Une violente et choquante bagarre a éclaté entre deux moines bouddhistes lors de funérailles dans le nord-est de la Thaïlande, le vendredi 14 avril.
Dimanche, Phra Toi Kan, l’abbé en exercice du Wat Pho Sri Sawang Arom situé dans la province de Surin, a expliqué aux journalistes ce qui s’était passé au temple vendredi.
En Thaïlande, les rites funéraires bouddhistes comprennent un rituel particulier appelé bangsookool (paṃsukūla en pali) au cours duquel les proches présentent des robes aux moines bouddhistes afin de générer du mérite au nom du défunt.
Les nouvelles robes sont placées sur un cercueil et reçues par des moines qui chantent et versent de l’eau pour symboliser le transfert de mérite.
Peu après la cérémonie du bangsookool, vendredi, les paisibles rites funéraires ont été perturbés par deux ecclésiastiques.
Phra Toi Kan a raconté :
« J’étais assis au premier rang.
Je ne connais pas l’origine du problème que l’on voit sur les photos.
Des proches ont dû intervenir pour mettre fin au chaos.
Après l’incident, le moine qui avait déclenché la bagarre a demandé à quitter le monastère d’un temple de la ville ».
Phra Ongart, le moine qui s’est fait agresser, a expliqué que ses proches l’ont invité à célébrer la cérémonie de bangsookool lors de l’enterrement.
Les chaises étaient disposées en deux rangées pour les moines lorsqu’ils sont arrivés, a déclaré Phra Ongart.
Un moine a demandé à Phra Ongart de s’asseoir sur une chaise au premier rang, car les trois sièges du dernier rang étaient occupés.
Une fois assis, un moine en colère a demandé à Phra Ongart :
« Depuis combien d’années êtes-vous ordonné ? »
Avant de l’agresser physiquement devant tous les invités aux funérailles.
Lors des cérémonies, la place des moines est choisie en fonction du nombre d’années depuis l’ordination, les moines les plus anciens, quel que soit l’âge, ont les places en avant et le dernier ordonné est placé en dernier.
Et c’est ce mauvais placement qui aurait rendu le moine fou de colère et qui a provoqué la bagarre.
Phra Ongart a déclaré qu’il n’était pas de taille face à la force de l’autre moine et qu’il s’est retrouvé par terre.
Il a déclaré avoir reçu plusieurs coups de poing de la part du moine enragé avant que les participants aux funérailles ne mettent fin à la bagarre.
Le moine hors de lui a même pris une chaise et a essayé de frapper Phra Ongart avec, mais les assistants aux funérailles lui ont arraché la chaise avant qu’il ne puisse faire plus de dégâts.
C’est un événement vraiment irrespectueux qui s’est produit devant les personnes en deuil venues rendre un dernier hommage à leur proche.
La violence physique est bien sur interdite aux moines bouddhistes et l’auteur a déjà été puni en quittant le monastère et en retournant dans la société à la demande de l’abbé.
La robe safran portée par un moine bouddhiste symbolise le détachement des désirs mondains et le dévouement au Bouddha, au Dharma (l’enseignement de Bouddha) et à la Sangha (la communauté bouddhiste).
Ceux qui portent la robe bouddhiste sont considérés comme des exemples moraux auxquels les laïcs bouddhistes de la société thaïlandaise devraient aspirer à ressembler.
Mais comme n’importe qui peut devenir moine dans le bouddhisme theravada, que l’on peut se faire ordonner pour de courtes périodes autant de fois que l’on veut, on retrouve dans les temples de Thaïlande des personnes qui ne respectent pas toujours les préceptes bouddhistes.
Les affaires d’escroquerie, de vols, de viols, de consommation de drogues et autres délits qui impliquent des moines, font souvent la une des médias thaïlandais.
Comme cette histoire d’un moine qui vendait des armes sur internet ou celle d’un moine très respecté et populaire qui décide d’un coup de quitter la vie monastique pour devenir travesti :
La fortune d’un ancien moine bouddhiste devenu travesti intrigue les Thaïlandais
Source : The Thaiger
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4 commentaires
Il n’y presque plus aucun travail spirituel en Thaïlande depuis fort longtemps… Juste comme cela est dis des affaires en pagaille – du sexe (des fois avec animaux, si si) – du trafic de drogue…
À part quelque temples éloignes à Chiang mai et du côté de Ubon, avec le célèbre Wat Pah Nanachat qui accueil des étrangers déterminés à entrer dans une vie monastique, ce pays devient l’hymne de la décadence et du grand n’importe quoi, et ce, à tous les niveaux…
Dommage que le statut de moine ne veulent complètement rien dire dans les pays d’Asie du Sud-Est.
Devenir moine est un choix social plus qu’un choix spirituel, et les moines qui pratiquent réellement et sincèrement le bouddhisme en sont un faible pourcentage.
Après la finance et le ya ba, des débuts prometteurs en MMA ?
La violence est déjà de trop dans cette Thaïlande.