Une militaire a été poussée à la démission après avoir porté plainte pour tentative de viol au sein de l’armée royale thaïlandaise.
Les personnes victimes de viols ou tentatives de viols doivent souvent faire face à de nouvelles injustices quand elles veulent ensuite porter plaintes.
De nombreuses affaires rapportent les histoires de femmes victimes de pression des institutions thaïlandaises.
Après le viol d’une élève, en juillet 2023, une école de Thaïlande avait ignoré l’employé violent, mais avait fait pression sur l’enseignante, qui avait aidé l’élève à obtenir justice.
Voir : Après le viol d’une élève de 14 ans, une école de Thaïlande tente d’étouffer l’affaire
Après avoir échappé à une tentative de viol en août 2023 une thaïlandaise s’était fait arrêter par la police, pour s’être cachée dans la maison du voisin chez qui elle etait entrée par effraction.
Le voisin avait ensuite retiré la plainte mais un policier avait refusé de la classer, car il voulait de l’argent ou des faveurs sexuelles.
Finalement la victime avait du payer.
Voir : Le comportement honteux de policiers après une tentative de viol en Thaïlande
Chonlada Charoenram, 28 ans, a expliqué qu’elle avait servi dans l’armée en tant que ranger pendant près de sept ans dans les provinces du sud profond.
Cependant, elle a souffert de dépression et est allée vivre avec son petit ami, qui était également soldat, dans une maison d’accueil dans la province centrale de Phitsanulok pendant le processus de traitement.
On ne connait pas la cause de sa dépression, mais il faut savoir que les provinces du sud du pays, proche de la frontière avec la Malaisie sont le théâtre de conflits dus à des groupes islamiques armés depuis plusieurs années.
Les militaires chargés d’assurer la sécurité dans ces zones qui sont classées en état d’urgence, doivent faire face à de nombreuses attaques, et donc, un stress quotidien qui peut conduire certains à la dépression.
Voir : Des attaques terroristes secouent le sud de la Thaïlande
L’incident s’est produit alors que Chonlada se trouvait depuis cinq mois à Phitsanulok.
Son petit ami était au travail lorsque son ami, un sergent-major de première classe, a fait irruption dans la maison d’accueil.
Mme Chonlada a expliqué qu’elle avait entendu quelqu’un entrer dans la résidence et qu’elle s’était précipitée dans la cuisine pour prendre un couteau.
Elle a été soulagée de voir qu’il s’agissait d’un ami de son petit ami.
Cependant, l’homme s’est approché d’elle et lui a demandé de l’embrasser.
Mme Chonlada a dit qu’elle avait peur et a refusé.
Elle a menacé l’homme en lui disant qu’elle avait un couteau, mais l’homme n’a pas été effrayé et l’a même défié de le poignarder.
L’homme a ensuite tenté de la violer, mais elle n’a pas cédé.
Elle s’est défendue et a réussi à s’échapper pour se cacher dans la chambre à coucher jusqu’à ce que son ami vienne l’aider.
Mme Chonlada a ajouté qu’elle avait déposé une plainte contre le suspect au poste de police et qu’elle l’avait signalée à son supérieur, mais que l’affaire était restée sans suite.
Les autorités ont déclaré qu’il s’agissait d’une affaire personnelle qui ne concernait pas l’armée.
Mme Chonlada a décidé de signaler l’affaire directement à l’armée royale thaïlandaise (RTA) par le biais d’une demande le 12 décembre.
De manière inattendue, trois jours après avoir déposé la plainte, son supérieur lui a demandé de signer une lettre de démission, affirmant qu’elle avait détruit l’image de l’armée.
Chonlada a perdu tout espoir et a tenté de mettre fin à ses jours, laissant derrière elle une lettre exprimant sa perte de confiance dans la RTA.
Heureusement, son petit ami a réussi à la sauver à temps.
Ayant survécu à la mort, Chonlada a décidé de demander justice et a contacté l’influenceur des médias sociaux, Kannarat Pongpaiboonwet, surnommé « Gun ».

