Les touristes étrangers reviennent en nombre en Thaïlande, mais ils dépensent beaucoup moins d’argent qu’avant.
Le pays est sur le point d’accueillir presque autant de visiteurs qu’en 2019, année dorée où près de 40 millions de touristes étrangers ont afflué, générant un chiffre d’affaires international stupéfiant de 2 000 milliards de bahts (53,16 milliards d’euros).
Cependant, alors que le pays est en bonne voie pour atteindre l’objectif ambitieux du gouvernement de 36,7 millions de visiteurs étrangers d’ici à la fin de l’année, l’objectif de 2 300 milliards de bahts (61,14 milliards d’euros) de recettes semble de plus en plus hors de portée.
Les conflits mondiaux persistants et les incertitudes économiques resserrent les cordons de la bourse des touristes, menaçant de faire dérailler les aspirations de la Thaïlande en matière de recettes.
Pour remédier à cela, le royaume a mis en place des nouveaux visas le 15 juillet 2024, pour permettre aux voyageurs de rester plus longtemps, et ainsi dépenser plus.
Voir : Comment la Thaïlande va vous faire rester plus longtemps et dépenser plus ?
Du 1ᵉʳ janvier au 25 août, la Thaïlande a déjà accueilli 23 096 752 touristes étrangers, qui ont collectivement dépensé environ 1 080 milliards de bahts, selon le ministère du Tourisme et des Sports.

Voyageurs dans l’aéroport de Suvarnabhumi en Thaïlande. Photo : The Nation Thailand
Il reste donc un montant colossal de 1 200 milliards de bahts à générer au cours des quatre derniers mois de l’année, ce qui n’est pas une mince affaire.
Thienprasit Chaiyapatranun, président de l’Association des hôtels thaïlandais (THA), s’est inquiété de la baisse des dépenses par touriste par rapport à l’ère pré-pandémique.
« Nous estimons que pendant la haute saison, du quatrième trimestre de cette année au premier trimestre de l’année prochaine, les touristes continueront à dépenser.
Mais il est crucial de surveiller l’évolution de l’économie mondiale en 2025 et son impact sur le secteur du tourisme. »
Suphajee Suthumpun, PDG du groupe hôtelier Dusit Thani, reste quant à lui prudemment optimiste.
« Nous espérons que le nouveau gouvernement, dirigé par le Premier ministre Paetongtarn Shinawatra, attirera des touristes de qualité qui resteront plus longtemps, dépenseront plus et apporteront de nouveaux objectifs lucratifs à leurs visites. »
Boon Sian Chai, directeur général et vice-président du marketing international du groupe Trip.com, a souligné une tendance notable dans l’industrie touristique mondiale, portée par la nouvelle génération de voyageurs.
Pour ces voyageurs, et particulièrement la génération Z, leur objectif n’est pas seulement d’atteindre une destination, ils recherchent également des expériences uniques, notamment celles proposées par les hôtels.
Une autre tendance est la popularité croissante des hébergements alternatifs, tels que les boutique hôtels et les locations de vacances.
Ces options sont particulièrement privilégiées par les groupes d’amis et les familles, car les voyageurs cherchent de plus en plus à découvrir la culture locale.
De plus, on observe une croissance notable de la demande de voyages de luxe, en particulier en Asie, où plus de 63 % des voyageurs préfèrent réserver des hôtels 4 à 5 étoiles où le tarif journalier moyen (ADR) est d’environ 5 500 bahts (146 euros) par chambre.
Voir aussi :
Les voyageurs étrangers recherchent des destinations moins connues en Thaïlande
Les recettes touristiques de la Thaïlande seront bien en dessous de l’objectif
La Thaïlande veut plus de touristes et de dépenses dans les zones secondaires
Source : The Nation Thailand
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10 commentaires
Dans le cadre de cette « course aux dépenses des touristes », peut-être qu’un taux de change stable autour de 39 baths pour 1 euro ou 37.50 pour 1 dollar, serait à même de favoriser plus de dépenses de la part des touristes internationaux.
Mais le peu de stabilité de la monnaie thaïlandaise (le bath est passé de 39,65 baths à 37.30 pour 1 euro en à peine 2 semaines !) ne favorise pas cette politique de change favorable aux dépenses des touristes étrangers…
Et jusqu’à présent, aucun économiste ou spécialiste financier thaïlandais n’est parvenu à trouver la solution pour garantir cette stabilité.
« Nous espérons que le nouveau gouvernement, dirigé par le Premier ministre Paetongtarn Shinawatra, attirera des touristes de qualité qui resteront plus longtemps, dépenseront plus et apporteront de nouveaux objectifs lucratifs à leurs visites. »
Vite, vite, il faut qu’il aille mettre 1 000 bahts au temple le plus proche.
