Pourquoi de nombreux étrangers se sentent offensés lorsque les Thaïlandais les appellent « farang » (étrangers occidentaux) ?
Est-ce vraiment un mot si offensant alors qu’il n’a pas vraiment de connotation négative et qu’il s’agit juste d’une étiquette pour un groupe de personnes ?
D’où vient le mot farang ?
L’origine du mot « farang » est inconnue, il y a bien plusieurs hypothèses, mais aucune n’a pu être confirmées.
Une des hypothèses explique que ce terme viendrait de la traduction en thaï du mot « français », difficile à écrire en thaïlandais, et qui se serait transformé en « farangset », puis le mot « farang » aurait été utilisé ensuite pour désigner tous les occidentaux.
Comme le Laos et le Cambodge étaient autrefois des colonies françaises, les Thaïlandais étaient souvent en contact avec des Français.
Les Français sont d’ailleurs toujours désignés par le mot « farangset », comme « inglik » pour les Anglais ou « jéleman » pour les Allemands.
Voir : Langue thaï, le vocabulaire minimum à connaître lors du premier voyage
Pourquoi toute cette agitation autour de ce terme ?
Est-ce parce que les Européens et les Nord-Américains sont tellement individualistes qu’ils ne supportent pas d’être regroupés dans une seule et même expression fourre-tout ?
Les Asiatiques en Europe ou aux États-Unis sont souvent désignés comme des Chinois, ou des Asiatique, il n’y a pas d’identité nationale individuelle, il n’y a que des termes passe-partout.
Il y a même eu récemment aux États-Unis des agressions racistes contre des Thaïlandais, qui ont été pris pour des Chinois et accusés d’être responsable du Covid-19.
Et ce n’est pas pour rien que Milli, une rappeuse thaïlandaise, a crié sur la scène, lors du festival de musique de Coachella en Californie, qu’elle n’était jamais montée sur un éléphant.
Elle joue sur les stéréotypes qui ont été attribués à de nombreux Thaïlandais en Occident.
Voir aussi à propos de Milli : Le riz gluant à la mangue de Thaïlande devient célèbre dans le monde entier
Non, les Thaïlandais ne montent pas tous sur des éléphants, ils n’utilisent pas tous aussi des baguettes tout le temps, et non, Bangkok n’est pas la capitale de Taiwan.
Mais si ces généralisations, qui sont attribuées par l’Occident, proviennent d’ignorance de la culture thaïlandaise, ce n’est pas le cas des Farangs.
Comme mentionné précédemment, il n’y a pas de connotation négative avec ce mot.
Il y a des farangs riches, il y a des farangs pauvres, il y a les farangs qui enseignent l’anglais, il y a des gentils farangs et des méchants farangs…
Mais si le mot farang n’est pas offensant, méfiez-vous de ceux qui utilisent le mot « bak si da ».
Le mot « farang » en thaï désigne un occidental, mais aussi le fruit du goyavier, la goyave.
Et dans le nord-est du pays, où la population parle un mélange de laotien et thaïlandais, ils appellent le fruit non pas « farang » mais « bak si da », le nom de la goyave en laotien.
Et donc, certains pour plaisanter, nous désignent comme des goyaves, « bak si da ».
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1 commentaire
Loin d’être un farang qui demande aux autochtones de s’adapter à son mode de vie, comme beaucoup de touristes et d’expats, il m’arrive encore d’être grincheux sur ce sujet, même si j’estime respecter au mieux les coutumes du pays.
Avant tout, c’est la sur utilisation du mot « farang » qui m’est souvent pénible, sans parler pour autant du « hello farang » propre aux destinations réputées culturelles comme Pattaya, pour ne citer qu’elle.
Ainsi, je ne m’y fais toujours pas que des habitants de « mon » village, dont certains me connaissent depuis plus de 15 ans, continuent à parler de moi en ignorant mes prénom et surnom (chu et chulen), en posant des tas de questions (à ma famille) sur moi, sans m’adresser un salut, un regard, une parole.
En général, je leur dis de communiquer avec moi ou alors, de m’ignorer.
Certains, à la fierté fragile, ont choisi de m’ignorer.
Et tant mieux !
Car j’échange et partage suffisamment de bons moments avec la majorité des habitants du village qui sont respectueux et chaleureux, sans perdre mon temps avec les curieux-fouineurs (saranae) qui usent du farang-ci, farang-là, farang khinio, farang mai mii satang etc…
Cependant, avec l’âge qui avance impitoyablement, et tous les gosses qui me disent déjà Papa (en général, les enfants n’appellent pas les adultes par leur prénom/surnom), de plus en plus de trentenaires, voire, de quadragénaires, me disent aussi… Papa ! Grrrrrr !
À me demander si, parfois, je préfèrerais encore mieux… farang !
Allez savoir pourquoi… hihi !