Le mardi 31 mars, Chiang Mai a retrouvé sa place de ville la plus polluée au monde, ce haut lieu touristique étant en proie à un smog extrême.
À 10 heures, l’indice de qualité de l’air (AQI) dans la grande ville du nord atteignait 239, avec une concentration de particules fines PM2,5 mesurée à 163,5 microgrammes par mètre cube.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 15 µg/m³ de PM2,5 sur 24 heures, un seuil largement dépassé à Chiang Mai, où les niveaux sont plus de 10 fois supérieurs aux recommandations.
Une pollution toujours extrême à Chiang Mai
Cette situation confirme la persistance d’un niveau de pollution très élevé dans la région, régulièrement touchée par des épisodes de smog durant la saison des brûlis.
Dans le même temps, Bangkok apparaissait bien plus épargnée, se classant à la 36ᵉ position du classement mondial.
L’AQI de la capitale s’élevait à 62, avec un niveau de PM2,5 stable autour de 14 microgrammes par mètre cube.
Une forte hausse des points chauds
Les données satellites de l’Agence pour le développement de la géo-informatique et des technologies spatiales (GISTDA) montrent également une aggravation de la situation sur le terrain.
Le nombre de points chauds recensés dans la province de Chiang Mai est passé de 89 lundi à 303 mardi, signe d’une intensification des incendies et des brûlis à l’origine de cette pollution.
Une amélioration attendue dans les prochains jours
Une légère accalmie pourrait toutefois intervenir à court terme.
Selon les prévisions météorologiques, la pollution aux particules fines (PM2,5) devrait commencer à reculer dès ce 1ᵉʳ avril, avec une amélioration attendue au moins jusqu’à jeudi.
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Source : Bangkok Post
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