Une influenceuse risque d’être bannie à vie de Thaïlande après avoir qualifié un quartier de Bangkok de « dangereux » et rempli de touristes « louches ».
La touriste influenceuse chinoise qui a publié une vidéo qui aurait nui à la réputation de la Thaïlande en tant que destination touristique, risque d’être expulsé du royaume.
Voir : Une influenceuse qui avait critiqué la Thaïlande a été inculpée
Wang Ziyu possède un compte Douyin (le TikTok chinois) sous le nom de « Thailand 77Seven » et compte environ trois millions de followers.
Après avoir fait remarquer que le quartier chaud de Nana, dans la capitale thaïlandaise Bangkok, était dangereux pour les touristes, les autorités locales ont enquêté sur elle pour avoir jeté le discrédit sur la Thaïlande.
Depuis que Mme Wang est arrivée à Bangkok avec un visa de touriste le 2 novembre, elle a posté un certain nombre de vidéos sur ses expériences de voyage.
Le 5 décembre, elle a partagé le clip qui a suscité la controverse et attiré l’attention du bureau de l’immigration de la police royale thaïlandaise.
Wang s’est filmée un soir, vers 23 h 30, en train de se promener dans le quartier chaud de Nana, célèbre dans le monde entier pour sa vie nocturne.
À un moment donné, elle se fait gentiment aborder par un étranger, et s’imagine le pire :
« Cet homme est venu me dire bonjour et m’a demandé ‘comment ça va aujourd’hui’.
S’il m’avait entraînée, je n’aurais pas pu m’échapper », prédit Mme Wang.
La vidéo semble orientée pour aller dans le sens des nombreux posts populaires qui présentent la Thaïlande comme un pays dangereux sur les réseaux sociaux chinois.
Voir : Le tourisme en Thaïlande victime d’une campagne de dénigrement en Chine
Wang a non seulement déclaré que le quartier n’était pas sûr, mais aussi que « 99 % des visiteurs n’étaient pas des gens bien » et a exhorté les femmes à ne jamais s’y rendre seules.

« Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des personnes qui marchent dans cette rue ne sont pas des gens bien », a affirmé Mme Wang dans sa vidéo.
Le gouvernement thaïlandais a remarqué les réactions en ligne à ses remarques, ce qui a contraint Mme Wang à supprimer la vidéo et à présenter des excuses publiques en anglais, en thaï et en chinois.
« Je comprends que mes propos aient pu avoir un impact négatif et je le regrette profondément.
Je présente mes excuses au district de Nana et au peuple thaïlandais.
À l’avenir, je m’engage à utiliser ma plateforme de manière responsable et sensible », a écrit Mme Wang sur Facebook.
Malgré les excuses sincères de Mme Wang, la police thaïlandaise a poursuivi son enquête et engagé des poursuites judiciaires contre elle pour avoir enfreint les règles relatives aux visas pour une autre raison.
Le major général Phanthana Nutchanart, commissaire adjoint du Bureau de l’immigration, a déclaré aux médias que Wang travaillait en Thaïlande sans permis, ce qui constitue une violation de la politique en matière de visas.
Wang est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 50 000 bahts (1 313 euros), d’une expulsion de Thaïlande et même d’une inscription sur la liste noire des personnes interdites d’entrer à nouveau dans le pays.
Baisse importante du nombre de voyageurs chinois

Touristes devant le Temple du Bouddha d’Émeraude à Bangkok.
Après la réouverture de la Chine au tourisme, la Thaïlande avait de grands espoirs et s’attendait à recevoir au moins 5 millions de visiteurs de ce marché pour 2023.
Mais, le nombre de visiteurs chinois n’a pas atteint les prévisions qui ont été revu à la baisse à plusieurs reprises, car la reprise économique a été plus lente que prévu en Chine et l’image de la Thaïlande a été ternie par plusieurs affaires.
Voir : Tourisme : la Thaïlande jugée trop dangereuse par les voyageurs chinois
Pour parer à cela, la Thaïlande a mis en place une exemption de visa pour les voyageurs chinois, mais la mesure n’a pas eu le succès escompté.
Des compagnies aériennes chinoises ont même annulé leurs créneaux horaires dans les aéroports de Thaïlande à cause d’une faible demande.
Voir : Échec des plans de la Thaïlande pour faire revenir les voyageurs chinois
Donc, la Thaïlande fait tout son possible pour faire revenir les voyageurs de ce marché, ils engagent des superstars chinoises pour promouvoir le pays et prennent des mesures pour renforcer la sécurité des touristes afin de rassurer principalement le marché chinois.
Et, maintenant, ils s’attaquent aux influenceurs qui donnent une mauvaise image du pays.
Réactions sur les réseaux sociaux chinois

