Le gouvernement thaïlandais a mis en pause le projet de porter le salaire minimum à 400 bahts à cause des droits de douane américains.
La promesse du gouvernement thaïlandais de porter le salaire minimum à 400 bahts (10,48 euros) avant le 1ᵉʳ mai a été bloquée le mardi 22 avril, après que le comité tripartite présidé par le secrétaire permanent du ministère du Travail, Boonsong Thapchaiyuth, a reporté sa décision.
Les représentants des employeurs ont exprimé leurs inquiétudes face aux répercussions économiques des récents droits de douane imposés par le président américain Donald Trump.
Voir : Droits de douane US : la Thaïlande forcée de négocier pour éviter une crise
Ces taxes, qui atteignent jusqu’à 36 %, voire davantage, sur certaines importations thaïlandaises, inquiètent particulièrement les employeurs.
Voir : Les États-Unis imposent 375 % de taxes sur les panneaux solaires thaïlandais
Selon Boonsong, des détails importants sur la mise en œuvre de la hausse manquent encore.
La prochaine réunion a donc été reportée à une date indéterminée en mai.
Employeurs et employés jugent le moment inopportun
Fait notable, même les représentants des employés ont reconnu que le contexte économique n’était pas favorable à une augmentation générale des salaires.
En revanche, Boonsong a indiqué que certains secteurs comme le tourisme ou les services, moins exposés aux effets des droits de douane, pourraient être en mesure d’accorder des hausses salariales.
Interrogé sur le rôle joué par la hausse des salaires dans les secteurs des services et du tourisme l’année dernière dans cette décision, M. Boonsong a répondu que des facteurs tels que le nombre de touristes en Thaïlande avaient été pris en compte.
Des PME en difficulté après la première hausse des salaires
Dans le même temps, les employeurs se sont plaints de l’absence de mesures d’allègement de la part du gouvernement depuis l’entrée en vigueur de la première augmentation de salaire en janvier.
Voir : La Thaïlande va augmenter les salaires minimaux à compter du 1ᵉʳ janvier
Natthakit Khettrakarn, qui représentait le groupe lors de la réunion, a déclaré que les employeurs avaient été contraints de supporter « un lourd fardeau ».
Il a également évoqué la taxe américaine de 36 % sur les importations thaïlandaises aux États-Unis et a convenu que l’augmentation des salaires pouvait attendre pour l’instant.
Une décision attendue… puis reportée
Le ministre du Travail, Phiphat Ratchakitprakarn, avait annoncé que tous les détails de la hausse des salaires seraient finalisés lors de la réunion du 8 avril.
Celle-ci a été repoussée faute de quorum, seuls huit membres du comité étaient présents, et a donc été reprogrammée au 22 avril.
Résultat : aucune décision n’a pu être prise, laissant en suspens la promesse faite aux travailleurs.
M. Phiphat a exprimé sa crainte que la hausse des salaires, si elle était appliquée à toutes les professions et à tous les secteurs à l’échelle nationale, affecterait quelque 500 000 petites et moyennes entreprises.
Voir aussi :
Pourquoi les perspectives d’emploi en Thaïlande s’assombrissent-elles autant ?
La Thaïlande radie 89 000 entreprises inactives du registre des sociétés
La Thaïlande face aux entreprises étrangères illégales et à la corruption
Source : Bangkok Post
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4 commentaires
Encore une excuse pour ne pas la faire.
La prochaine sera, il a trop plu, ou pas assez de soleil.
Il a bon dos Trump 🙂
Ah non, dommage, à cause de Trump on peut pas augmenter les salaires : c’est ballot… nous on voulait, mais… :Đ
De toute façon ce n’est pas parce qu’il est dit que le salaire minimum augmentera… que tous les patrons le feront… ici pour beaucoup la fiche de paie en fin de mois n’existe pas… donc aucune preuve… et qu’à cela ne tienne si tu demandes une augmentation ton patron pourra te dire d’aller voir ailleurs…
Car n’oublions pas que 400 bath par jours, c’est un très petit salaire qui n’est réservé qu’à une partie des travailleurs sur le marché du travail et ces mêmes travailleurs n’ont que très peu de possibilité de faire respecter cette nouvelle future loi.
Comment peut-on dire qu’il y a des représentants des travailleurs dans ce comité patronal ?