L’histoire émouvante d’une fillette de 4 ans élevée par sa grand-mère aveugle dans une maison délabrée du Nord-est de la Thaïlande a touché le cœur des Thaïlandais.
Le combat déchirant d’une fillette et de sa grand-mère aveugle âgée de 68 ans dans la province de Buriram, dans l’Isaan, a touché la corde sensible de la nation, ce qui a incité le peuple thaïlandais à faire des dons qui ont atteint le montant d’un million de bahts pour venir en aide à la famille.
Une enseignante thaïlandaise, Phatcharin Esatee surnomée « Aoom », s’est rendue sur les réseaux sociaux pour demander de l’aide pour son élève de quatre ans, Toey.
Aoom a partagé des vidéos sur TikTok montrant Toey avec sa grand-mère aveugle, Sao Jindasi.
Malgré son jeune âge, Toey s’acquitte de toutes les tâches ménagères, y compris la lessive, la vaisselle, et même la cuisine.

Toey en train de faire la vaisselle
Aoom a parlé au journal KhaoSod après que les vidéos soient devenues virales, révélant que Toey fréquente l’école maternelle Baan Makham Thantawan, où Aoom est son professeur.
Chaque jour, la grand-mère de Toey, Sao, l’accompagne à l’école et la ramène à la maison, malgré sa cécité.
La politique de l’école encourage les enseignants à se rendre au domicile des élèves, ce qui a permis à Aoom de rencontrer Toey chez elle.
Aoom dit qu’elle est restée sans voix lorsqu’elle a vu l’état de la maison de Toey.
Le toit est troué, le sol de la maison est en terre battue et il y a un banc en bois que les deux femmes utilisaient comme lit.
Aoom a déclaré :
« La grand-mère de Toey m’a dit qu’elle utilisait une natte pour couvrir Toey quand il pleuvait.
Je ne pouvais pas les ignorer.
Toey est très gentil à l’école.
Elle n’a pas les moyens d’acheter de la nourriture et des collations comme ses autres amis, mais elle n’a jamais pleuré pour cela.
Elle me demandait parfois des collations et je les partageais avec elle.
Elle ne joue jamais avec ses camarades de classe pendant les pauses déjeuner.
Au lieu de cela, elle vient me voir et m’aide à nettoyer les salles de classe ».
Selon Aoom, les parents de Toey travaillent à Rayong, dans l’Est de la Thaïlande, mais ils n’ont jamais pris contact avec Toey et sa grand-mère et ne leur ont jamais apporté de soutien financier.
Sao gagne 1 400 bahts (37,49 euros) par mois grâce aux allocations gouvernementales pour handicapés et personnes âgées.
Sao a expliqué qu’ils mangeaient surtout des omelettes avec du riz.
Toey lui disait qu’elle pouvait manger du riz avec du sel s’ils n’avaient pas les moyens d’acheter autre chose.
Aoom a révélé que ses amis et les personnes qui la suivent sur Facebook ont fait don de 20 000 bahts (535,81 euros) à Toey après avoir regardé les vidéos, et qu’elle leur a donc remis l’argent.
Sao a pleuré à chaudes larmes lorsqu’elle a reçu l’argent.
Mais cela ne s’est pas arrêtée là, l’histoire a pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux et les médias thaïlandais en ont parlé.
De nombreux Thaïlandais ont été émus par la situation difficile et le courage de la fillette de 4 ans et on fait des dons.
La dernière mise à jour du journal KhaoSod a révélé que le total avait dépassé le million de bahts (26 783 euros).
Après avoir appris que Sao avait reçu l’argent, Aoom a demandé instamment au service gouvernemental compétent d’annoncer que l’argent était plus que suffisant et de clôturer la donation.
Aoom a également mentionné que quelqu’un l’avait contactée via Facebook, exprimant sa volonté de s’occuper de Toey jusqu’à ce qu’elle obtienne son diplôme de licence.
