La société américaine BlackRock, la plus grande société de gestion d’actifs au monde, a exprimé son intérêt pour l’expansion de ses activités en Thaïlande.
Le Premier ministre Srettha Thavisin a rencontré le PDG de BlackRock, Larry Fink, à la 78e Assemblée générale des Nations Unies à New York.
Le porte-parole du gouvernement, Chai Wacharonke, a annoncé que BlackRock investirait dans le secteur bio-circulaire-vert (BCG) de la Thaïlande et donnerait aux entreprises thaïlandaises des capitaux massifs pour se développer et renforcer l’économie du pays.
Il a déclaré que le résultat de la rencontre entre Srettha et Larry Fink est une bonne nouvelle pour les efforts déployés par la Thaïlande pour résoudre ses problèmes économiques.
BlackRock Inc. s’intéresse aux énergies propres, telles que l’énergie éolienne et solaire, ainsi qu’au recyclage des déchets, a-t-il déclaré, précisant que le gestionnaire d’actifs s’intéresse également aux PME, en plus des grandes entreprises.
Il a noté que les entreprises qui promeuvent le modèle BCG sont différentes des entreprises traditionnelles, car elles nécessitent des travailleurs hautement qualifiés et réduisent de moitié l’utilisation des ressources naturelles.
Selon M. Chai, la valeur du secteur BCG thaïlandais est estimée à 3,44 billions de bahts et devrait passer à 4,4 billions de bahts l’année prochaine.
Plus d’une centaine d’entreprises promouvant l’économie du BCG pourraient en bénéficier.
M. Chai a déclaré que Blackrock souhaitait investir dans des obligations liées au développement durable qui seront émises par le gouvernement thaïlandais l’année prochaine.
Le PDG de BlackRock a également salué l’Asie du Sud-Est comme une région à fort potentiel dans laquelle BlackRock prévoit de continuer à investir.
Un certain nombre de fonds thaïlandais de grande envergure, tels que le Fonds de Sécurité sociale et le Fonds de pension du gouvernement, investissent également par l’intermédiaire du fonds négocié en bourse (ETF) de BlackRock.
Qu’est-ce que BlackRock et pourquoi cette société fait peur ?

Le PDG de BlackRock, Larry Fink.
Fondé par Larry Fink en 1988, BlackRock est le gestionnaire d’actifs le plus puissant du monde avec plus de 9 430 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
C’est plus que la production annuelle de richesse de tous les pays du monde, à l’exception de la Chine et des États-Unis.
Il s’agit d’abord d’un gestionnaire d’actifs qui collecte de l’argent auprès d’investisseurs institutionnels (assureurs, retraites privées, etc.) pour l’investir sur les marchés financiers, en leur nom.
Outre son rôle d’investisseur pour les particuliers et professionnels, BlackRock analyse et conseille les institutions publiques, ministères des Finances, banques centrales…
BlackRock possède des actions dans toutes les entreprises les plus importantes et les plus influentes de la planète comme Apple, Microsoft, Google, Amazon, Pfizer, Pepsi, Coca-Cola…
BlackRock possède également des parts dans des médias aux opinions opposées, ce qui lui permet d’influencer l’ensemble du spectre politique.
BlackRock est aussi connu comme étant le plus grand investisseur aidant les fabricants d’armes, à travers ses iShares U.S. Aerospace and Defence ETF.
La société est si puissante qu’elle est souvent qualifiée de “gouvernement fantôme” capable de changer le cours des événements et d’influencer le monde en fonction de ses intérêts.
La firme de Larry Fink jouit désormais d’une influence dans tous les domaines de la vie de nombreux particuliers dans le monde, emplois, logement, routes, ponts, santé, éducation, retraites, d’où l’attention qu’elle suscite parmi les médias, institutions et politiques.
Si BlackRock est si efficace pour conseiller les gouvernements du monde entier, c’est grâce à son logiciel appelé “Aladdin”.
Pour faire simple, Aladdin est un réseau de 5 000 ordinateurs que BlackRock utilise pour surveiller des millions de transactions et analyser les portefeuilles de ses clients 24 heures sur 24 afin de gagner de l’argent.
Pour pouvoir fournir ce service, BlackRock doit avoir accès à des données confidentielles provenant de banques, de compagnies d’assurance, de fonds de pension et d’autres grandes institutions du monde entier.
Grâce à Aladin, BlackRock supervise des milliards de dollars d’actifs.
