Les autorités thaïlandaises s’apprêtent à engager des procédures contre 112 entreprises détenant des terrains à Koh Phangan.
Ces sociétés présentent une participation étrangère supérieure au seuil autorisé par la loi et certaines pourraient perdre leurs droits fonciers.
112 entreprises dans le viseur à Koh Phangan

Jumpot Wannachatsiri, gouverneur de Surat Thani. Photo : PR Surat Thani
Le gouverneur de Surat Thani, Jumpot Wannachatsiri, a ordonné aux autorités compétentes de prendre des mesures contre les entreprises concernées dans le cadre de la campagne visant la propriété foncière des sociétés sur l’île.
Les autorités ont examiné 1 832 entreprises détenant des terrains à Koh Phangan.
Parmi elles, 93,9 % ont été classées comme entreprises ordinaires, tandis que 112 sociétés, soit 5,7 % du total, présentaient une participation étrangère supérieure au seuil prévu par la loi.
Enfin, 0,4 % des entreprises contrôlées avaient déjà reçu du gouverneur l’ordre de se séparer de leurs terrains.
Près de 87 rai de terrains concernés
Parmi les 112 entreprises concernées, 104 ont été identifiées lors des inspections menées par les autorités, tandis que huit faisaient déjà l’objet de décisions de justice.
Ensemble, elles détiennent 124 parcelles couvrant environ 86,86 rai, soit près de 14 hectares.
Les autorités envisagent désormais de prononcer des ordonnances de cession à l’encontre de 28 entreprises.
Les dossiers de 76 autres sociétés sont toujours examinés par le bureau foncier de Koh Phangan avant d’être soumis à la procédure prévue par la loi.
Les premières ordonnances ont déjà été prononcées

Une plage bordée de végétation sur l’île de Koh Phangan, dans le golfe de Thaïlande.
Jumpot Wannachatsiri a déjà émis des ordonnances d’aliénation à l’encontre de huit entreprises concernant neuf parcelles.
Les agences compétentes poursuivront leurs enquêtes et le suivi des dossiers restants dans les délais prévus par la loi.
Selon les autorités, ces mesures visent à faire respecter la législation foncière et à protéger les intérêts nationaux.
En Thaïlande, les étrangers ne peuvent généralement pas posséder directement de terrains.
L’utilisation de sociétés thaïlandaises et de prête-noms pour contourner ces restrictions fait régulièrement l’objet de contrôles des autorités.
Les étrangers possèdent directement 6 % des terres de l’île
Dans un autre rapport, le directeur du Département foncier thaïlandais a déclaré que les ressortissants étrangers possèdent directement 6 % des terres de Koh Phangan.
Cette déclaration intervient alors que des habitants de l’île s’inquiètent de plus en plus de l’influence croissante des étrangers à Koh Phangan.
Voir aussi :
Source : The Thaiger
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3 commentaires
Ne serait-il pas plus simple de laisser les étrangers acheter des terres, mais en mettant une taxe sur les transactions de 100, 200, 300% qui maintienne l’équité de l’accès au foncier ?
La taxe limiterait l’accès au foncier aux personnes étrangères qui amènent de la richesse et permettrait aux locaux d’acheter à un prix normal, tout en évitant la criminalité…
CCO18, bonjour…
Dans l’absolu, votre proposition tient la route, mais dans un autre pays que la Thaïlande.
En effet, depuis toujours, dans la mentalité thaïlandaise en général et dans celle de ses dirigeants politico-économico-financiers en particulier (car les premiers intéressés), la priorité a toujours été de protéger le droit du sol et de réserver l’acquisition de terres aux seules personnes de nationalité thaïlandaise.
Et par le passé, y compris un passé encore récent, la corruption et le contournement des lois en vigueur ont permis à des particuliers et à des sociétés écrans appartenant à des personnes ou des entreprises étrangères d’acquérir illégalement des hectares et des hectares de terrains à bâtir dans le but d’y investir de l’immobilier commercial…
Mais toute cette alchimie a pris tellement d’ampleur en y attirant des investisseurs indésirables aux pratiques quasi-mafieuses, que les autorités thaïlandaises se sont décidées à intervenir avant d’être dépassées par ceux-là, avec une situation hors de contrôle…
Le moment est donc venu de la grande tonte d’été où l’on rase gratis et où l’on élimine les brebis galeuses du troupeau pour éviter l’épidémie nationale !!!
Et je doute, malgré une taxe de 300% sur le prix d’acquisition de terrains par des étrangers, que cela puisse faire changer les décideurs thaïlandais de s’orienter vers cette nouvelle politique de libéralisation de l’accès au sol thaïlandais…
Il s’en suivrait une razzia (même avec des prix taxés à ce niveau) de grandes sociétés étrangères dans l’immobilier d’investissement, qui exempterait une grande partie de la population thaïlandaise elle-même d’acquérir des terrains aux meilleurs endroits, étant donné leurs revenus limités, même à des prix « thais »…
La politique thaïlandaise dans ce domaine n’est donc pas prête, à mon sens, à se diriger vers cette alternative qui peut paraître rentable pour le Trésor public dans un premier temps, mais qui n’empêcherait pas le sol thaïlandais d’être « acheté et privatisé » à des fins touristico-commerciales, ce qui reste un tabou pour les Thaïs !!!
Quand, malgré la corruption, l’illégalité devient ingérable entre les corrupteurs et les corrompus…
C’est l’heure de la grande lessive à Phangan…
Espérons qu’il y aura assez de machines à laver pour essorer partout en Thaïlande…
Pas que la police soit devenue plus catholique que le Pape, mais à un moment donné, faut remettre l’église au milieu du village, même si elle est remplie d’hérétiques!