Toutefois, Mme Aoom n’a pas encore entamé de discussions approfondies avec cette personne.
Le département administratif provincial rénovera également leur maison avec un budget de 180 000 bahts (4 823 euros).
Un célèbre journaliste thaïlandais de Channel 3, Sorayuth Suthassanachinda, a révélé le mardi 13 juin, lors de son émission matinale, qu’il prendrait en charge les frais de scolarité de Toey.
Il était heureux de soutenir Toey jusqu’à ce qu’elle obtienne son diplôme de médecin si elle le souhaitait.
@askrooaoomaimpatc เก่งมากลูก #เยี่ยมบ้านนักเรียน #ช่วยกันทำบุญให้น้องมีที่หลบฝนนะคะ #เด็กอนุบาล ♬ เสียงต้นฉบับ – ทราย-Chadathip 💛
Source : The Thaiger
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3 commentaires
Bel élan de générosité…
Beaucoup d’émotion et d’empathie de la part de Thaïlandais préoccupés par le sort de cette petite fille et de sa grand-mère.
Quant aux parents, ils ne semblent pas très préoccupés par l’avenir scolaire et professionnel de leur fille, la laissant pratiquement « abandonnée » à son sort et ayant en plus à sa charge, toutes les tâches ménagères que sa grand-mère ne peut assumer étant donné sa cécité…
Il faut espérer que l’enseignante qui est à la base de cet élan de solidarité et de générosité, ne verra pas ressurgir comme par miracle, les parents de la petite, attirés par le million de baths récolté et qu’elle gardera la gestion de l’ensemble des dons…
Mais la situation de cette grand-mère et de sa petite fille ne doit pas être unique en Thaïlande et il est très probable que des centaines, voir des milliers d’enfants, de parents et grands parents vivent encore aujourd’hui quasi ignorés de tous, au plus profond des campagnes, au milieu de villages reculés dans les montagnes, dans une précarité en dessous d’un seuil de pauvreté qui ne leur permet même pas de manger décemment à leur faim ni de bénéficier en ce 21e siècle d’un minimum de confort et de dignité humaine.
Y aura-t-il un jour en Thailande, un gouvernement qui décidera de mettre en route une réforme de sécurité sociale globale, nationale, qui permettra d’éradiquer ce genre de situation et de permettre aux plus pauvres citoyens, démunis de tout, de bénéficier d’une aide minimum d’allocations sociales d’un montant de 10 000 baths par famille, majoré de 3 000 baths par enfant à charge, montants qui pourraient faire l’objet d’augmentation périodique de 2%, révisable chaque année, reflétant une moyenne inflationniste des salaires et du coût de la vie.
IL faudrait aussi penser dans ce contexte, aux mesures à prendre pour éviter le piège de faire d’une tranche de la population, des « assistés sociaux » en marge de la société active…
La mise en place d’une telle réforme, propre à la Thaïlande, avec les spécificités économiques du pays, mais qui pourrait également s’inspirer des modèles français et belges de sécurité sociale (parmi les meilleurs au monde, paraît-il !), est-elle envisageable ?
Sur papier, certainement, mais sa mise en chantier demanderait des années pour se concrétiser, car elle toucherait l’ensemble des matières existantes et demanderait une remise en question totale de la structure sociale, économique et fiscale du pays…
Le proverbe bien connu « le temps, c’est de l’argent » prend ici une tonalité toute particulière…
Raison de plus pour y réfléchir dès à présent, encore, faut-il que la volonté politique existe dans ce sens.
Quand on constate chez nous le chemin long et tortueux que suit depuis plusieurs années, rien que l’idée d’un « revenu universel pour tous », sans apercevoir la moindre lueur à l’horizon de cette initiative, on peut douter d’une éclaircie durant les 4 années de la prochaine législature thaïlandaise.
Bien dit Hansson.
La monarchie étant absente, il est agréable de voir la générosité de la basse Thaïlande.