Malgré son crédo environnemental affiché, un groupe d’activistes écologistes, Extinction Rebellion, estime que BlackRock brasse plus de 300 Milliards de dollars dans les entreprises liées au pétrole, au charbon et au gaz naturel.
De plus en plus d’économistes, de journalistes et de citoyens alertent sur le danger systémique que représente BlackRock.
Fiona Morton, professeur d’économie à l’Université Yale flaire un risque pour la démocratie.
Elle prévient que BlackRock qui n’a aucune légitimité démocratique pourrait, avec son énorme puissance financière, influencer les États quant à l’utilisation accrue de l’intelligence artificielle.
Source : Bangkok Post, Mediapart, Wikipedia
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7 commentaires
BlackRock est effectivement LE monstre financier de la planète et détient, comme l’explique très bien l’article de manière simple et condensée, des actifs et intérêts financiers dans toutes les plus grandes entreprises capitalistes du monde.
Et quand je dis « détient », je devrais plutôt dire que BlackRock, de part sa position dominante sans partage, les « tient » par la queue, la barbichette en y ajoutant l’anneau dans le nez !!!
Que la Thaïlande ne s’y trompe pas : si BlackRock ne sera jamais une entreprise philanthropique et s’il s’intéresse aux entreprises thaïlandaises, ce n’est pas pour les beaux yeux bridés de ses employées, mais pour le potentiel que représentent certains secteurs en développement et particulièrement les bio-énergies et le recyclage des déchets plastiques et bio dégradables… et l’on sait combien dans ce domaine, la Thaïlande est un pays vierge et sans expérience probante, se débattant vainement depuis des dizaines d’années sans grand succès, par manque de technologies de pointe, de personnel qualifié et spécialisé, de moyens logistiques et financiers pour gérer et venir à bout de ses montagnes de millions de tonnes de déchets non-triés et non-recyclés, accumulés dans des décharges à ciel ouvert à travers tout le pays.
BlackRock va donc injecter des milliards de dollars dans le développement des bio-énergies et du recyclage des déchets dans des sociétés thaïlandaises qui désirent se développer dans ce domaine… très bien, mais il ne faut pas se leurrer : si BlackRock investit 1 dollar, c’est au final pour en gagner 3, 5 10 ou plus !!!
BlackRock est un dragon affamé de proies dont il se nourrit en les gavant dans un premier temps pour les amener à produire du profit et des bénéfices qui viendront alimenter le feu intérieur et donneront à la bête la capacité de cracher ses flammes toujours plus fort et plus loin !
Et BlackRock n’a pas choisit la Thaïlande au hasard pour lancer cette grande lessive « écologique » : le pays est probablement l’un des pays dans le monde (dont l’Inde et certains pays d’Amérique du Sud) qui possède, en rapport avec la taille du pays et de sa population, l’un des plus gros tas de « linge sale » à laver… il y a donc du boulot, des entreprises et des emplois à créer, une logistique énorme à mettre en place, des personnels à recruter, à former, etc… et tout cela, à terme, profitera au cavalier qui dirige sa monture et non pas au cheval qui labourera le champ et à qui il donnera périodiquement la carotte pour le récompenser et le féliciter pour qu’il continue à avancer…
Pour se convaincre du leadership de BlackRock et de sa capacité à orienter et peser sur les mouvements financiers des entreprises multinationales et des États, il suffit d’imaginer que BlackRock un jour se plante, dépose son bilan et se déclare en faillite… c’est toute la planète économique et financière telle que nous la connaissons depuis l’ère industrielle moderne qui s’effondrera… aussi simple que ça !
J’ai bien aimé votre analyse.
Car c’est vraiment ça.
Rassurez-vous.
Ça sent la communication à plein nez.
Prenez par exemple, des fonds français et même européens.
Si vous en cherchez qui ont des actions thaïlandaises, vous n’allez pas en trouver beaucoup.
Des fonds japonais, coréens, chinois… ok, mais la Thaïlande, ce n’est rien du tout.
La première raison est assez simple.
Il faut déjà voir la fiabilité que l’on peut avoir des résultats des entreprises thaï.
Beaucoup ont déjà morflés avec les bilans chinois, pas totalement faux mais pas vrai non plus.
Qui va aller vérifier les comptes de ces sociétés ?
l’AMF n’existe pas ici.
Deuxième raison : les droits de vote.
