Le lundi 23 juin, l’armée thaïlandaise a ordonné la fermeture de sa frontière avec le Cambodge en suspendant tous les passages de personnes et de véhicules.
L’armée a fermé 16 postes frontières, invoquant des menaces à la souveraineté nationale posées par les troupes cambodgiennes et une recrudescence des activités criminelles transfrontalières, notamment des escroqueries par centre d’appels et des escroqueries hybrides.
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Une mesure militaire face à la menace cambodgienne
Ces ordres ont été donnés par trois commandements militaires chargés de la sécurité frontalière le long de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge :
Les première et deuxième régions militaires et le commandement de défense frontalière de Chanthaburi-Trat, sous le commandement de la marine royale thaïlandaise.
Ces unités supervisent six postes de contrôle permanents et dix passages temporaires à Sa Kaeo, Chanthaburi, Trat, Si Sa Ket, Surin Buri Ram et Ubon Ratchathani.
Cette mesure devrait aggraver les relations déjà tendues avec le Cambodge, qui ont commencé le 28 mai par des affrontements sur un site contesté près du col de Chong Bok, à Ubon Ratchathani.
Voir : Tensions à la frontière Thaïlande-Cambodge : un militaire tué
Des exceptions prévues pour raisons humanitaires
À compter de maintenant, tous les passages de véhicules, les déplacements transfrontaliers des civils et des touristes (thaïlandais et étrangers) et toutes les formes d’activité commerciale et d’échange sont suspendus à tous les postes de contrôle.
Des exceptions peuvent être faites pour des raisons humanitaires, telles que les soins médicaux d’urgence ou le transfert de patients, les besoins éducatifs des étudiants et d’autres nécessités quotidiennes essentielles.
Incursions et provocations cambodgiennes
La première région militaire a publié un ordre officiel signé par son commandant, le lieutenant-général Amnat Boonsuya.
Cet ordre fait état des récents développements impliquant des troupes cambodgiennes qui ont empiété sur le territoire thaïlandais en :
- Effectuant des patrouilles.
- Fortifiant leurs positions.
- Modifiant le terrain.
- Amenant des civils pour organiser des manifestations symboliques dans la juridiction de la deuxième région militaire.
Ces actions ont affecté la sécurité des habitants le long de la frontière et ont considérablement accru les tensions.
L’ordre de la deuxième région militaire fait état de préoccupations similaires, soulignant les mouvements de troupes cambodgiennes près des temples de Ta Muen et Ta Kwai, les manifestations symboliques continues de civils et l’escalade des activités criminelles transfrontalières.
Des mesures similaires ont été mises en œuvre aux postes de contrôle relevant de la juridiction du commandement de défense frontalière de Chanthaburi-Trat dans les provinces de Chanthaburi et Trat.
Escroqueries transfrontalières : l’autre guerre en coulisses
La situation a également été aggravée par une recrudescence de la criminalité transnationale, notamment des escroqueries via les centres d’appels et des opérations frauduleuses hybrides qui constituent une menace pour la sécurité publique et les biens nationaux et régionaux.
Voir : Centres d’appel frauduleux : la Thaïlande met en cause l’élite cambodgienne
Voir aussi :
Crise politique en Thaïlande : entre risque de coup d’État et chaos frontalier
La crise du tourisme s’aggrave en Thaïlande : Moyen-Orient – Cambodge
Thaïlande et ASEAN face à la pieuvre criminelle du Cambodge
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Source : Thai PBS World
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