Six ressortissants marocains ont été libérés d’un centre d’appels au Myanmar grâce aux efforts de leurs familles et l’aide de la Thaïlande.
Les familles ont payé une rançon substantielle de 300 000 bahts (7 585 euros), pour obtenir leur libération.
Les victimes avaient été trompées et amenées en Thaïlande avec des promesses d’emplois légitimes, avant d’être transportées de l’autre côté de la frontière, au Myanmar.
Là, elles ont été forcées de participer à des opérations d’escroquerie dans un centre d’appel.
Deux des premiers évadés ont raconté leur calvaire à la Fondation Exodus Road, ce qui a permis de lancer des opérations de sauvetage pour les autres otages.
Selon la Fondation Exodus Road, les victimes ont subi de graves conditions de vie et des violences physiques en raison de leur refus d’obtempérer.
Après leur libération, les agents du Bureau de l’immigration thaïlandais ont transféré les victimes dans la province de Tak, dans le nord de la Thaïlande.
Là, elles ont été placées sous la tutelle du Bureau du développement social et de la sécurité humaine, en attendant que des dispositions soient prises pour leur retour au Maroc.
Cependant, de nombreuses autres personnes sont toujours en danger.
Des rapports suggèrent qu’au moins 21 ressortissants marocains et de nombreuses autres victimes originaires de pays tels que le Sri Lanka, le Kenya, le Nigeria, l’Ouganda, l’Inde et les Philippines sont toujours piégés dans des situations similaires au Myanmar.
Des efforts sont en cours pour obtenir leur libération.
Voir : Plus de 220 000 personnes auraient été kidnappées par des gangs en Asie du Sud-Est
De nombreux prisonniers des centres d’appels dans le nord du Myanmar ont été libérés par les rebelles qui contrôlent maintenant une grande partie du nord du pays.
Voir : Les rebelles prêts à libérer les victimes des centres d’appels au Myanmar
Mais il en reste encore de nombreux dans d’autres zones, comme celles contrôlées par les groupes de Karens bouddhistes qui travaillent avec la junte militaire, dans l’ouest du pays.
Voir : La Thaïlande face à une crise majeure due à la guerre au Myanmar
De nombreuses personnes sont détenues aussi dans des centres d’appels au Cambodge, mais comme des membres haut placés dans le gouvernement sont impliqués, il est difficile de les secourir.
Voir : L’industrie de la cyber-escroquerie se développe au vu et au su de tous au Cambodge
Ces incidents mettent en évidence le problème croissant des escroqueries internationales visant des demandeurs d’emploi peu méfiants.
Il suscite de vives inquiétudes quant à la traite des êtres humains et à la nécessité urgente d’une coopération mondiale pour démanteler ces réseaux criminels.
Voir aussi :
La Thaïlande coupe les connexions d’un centre d’appels d’escroc au Myanmar
Comment des centres d’appels ruines les personnes vulnérables en Thaïlande ?
Un Thaïlandais kidnappé et torturé est mort dans une prison au Cambodge
Comment la Thaïlande aide le Myanmar à tuer des civils ?
Source : ASEAN Now
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3 commentaires
Pas très clair cet article.
On commence par parler de rançons payées par les familles, puis d’évadés…
Dans l’une ou l’autre version, la Thaïlande n’a donc rien à voir avec leur libération comme le laisse penser le titre.
Bonjour Dave,
La Thaïlande a déjà eu affaire à ces escrocs pour libérer des thaïlandais, elle a aussi des contacts avec la junte, donc elle a pu aider aux pourparler, mais c’est vrai qu’il y a peu d’informations sur ce qu’elle a fait vraiment.
Même la SCB Bank a peut être aidé… ah pardon, c’est la junte qu’elle aide 🙂