire sous un président qui les tient en basses estimes ?

Alors que des dizaines de millions de Thaïlandais pleurent le Roi Bhumibol et un nombre égal d'Américains condamnent l'élection de Trump, une relation précieuse pivote brusquement dans la mauvaise direction.

Source : South China Morning Post édition.

 

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