Le score de la Thaïlande dans l’indice de perception de la corruption (IPC) 2024 a baissé d’un point, la faisant reculer à la 107ᵉ place sur 180 pays.
L’indice de perception de la corruption (IPC) 2024 a été publié le mardi 11 février par Transparency International.
L’IPC classe 180 pays et territoires en fonction des niveaux de corruption perçus sur une échelle de zéro (hautement corrompu) à 100 (très propre).
Le Danemark arrive en tête de l’indice 2024 avec un score de 90, suivi de la Finlande (88), de Singapour (84), de la Nouvelle-Zélande (83) et du Luxembourg (81).
Parmi les membres de l’ASEAN, Singapour est en tête, suivi de la Malaisie (score de 50), du Vietnam (40), de l’Indonésie (37) et de la Thaïlande, en cinquième position, avec un score de 34.
Transparency International compile l’IPC en utilisant au moins trois sources de données provenant de 13 enquêtes et évaluations différentes menées par des institutions telles que la Banque mondiale et le Forum économique mondial.
L’indice reflète la perception des experts et des entreprises en matière de corruption au sein du secteur public d’un pays.
L’organisation a noté que si 32 pays ont considérablement amélioré leurs scores depuis 2012, les niveaux de corruption ont stagné ou se sont aggravés dans 148 pays.
La note moyenne mondiale reste de 43, avec plus des deux tiers des pays ayant une note inférieure à 50.
Manque de transparence et pots-de-vin en Thaïlande

Manifestation contre la corruption en Thaïlande. Photo : Bangkok Post
Sornchai Chuwichien, secrétaire général adjoint de la Commission nationale anti-corruption (NACC), a déclaré mardi que neuf sources de données ont évalué la Thaïlande au cours de l’année écoulée.
Parmi elles, cinq ont attribué à la Thaïlande des notes en amélioration, tandis que quatre ont attribué au pays des notes inférieures à celles de l’année précédente.
Sornchai a déclaré que la baisse des scores était due à l’opinion des évaluateurs sur le manque de transparence des dépenses du gouvernement thaïlandais.
Les exemples clés incluent les politiques populistes, l’utilisation du budget à des fins personnelles, les dépenses déraisonnables ou le manque de rentabilité.
Il en résulte que les ressources publiques ne sont pas utilisées efficacement.
Ces problèmes affectent non seulement l’administration de l’État, mais aussi l’image du pays en termes de gouvernance et d’intégrité.
Sornchai a ajouté que les investisseurs faisant des affaires en Thaïlande percevaient également un risque accru de devoir faire face à des demandes d’argent ou de pots-de-vin de la part de fonctionnaires du gouvernement dans le cadre de leurs activités.
Malgré les efforts du gouvernement pour lutter contre la corruption par la mise en place de lois visant à faciliter les processus et les systèmes d’approbation gouvernementaux, les experts et les personnes interrogées estiment que le problème n’a pas été résolu de manière efficace.
« Les évaluateurs ont estimé que le gouvernement n’avait pas déployé suffisamment d’efforts pour lutter contre la corruption, tandis que des fonctionnaires et des hommes politiques ont été impliqués dans plusieurs affaires de corruption et d’activités criminelles », a-t-il déclaré.
« La Thaïlande ne dispose toujours pas de mécanismes efficaces pour enquêter, poursuivre ou punir rapidement les fonctionnaires corrompus, et il n’existe pas non plus de compensation pour les dommages causés.
En outre, la mise en œuvre de certaines politiques peut sembler profiter aux grandes entreprises ou aux élites commerciales.
