Après l’attaque de l’Iran sur Israël et la menace de riposte, les prix du pétrole sont en hausse ce qui inquiète la Thaïlande.
Les prix du pétrole ont augmenté ce mardi 16 avril au milieu de tensions accrues au Moyen-Orient après que le chef militaire israélien a déclaré que son pays répondrait à l’attaque des missiles et des drones du week-end de l’Iran au milieu d’appels à la retenue lancés par ses alliés.
Le ministère du Commerce thaïlandais a demandé aux organismes publics de prendre des mesures pour faire face à une éventuelle hausse des prix de l’énergie en cas d’escalade du conflit entre l’Iran et Israël.
Selon une source gouvernementale, le Premier ministre Srettha Thavisin suit de près la situation au Moyen-Orient en ce qui concerne l’impact sur la Thaïlande et a demandé aux agences gouvernementales de lui faire un rapport si la situation se détériorait davantage.
Cette décision fait suite à l’attaque de missiles et de drones menée par l’Iran contre Israël le dimanche 14 avril, en réponse à l’attaque d’Israël contre le consulat d’Iran à Damas le 1ᵉʳ avril.
C’était la première fois que l’Iran attaquait directement Israël après une longue guerre de l’ombre entre les deux ennemis.
Le ministre du Commerce, Phumtham Wechayachai, a déclaré lundi qu’il avait chargé le ministère et plusieurs organismes d’évaluer les impacts possibles qui pourraient affecter le commerce thaïlandais.
Il s’agit du département de la promotion du commerce international, du bureau de la politique et de la stratégie commerciales et les diplomates du commerce dans les missions étrangères
M. Phumtham a également demandé que l’activité soit surveillée dans le détroit d’Ormuz, qui sépare l’Iran de la péninsule arabique.
Il s’agit d’une voie maritime essentielle pour les exportations de pétrole et de gaz naturel de presque tous les pays du Moyen-Orient, notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Iran, le Qatar et le Koweït.
Environ 21 millions de barils de pétrole passent par le détroit chaque jour.
Si le conflit s’aggrave, entraînant la fermeture de la route commerciale, cela pourrait sérieusement affecter l’approvisionnement en pétrole, entraînant une augmentation des coûts de transport et une hausse des prix mondiaux de l’énergie.
Les agences d’État ont reçu pour instruction d’étudier les inconvénients de tels scénarios et de proposer des contre-mesures pour prévenir les impacts sur la Thaïlande et les exportations du pays, a-t-il déclaré.
Le Conseil national du développement économique et social a déclaré plus tôt que le conflit entre Israël et le Hamas pourrait affecter l’économie thaïlandaise par le biais du prix du carburant et du gaz de pétrole liquéfié (GPL) si la guerre s’intensifiait.
La capacité du pays à plafonner les prix des carburants semble s’être affaiblie, tandis que les prix du GPL pourraient continuer à augmenter, car le fonds de carburant pétrolier s’épuise rapidement, selon l’évaluation.
Kriengkrai Thiennukul, président de la Fédération des industries thaïlandaises (FTI), a suggéré que le gouvernement élabore un plan de gestion des risques.
Cela pourrait aussi avoir un sérieux impact sur le tourisme si la hausse du prix des carburants augmente le coût des billets d’avion.
Voir aussi :
Attaque de l’Iran contre Israël : Thai Airways modifie ses itinéraires
Des avions en vols vers Israël forcés de revenir en Thaïlande
Source : Bangkok Post
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1 commentaire
Comme tous les pays non-producteurs et dépendants de produits énergétiques issus directement ou indirectement de l’industrie pétrolière et gazière, la Thaïlande ne peut que prendre des mesures internes au pays, soit en réduisant les taxes et accises, soit en négociant et en faisant pression sur les prix de livraison venant des pays de l’OPEP.
Certes, la Thaïlande possède dans le Golfe de Thaïlande des gisements de gaz, dont l’exploitation est détenue à 69,9% par la filiale de Chevron, à 27,4% par le Japonais Mitsui Oil Exploration (MOECO) et à 2,7% par le Thaïlandais PTT Exploration and Production Public, mais ces gisements ne peuvent garantir la totalité des besoins de plus en plus importants en gaz de la Thaïlande et de plus, la capacité de ces gisements est limitée dans le temps.
La Thaïlande a donc raison de s’inquiéter, car sa marge de manœuvre pour garantir des prix maxima et limiter les effets économiquement néfastes sur la population et les importations de produits pétroliers pour faire fonctionner les industries et la machine économique du pays est étroite, comme bon nombre de pays européens d’ailleurs, sans parler des conséquences d’un prix du litre d’essence vendu à la pompe qui dépasse actuellement pour la qualité supérieure (super 95), les 40 baths, en augmentation de plus de 2 bath le litre en 15 jours…