Bonjour,
Il est évident que la moyenne de dépenses en bahts, dans cet article est fausse.
La moyenne est nettement plus élevée.
Certainement le double.
Pourquoi ?
Les Thaïlandais ne déclarent RIEN ou presque.
Une preuve : regardez la voiture, le pick-up de Monsieur Tout Le Monde, en Thaïlande, et regardez celle du Français.
On comprend aisément que rien est déclaré au pays du sourire.
90% de mes ami-e-s Thaïlandais, de mes voisins… NE DECLARENT RIEN, ABDOLUMENT RIEN.
Je rejoins Clémenceau dans son commentaire…
Les chiffres avancés par le ministère du tourisme me semblent bien peu refléter une réalité.
1 080 milliards de baths dépensés par les quelques 23 millions de touristes, cela fait une moyenne de 46 760 baths par touriste, soit 1 230 euros.
Si on considère que le touriste « monsieur tout le monde » passe 15 jours de vacances en Thaïlande, cela revient à des dépenses journalières de 82 euros.
Pour arriver à maintenir cette fourchette de budget dans un pôle touristique, sur une île ou dans un environnement festif de vie nocturne, faut louer une chambre dans un guesthouse thai à 500/ 600 baths la nuit, se nourrir chez les « street-food » et limiter drastiquement les sorties et soirées dans les bars à bières et autres établissements de divertissement, spectacles, massages, sans parler des dépenses engendrées par les rencontres que l’on peut y faire.
Personnellement, en tenant compte du coût de la vie « touristique » et de ses hausses de prix cumulées depuis les années post-covid et de mon expérience personnelle, un touriste international (très) raisonnable doit envisager un minimum de 100 à 150 euros par jour pour profiter des attraits touristiques du Royaume…
Sans pouvoir se payer un 4 ou un 5 étoiles, ce qui reste le privilège de personnes pouvant dépenser entre 300 et 500 euros par jour, les dépenses parallèles étant en rapport avec la classe de l’hôtel (coût des services, taxis de l’établissement hôtelier, pourboires du personnel, repas dans le restaurant privé de l’hôtel, etc, etc…)
Au vu de ces chiffres, s’ils ont bien été évalués, force est de constater que la multiplication des visas pour attirer certaines catégories de touristes longue durée, l’exemption de visas passée de 57 à 93 pays pour les touristes avec permis de séjour gratuit de durée limitée à 60 jours et autres mesures de marketing à travers le monde, ne porte pas ses fruits et que la Thaïlande n’applique pas les bonnes méthodes pour attirer des touristes pouvant dépenser davantage que 1230 euros pour 15 jours de vacances !!!
La politique touristique « courte durée » de la Thaïlande, qui consiste actuellement à vouloir gagner plus en dépensant moins dans les infrastructures et l’investissement à long terme, est donc à revoir dans son ensemble.
Beaucoup de touristes comptabilisés par le gouvernement ne viennent que pour le week-end…
C’est le cas des Malaisiens en particulier, qui après les chinois sont les plus importants en nombre…
Seuls 6 % des Thaïlandais paieraient des impôts
Voilà un article du Petit Journal.
Quand je vois tous ces retraités qui veulent absolument se précipiter aux impôts l’année prochaine pour déclarer leurs virements, et qui vivent ici depuis des années, je suis écroulé de rire.
Ils n’ont rien appris pendant toutes ces années ?
La Thaïlande a longtemps attiré les touristes internationaux en raison du faible coût de la vie, permettant à ceux-ci de profiter d’un séjour agréable à des prix très compétitifs.
Cependant, cette situation est en train de changer.
Avec l’augmentation des coûts dans les zones touristiques, souvent attribuée à la domination des circuits touristiques par des entreprises étrangères cherchant à obtenir des marges bénéficiaires similaires à celles qu’elles réalisent en Europe, les touristes commencent à reconsidérer leurs choix de destination.
En effet, la hausse des prix dans ces zones fortement touristiques pousse de nombreux voyageurs à chercher des alternatives moins coûteuses.
Pour pallier cette montée des coûts, beaucoup choisissent de passer moins de temps en Thaïlande ou de dépenser moins en optant pour des destinations moins prisées.
Dans notre propre expérience, nous avons réussi à rester deux mois en limitant nos dépenses en évitant les lieux trop touristiques et en cherchant des options plus abordables.
Cela nous a permis de profiter pleinement de notre séjour tout en respectant un budget plus raisonnable.
Le 1 € pour 37,59 bath n’aide pas du tout.
Les chiffres comptabilisent les touristes chinois ou Malais qui viennent juste pour quelques jours ?
Et les cambodgiens, les laotiens, les birmans… qui viennent pour travailler.
@ GG Hors sujet, l’article évoque le tourisme, pas les travailleurs.
Il faut lire avant d’écrire…