Des nominations et des transferts injustes de fonctionnaires ont également été signalés. »
Voir aussi :
Thaïlande : les affaires de corruption qui ont choqué la population en 2024
La Thaïlande approuve un nouveau projet de loi anti-corruption
Scandaleuse corruption en Thaïlande : le magnat de Red Bull porte plainte
Corruption en Thaïlande : de nombreux policiers sont très endettés
Un ancien titan de l’industrie du sexe devient un héros anticorruption en Thaïlande
Source : The Nation Thailand
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4 commentaires
Rien donc ne change fondamentalement sous le ciel de Thaïlande au niveau du degré de corruption de ses forces de police, au sein des diverses administrations et Offices gouvernementaux chargés de gérer le pays, parmi les élites de la nation occupant des postes à responsabilités élevées dans la hiérarchie de l’État, parmi les hommes de pouvoir ayant dans leurs attributions les secteurs politiques, économiques, financiers, judiciaires et militaires.
Les hyènes ne se dévorent pas entre elles.
Dès lors, je propose au gouvernement thaïlandais de promulguer rapidement une loi mettant en place un système de « délation légalement autorisée », dénonçant via un site internet géré par du personnel grassement payé et incorruptible, toute demande de pots-de-vin et tentative de corruption, avec une récompense de 100 000 à 300 000 baths selon l’importance de la corruption pour toute affaire portée devant la justice, auprès d’une cour constituée expressément pour juger cette corruption, car il est clair que les instances existantes chargées de lutter contre la corruption ne sont pas efficaces, ne font pas leur boulot et n’obtiennent pas de résultats…
Une chose m’étonne dans l’article concernant la place des pays au sein du classement asiatique ASEAN : on ne cite pas le Cambodge, qui doit se retrouver dans le fond du panier !!!
Il y a des pays avec encore plus de corruption qu’en Thaïlande ?
Ça me parait difficilement possible.
Il doit y avoir une erreur quelque part.
Ben si, GG…
Malgré le fait que la Thaïlande soit dans la seconde moitié des pays les plus corrompus (107ᵉ sur 180) il y a pire, avec notamment une majorité de pays sud-américains (dominés par une économie et une inflation catastrophique et gangrénés par les cartels de la drogue pour certains) et bon nombre de pays africains qui eux souffrent d’instabilité politique chronique (certains en guerre depuis 20, 30 ans !) et d’une corruption politico-financière qui ne profite qu’à la classe dirigeante et aux hommes d’affaires corrompus à la tête des grandes entreprises qui pillent les ressources naturelles à leur seul profit et ne représentent que 0,02 % de la population de ces pays en crise permanente, alors que jusqu’à 80% de la population vit au bord ou sous le seuil de pauvreté…
Pour ne citer que les plus évidents : le Venezuela, la Libye, Haïti, le Nicaragua, la Bolivie, la Colombie, le Soudan, la République démocratique du Congo, le Cameroun, le Liban, mais aussi le Cambodge, les Philippines… en tout 73 pays classés derrière la Thaïlande, mais 107 devant !!!
Alors que les médias européens cachent les informations, il faut suivre absolument ce qui se passe aux USA avec l’USAID.
Cette organisation a corrompu des politiciens, des médias, des médecins, des chercheurs, les pseudo factcheckeurs… partout dans le monde pour faire accepter les guerres US comme la guerre en Ukraine, les vaccins, l’idéologie WOKE, et bien plus encore.
C’est le plus grand scandale de corruption qui est en train d’être révélé et qui explique beaucoup de choses.
Donc, la corruption en Thaïlande parait bien futile face à cette corruption qui a permis des guerres, tous ces morts inutiles en Ukraine, l’empoisonnement d’une grande partie de la population mondiales et les incroyables mensonges de la presse mainstream…
Comme disait JC, ne regarde pas la paille de l’œil de ton voisin, regarde la poutre dans le tien…
Et comme la presse corrompue n’en parle pas, ce qui est logique, il faut aller sur X pour découvrir l’étendue du scandale, ce qui est logique aussi, comme le réseau appartient à Elon Musk.
Mais c’est un devoir citoyen actuellement de prendre conscience de cela et pour aider les plus naïfs qui n’ont pas encore compris que l’on ne peut et ne doit pas croire tout ce que disent nos médias !