La Thaïlande travaille sans relâche pour mettre fin à la crise au Myanmar voisin, selon le Premier ministre Srettha Thavisin.
Alors que les rebelles continuent de gagner du terrain face à la junte du Myanmar, la Thaïlande tente de trouver des solutions pour ramener la paix et arrêter l’afflux de réfugiés qui tentent d’échapper aux violents combats.
Voir : Guerre au Myanmar : la Thaïlande veut jouer les médiateurs de paix
Lors du forum « Futur de l’Asie » organisé par le journal japonais Nikkei Asia, qui s’est tenu à Tokyo du 23 au 24 mai, M. Srettha a déclaré :
« Le gouvernement travaille avec le Laos, qui préside actuellement l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, et d’autres pays membres sur la question du Myanmar.
La Thaïlande intensifie l’aide humanitaire aux habitants du Myanmar le long de la frontière thaïlandaise, où les conflits font rage.
Nous travaillons ensemble sans relâche pour un Myanmar pacifique, stable et unifié.
Nous voulons que le Myanmar retrouve le chemin de la démocratie. »
La Thaïlande redouble d’efforts pour résoudre le conflit au Myanmar, car elle partage une longue frontière avec ce pays et doit régulièrement faire face à un afflux de réfugiés fuyant les affrontements.
Voir : Le Myanmar dépassé par les attaques des rebelles, la Thaïlande par l’afflux de réfugiés
La violence s’est intensifiée au cours des derniers mois, le gouvernement militaire dirigé par Min Aung Hlaing s’efforçant de faire face à un conflit sur plusieurs fronts avec plusieurs groupes ethniques armés.
Les affrontements ont également jeté le doute sur la promesse de la junte d’organiser des élections, plus de trois ans après avoir pris le pouvoir par un coup d’État et évincé la dirigeante civile Aung San Suu Kyi.
Voir aussi :
Des affrontements éclatent à la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar
La junte du Myanmar est au bord du gouffre, la Thaïlande revoit sa position
La Thaïlande coupe les connexions d’un centre d’appels d’escroc au Myanmar
Source : Bangkok Post
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1 commentaire
Je cite Mr Serttha, PM thailandais :
« Nous travaillons ensemble sans relâche pour un Myanmar pacifique, stable et unifié.
Nous voulons que le Myanmar retrouve le chemin de la démocratie », fin de citation.
Si tel est le souhait de la Thaïlande, il n’y a pas 36 solutions pour que le Myanmar redevienne (en admettant qu’elle l’ait été déjà par le passé !) une nation « démocratique » ; en l’occurrence, la junte militaire au pouvoir depuis de longues années (avec une brève éclaircie d’un gouvernement civil aux pouvoirs limités par l’Armée toujours présente dans les ministères clés de la nation) doit disparaître de l’échiquier politique à 100%, rentrer dans ses casernes et y rester…
Devant cette évidence, la Thaïlande se positionne en faveur d’élections libres au suffrage universel, sans que l’Armée ne s’immisce de quelque manière que ce soit dans ce processus électoral, à commencer par l’absence de candidats éligibles issus de l’Armée et de militaires en fonction.
La situation sur le terrain étant actuellement chaotique au possible et d’une instabilité politique et militaire ne permettant pas ni la défaite imminente de la junte toujours au pouvoir, ni la victoire de la coalition des différentes ethnies et forces rebelles dans un avenir proche, la Thaïlande ne semble pas disposer de pressions politiques assez fortes pour amener la junte militaire à quitter le pouvoir.
Seule la progression des armées rebelles « démocratiques » du Myanmar vers Rangoon la capitale des forces armées (la capitale administrative est une ville en plein cœur de la junte appelée « Naypyidaw » depuis 2005, ville très peu peuplée et pratiquement isolée du véritable pouvoir de la junte installée encore aujourd’hui à Rangoon) et la reddition du gouvernement militaire pourrait apporter une lueur d’espoir quand à la constitution d’une coalition parlementaire temporaire chargée d’organiser des élections dans les délais les plus brefs possibles.
Par le passé, la haute hiérarchie de l’Armée avait sauvé les meubles et la peau de ses dirigeants en acceptant la tenue d’élections, tout en gardant la main mise sur les pans essentiels du pouvoir et les ministères clés du pays, assortis d’une amnistie concernant les auteurs des nombreuses violations des droits de l’homme, assassinats, disparitions et tortures d’opposants à la dictature.
Je suppose que cette fois, les dirigeants des différentes factions des armées rebelles et les représentants des différentes ethnies indépendantistes du pays, ne seront plus dupes de ce genre de compromis, raison pour laquelle une solution pacifique et le retour à la paix civile et à un gouvernement démocratique ne pourra se faire que par le renversement de la junte, l’emprisonnement de ses dirigeants et leur procès à plus long terme. Et à cela, la Thaïlande ne pourra rien y changer quelles que soient ses bonnes intentions et ses tentatives de médiation entre les 2 parties.
L’avenir du Myanmar sont entre les mains des dirigeants birmans qui actuellement n’envisagent aucunement de déposer les armes d’un côté, comme de l’autre pour entamer des négociations.