Beaucoup de sociétés sont à 51% et plus tenus par des thaïs.
En gros, ils peuvent faire ce qu’ils veulent.
Qui irait investir dans un truc pareil ?
Cher Gustave,
Toute cette médiatisation ne serait qu’un coup de bluff médiatique attirant l’attention sur les perspectives d’innovation du gouvernement thaïlandais qui désire marquer le coup de la différenciation politique et de gestion économique du Pheu Thai par rapport au gouvernement pro-militaire précédent ?
C’est très possible et il arrive fréquemment qu’avec simplement la mise en avant d’une rencontre programmée ou non avec certains dirigeants de grandes puissances économiques, financières ou politiques, les responsables thaïlandais échafaudent des montagnes de probabilités et d’hypothèques mettant en exergue leur volonté d’être sur le devant de la scène dans des domaines numériques, innovants ou de pointe.
Il suffit de se rappeler les déclarations tonitruantes concernant la mise sur orbite d’un « vaisseau spatial autour de la Lune » pour 2027, alors qu’en réalité, il s’agit d’une participation de scientifiques spécialisés thaïlandais à des programmes de satellisation d’ordinateurs d’observation dans le cadre d’études scientifiques en collaboration avec d’autres pays tels que l’Inde et la Grande-Bretagne d’un côté et la NASA de l’autre et grâce à la technologie de mise sur orbite de ces satellites thaïlandais par différents lanceurs de ces pays respectifs, y compris la France sur son site de lancement en Guyane…
On aime se gonfler le cou en Thaïlande !!!
Cependant, dans le contexte où le Premier ministre Srettha Thavisin a rencontré le PDG de BlackRock, Larry Fink, à la 78e Assemblée générale des Nations Unies à New York, ce n’est pas pour partager leurs tartines à la cantine de l’ONU !!!
Larry Fink a autre chose à faire que de perdre son temps dans des discussions stériles et son agenda de rencontres formelles et informelles quand au contenu est certainement programmé bien à l’avance.
Je suppose donc qu’il y a eu, au minimum, un début de discussion et une promesse de se revoir pour poser certaines bases dans les domaines évoqués…
Maintenant, comme vous le dites si justement, il faut voir comment Larry Fink va évaluer le potentiel réel et le niveau de rentabilité de ses investissements à long terme avant de se décider d’injecter des participations importantes dans certaines sociétés thaïlandaises jugées intéressantes… pour lui !
Tout dépend du niveau de performances dont feront preuve ces sociétés et de la réponse qu’elles apporteront à BlackRock et à sa marche en avant vers le contrôle et la rentabilité de ses investissements, même si ceux-ci, de par les lois thaïlandaises protectionnistes, sont plafonnées à 49 % de la valeur globale.
En conclusion, tout cela, comme dans d’autres dossiers précédents, ne donnera peut-être naissance qu’à un feu de paille que BlackRock n’alimentera pas davantage si elle se rend compte que la tournure des évènements ne penche pas en sa faveur.
Soyons donc attentifs dans les prochains mois et dans le courant de 2024 et voyons, comme l’a déclaré le porte-parole du gouvernement, Chai Wacharonke,, dans quelle mesure BlackRock concrétisera sa participation dans le secteur bio-circulaire-vert (BCG) de la Thaïlande et « donnerait »aux entreprises thaïlandaises des « capitaux massifs » pour se développer et renforcer l’économie du pays.
Belles paroles !!!
Bref, une horreur va débarquer en Thaïlande avec le Premier ministre pour les accueillir les bras ouverts…
Ce BlackRock est un véritable cancer, il va mettre la main sur la Thaïlande et le royaume ne sera plus maitre chez lui comme les États Européen de l’UE le Canada L’Australie sous la coupe du Pentagone du Mondialisme de Davos et tous les requins qui tournent autour.
Qui trop embrasse mal étreint.
Thaïlande, je t’aime, mais ces rapaces vont te manger tout cru et tu pleureras, ces gens n’ont aucune mais aucune compassion ce sont de sinistres voyous.
Pour comprendre toute la noirceur de cette compagnie, il faut regarder cette vidéo d’un journaliste qui a piégé l’un des employés de l’entreprise, qui raconte comment ils corrompent les juges et politiciens, et souhaitent que la guerre en Ukraine ne cesse jamais car « c’est bon pour les affaires ».
« On ACHÈTE les politiciens! » Un employé du fond d’investissement BlackRock balance du LOURD.