Des groupes de militants soutenant le chef du parti Move Forward (MFP) vont organiser des manifestations ce vendredi 21 juillet à Bangkok.
Des manifestations sont aussi prévues de samedi à dimanche et pourraient se prolonger.
Les voyageurs présents en Thaïlande, principalement à Bangkok, sont donc invités à prendre leurs précautions et éviter les lieux de rassemblements prévus (voir ci-dessous).
Voir : Les voyageurs en Thaïlande invités à se préparer à des troubles politiques
De petites manifestations ont déjà eu lieu juste après le rejet par le Parlement de la seconde candidature de Pita Limjaroenrat au poste de Premier ministre.
Voir : Politique Thaïlande : Pita hors course, le Pheu Thai prêt à former le gouvernement
Le Front uni de Thammasat, le groupe Talugas et l’Organisation des étudiants de Thaïlande ont annoncé sur leurs pages Facebook leur intention d’organiser des rassemblements vendredi et dimanche.
Le rassemblement de vendredi commencera devant l’auditorium de l’université Kasetsart à 17 heures, puis à 19 heures devant le Bangkok Art & Culture Centre (BACC).
L’Assemblée populaire réformant la Thaïlande et ses alliés ont lancé jeudi une campagne de 11 jours en faveur d’un « gouvernement démocratique » en commençant par le carrefour Pathumwan.
Le Mouvement populaire pour une société juste (P-move) a également publié une déclaration condamnant ce qu’il décrit comme des tentatives de détruire la démocratie et d’entraver le consensus atteint par 14 millions d’électeurs lors des élections générales du 14 mai pour que le MFP prenne la tête d’un nouveau gouvernement.
L’organisation a également appelé les sénateurs à démissionner en masse et tous les mouvements « pro-démocratiques » à manifester leur opposition à la « démocratie faussée ».
Rappel : ces manifestations ne représentent pas un danger pour les voyageurs, tant que ceux-ci évitent les zones indiquées.
À part certains quartiers de Bangkok, tout le reste de la Thaïlande ne devrait pas être touché par ces troubles politiques et restes sécuritaires pour les voyageurs.
Voir aussi :
Les opérateurs touristiques de Thaïlande craignent des manifestations
En Thaïlande, les partisans du parti Move Forward s’attaquent aux sénateurs
Source : Bangkok Post
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1 commentaire
S’il y avait encore besoin de le souligner, les dernières élections de ce mois de mai 2023 (et les précédentes de 2018), ainsi que le processus de désignation du PM, qui dépend du vote « d’opposition » des 250 sénateurs nommés par l’Armée et qui agit comme une censure (autant dire que c’est l’Armée qui décide qui sera premier ministre, ce qui, apparaît on ne peut plus clairement dans les faits), prouve de manière indiscutable que la Thaïlande est loin de refléter une image d’un pays qui applique, dans sa ligne politique et sa constitution, les bases d’une démocratie basée sur un vote populaire au suffrage universel.
Si je devais quantifier la part de mesures, de décrets et de lois appliquant les préceptes d’une démocratie moderne par opposition aux articles de lois et de la Constitution thaïlandaise telle qu’elles sont appliquées actuellement, je dirais que la Thaïlande est un pays démocratique à 60%.
C’est une appréciation toute personnelle, qui n’engage que ma personne, et je ne demande à personne d’être en accord avec moi, mais ce sont ces 40% qui empêchent le processus démocratique de fonctionner correctement, de manière logique et objective.
Je ne me place pas ici en tant que défenseur d’une politique de certains partis plutôt que d’autres, mais je ne peux que croire que si les votes du peuple le 14 mai dernier avait été en faveur d’une majorité réunissant les partis royalistes, conservateurs et pro-armée, il y a bien longtemps qu’un Premier Ministre aurait été élu, grâce au vote positif et favorable cette fois des 250 sénateurs nommés par l’Armée.
J’en reviens donc à ce constat que tant que la Constitution ne sera pas fondamentalement réformée pour respecter le processus démocratique et le respect du vote de la population thaïlandaise, avec, entre-autre, l’entièreté des 750 parlementaires élus par le peuple, aucun gouvernement ne pourra se revendiquer d’être un héritier politique légitime des votes exprimés et se prévaloir d’avoir été élu démocratiquement.
Il ne faudra donc pas s’étonner que des troubles socio-politiques, des manifestations et des confrontations violentes à des degrés divers entre une certaine frange de la population favorable au parti vainqueur des élections (et qui sera vraisemblablement écarté du pouvoir !) et les forces de l’ordre, police et armée, qui seront inévitablement amenés à intervenir dans les prochains jours contre des éléments extrémistes voulant provoquer une situation chaotique aux odeurs de guérilla civile…
Terrain propice à une reprise à terme (si cela se prolonge) du pouvoir par l’Armée, via la mise en place d’une dictature militaire… retour à la case départ de 2014 !
Espérons que l’on n’en arrivera pas là et qu’un accord gouvernemental pourra naître des discussions actuellement en cours entre les partis concernés par une nouvelle coalition à mettre en place avec un PM qui sera cette fois accepté par les sénateurs pro-armée.
RV jeudi prochain, jour du prochain vote en la matière.