Chonlada et Gun devant des responsables de l’armée thaïlandaise. Photo : Armée royale thailandaise.
Comme l’affaire a été mise sur la place publique, le porte-parole adjoint de l’armée, Ritcha Suksuwanon, a annoncé le 23 décembre que la RTA avait reçu la plainte de Chonlada et avait déjà entamé l’enquête.
Ritcha a souligné que le soldat accusé a été puni d’une peine d’emprisonnement et d’un retrait de pension.
Le soldat a dû payer une compensation à la victime, mais le montant n’a pas été révélé au public.
Une commission spéciale a été mise en place pour enquêter sur les départements et les autorités impliqués dans les pressions exercées pour obtenir la démission du soldat.
La RTA est critiqué par le public pour ses retards dans les procédures d’enquête et pour avoir fait perdre sa dignité et presque sa vie à la femme ranger qui demandait justice.
La chaine Nation TV a rapporté que plusieurs cas d’abus sexuels avaient été signalés dans le complexe militaire de Phitsanulok.
Source : The Thaiger
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5 commentaires
Toute cette autoritarisme, tous ces abus de pouvoir sont indignes de la Royauté, nuisent grandement à l’image de la Thaïlande face au monde entier et portent préjudice fondamentalement au tourisme…
HONTE à la THAÏLANDE de ne pas poursuivre les coupables d’actes de violences sexuelles et de ne pas protéger les victimes, surtout quand elles sont de sexe féminin…
L’État thaïlandais est complice de ces crimes et devrait être poursuivi par la Cour pénale internationale de La Haye…
La Thaïlande permet l’impunité des violences sexuelles faites aux femmes et de par cette attitude, permet aux hommes de violer sans être poursuivi pénalement…
Belle publicité pour un pays qui veut devenir le n° 1 mondial du tourisme international !!!
Bande de c…
Des emissions de teles repris sur youtube passent en france pour ceux qui ont osé vapoté en Thailande en ne connaissant pas cette loi absurde..Entre les détentions – les coups de pressions – l’argent demandé pour finalement trois fois rien – ce pays devient une veritable poubelle dans tous les sens du terme.
Un manque de QI enorme combiné à un manque d’education civique – C’est la porte ouverte a tout.
Pour reprendre un post que j’avais laissé sur la Malaysie – oui je vais m’expatrié la bas – c’est bien plus stable – bien plus evolué – bien plus safe pour ceux qui veulent faire du business.
De plus, c’est trés diversifié sur le plan culturel – c’est trés beau aussi et on es loin des scandales à répétition du pays du sourire. Et pour ceux qui ont un peu de pognon pour se retirer, l’endroit est hautement plus sain et stable.
La Thailande, comme les Phillippines, c’est une pays de bordille et ça restera un pays de bordille. Point. Trop instable
Donc, si je peux me permettre une conclusion, c’est la personne, victime de violences sexuelles qui a été punie (via une démission forcée) et exclue de l’Armée, qui se retrouve donc sans emploi, alors que le violeur a été sanctionné par une perte de salaire ou de pension, mais lui garde son emploi et reste dans l’Armée…
Il faudrait qu’un officier supérieur m’explique comment il se fait que le violeur, de par son comportement, ne déshonore pas le corps d’armée auquel il appartient ?
De par cette décision de punir la victime et non pas le coupable d’un fait de violence sexuelle, c’est l’Armée toute entière, à travers l’officier qui a pris cette décision de sanctionner la victime du viol, qui est déshonorée…
Il serait peut-être intéressant de faire passer un test de quotient intellectuel à cet officier qui a une drôle de conception de l’honneur, du droit et de la justice militaire….
Pauvre femme double peine, des pourritures comme ça doivent aller en prison
Hansson la Thaïlande n° 1 international du tourisme, je pense que ce ne sera jamais le cas, en France, c’est le double de visiteurs et pourtant il y a de la racaille qui traine et qui nuit au tourisme avec moi, ce sera expéditif, mais avec un gouvernement de mollusque et des juges complices, on en est là malheureusement.