Un ancien député de l’opposition cambodgienne a été abattu par un motocycliste dans le district de Phra Nakhon à Bangkok mardi soir.
Lim Kimya, 73 ans, qui possédait les nationalités cambodgienne et française, est décédé près du temple bouddhiste Wat Bowonniwet Vihara.
Les agents du Bureau de la police métropolitaine de Bangkok ont lancé une chasse à l’homme pour retrouver l’assassin.
La police a déclaré que la vidéo de la caméra de surveillance montrait un homme au guidon d’une moto Honda Wave 100 rouge, immatriculée 845, portant un casque, un jean long et une chemise grise à manches courtes avec un sac sur le devant.
On pense qu’une arme à feu était cachée dans le sac.
Le défunt se serait rendu à Bangkok en bus depuis Siem Reap, au Cambodge, avec son épouse française et son oncle cambodgien.
Selon la police, la fusillade a eu lieu peu après leur arrivée sur les lieux.
L’auteur de la fusillade est arrivé à moto, l’a garée et en est descendu pour tirer.
Il a ensuite pris la route de Phra Sumen et est passé devant le Wat Bowonniwet, a indiqué la police.
Lim Kimya était membre du Parti du sauvetage national du Cambodge, qui était le principal parti d’opposition au Cambodge avant d’être dissous par la Cour suprême en novembre 2017.
Même s’il détenait un passeport français et aurait pu facilement se réinstaller, il faisait partie d’une poignée de députés du parti restés au Cambodge après que beaucoup d’autres aient pris le chemin de l’exil pour éviter de nouvelles persécutions de la part du Premier ministre de l’époque, Hun Sen.
« Je n’abandonnerai jamais la politique », avait-il déclaré aux journalistes à l’époque.
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Source : Bangkok Post
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Et voilà un exemple de plus de la politique menée au Cambodge par la « famille » politique HUN SEN, père et fils qui règnent sans interruption depuis 1985, officiellement comme « Premiers Ministres » d’un État démocratique, élus après des élections sans opposition d’autres partis politiques autorisés à se présenter sur les listes électorales.
Ce genre de démocratie porte un nom : ça s’appelle une dictature, camouflée derrière un simulacre d’élections (et dans le cas du Cambodge, légitimée par une Royauté qui n’a aucun pouvoir) comme il y en a de similaires dans bien d’autres pays, aux mains d’un seul parti, d’un seul dirigeant suprême que seule la mort ou un coup d’État pourrait destituer.
Ce citoyen franco-cambodgien, toujours, selon ses dires, actif sur un plan d’opposition politique dans son pays devenait probablement trop gênant pour le pouvoir en place qui a préféré s’en débarrasser de manière définitive, à un moment et à un endroit où la victime s’attendait le moins à être inquiété, soit en voyage privé et en dehors de son pays…
Reste à voir quelle sera l’attitude des autorités thaïlandaises dont on sait que certains hommes de pouvoir très influents entretiennent depuis des décennies, des rapports amicaux et d’intérêts économiques importants avec la famille HUN SEN au pouvoir.
Dans ces conditions, il est probable qu’après une première vague médiatique retentissante, cette affaire tombe dans l’anonymat de l’oubli du temps, d’autres affaires venant recouvrir celle-ci par intérêt des médias politiques.
Donc, je doute encore une fois que le côté judiciaire de cet assassinat aille jusqu’au bout de la procédure pénale qu’une haute autorité de justice non-corrompue se doit d’honorer… ça, c’est pour la théorie !