Ziyu Wang, la tiktokeuse chinoise qui a publié une vidéo critiquant la Thaïlande.
L’histoire a divisé les opinions sur les médias sociaux chinois.
« Elle dit simplement la vérité, elle n’a donc rien fait de mal », a écrit une personne.
« Elle fait tout pour le trafic, maintenant, elle paie pour cela, n’est-ce pas ? », a écrit un autre.
Les histoires concernant le comportement jugé controversé d’influenceurs en ligne font souvent la une de l’actualité en Chine.
Au début du mois, une femme du centre de la Chine qui s’était filmée en train de pratiquer le yoga sur un site historique sacré a été critiquée pour son caractère « vulgaire » et « inapproprié », ce qui a déclenché un débat sur ce qui constitue un comportement public approprié.
Dans un autre cas, en août de l’année dernière, un influenceur de voyage a divisé l’opinion en ligne après avoir engagé des hommes pour le porter en haut d’une montagne dans une chaise à porteurs.
Beaucoup l’ont accusé de « payer de l’argent pour humilier les autres », tandis que d’autres l’ont défendu.
Voir aussi :
Un Chinois quitte sa femme Thaïlandaise enceinte parce qu’elle attend une fille
Rencontre Thaïlande – Chine à propos du film qui affecte le tourisme chinois
La Thaïlande met fin au projet controversé de patrouilles avec la police chinoise
Source : SCMP
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Quoi qu’il en soit et quelle que soit l’opinion de chacun sur les dires et le comportement de cette influenceuse chinoise, suivie par 3 millions de Chinois (+ les partages de ces 3 millions à d’autres contacts), le mal est fait en ce qui concerne l’impact de la réputation du quartier chaud de Nana-Bangkok, comme quartier potentiellement dangereux pour les femmes seules qui s’y promènent le soir et la nuit…
C’est clair que, comme tous quartiers « »chauds » dédiés aux divertissements sexuels où qu’ils soient dans le monde, que ce soit Paris, Amsterdam, Manille, Tokyo, Madrid, Londres ou Bangkok, ces quartiers portent en eux une faune particulière avec un certain pourcentage d’alcooliques, de drogués, de pervers ou obsédés sexuels…
Une atmosphère particulière « transpire » donc de ces lieux dédiés aux rencontres tarifées et désirs sexuels particuliers de certain(e)s, qu’elles peuvent assouvir dans ces milieux ciblés.
Il est donc normal d’y trouver une ambiance qui amplifie l’impression d’insécurité ou de danger potentiel d’être « enfermé » dans un environnement hostile…
Mais il est certain aussi que les personnes qui s’y rendent savent qu’ils n’y vont pas pour participer à une conférence sur la manière de faire des cocotes en papier !
Donc si une personne n’est pas à l’aise dans ce genre d’environnement et n’a aucune raison personnelle d’y aller, il suffit de ne pas en faire un but de divertissement « angoisses et frissons » garantis.
La réaction des autorités thaïlandaises est dans la ligne habituelle à laquelle les autorités policières et judiciaires nous ont habitués depuis toujours quand il s’agit de réagir lors de dénigrements concernant l’État thaïlandais, ses institutions et sa population dans son ensemble.
Il suffit de voir comment la loi sacrée sur la lèse-majesté est appliquée et fait taire pratiquement tous les anti-monarchistes du pays.
Pour en revenir au cas particulier de cette influenceuse, je ne sais pas si enfoncer vis-à-vis d’elle le clou de la répression jusqu’à une possible « excommunication » du Royaume, ne va pas donner encore plus de publicités négatives en Chine et faire encore plus de torts au tourisme chinois en Thaïlande qu’elle n’en a déjà faite.
Minimiser l’affaire jusqu’à la faire disparaitre des réseaux sociaux et lui donner si peu d’importance aurait peut-être permis d’enterrer ce fait divers dans la rubrique des chiens écrasés au lieu d’en faire la une des médias semaine après semaine…
Une autre approche, plus psychologique, en invitant cette jeune dame à refaire une visite dans Nana Plaza, accompagnée (par exemple) d’une guide touristique de sexe féminin qui aurait pu lui démontrer que les dangers supposés reposaient surtout sur des idées préconçues sorties de son imagination et de son stress, de telle sorte qu’elle aurait pu rectifier le tir auprès de ses 3 millions de followers…
Mais évidemment, demander à un officier de police d’agir telle une psychologue spécialisée dans les troubles de personnalité à caractère sexuel est probablement difficile à concevoir…
Mais bon, il n’y a pas mort d’homme en la matière, ou plutôt, de femme.
Tout est bien qui finit… bien ou mal ?
Cela dépendra, je crois de la décision finale des autorités thaïlandaises vis-à-vis de cette influenceuse chinoise…
Un peu de psychologie, Messieurs, et tout rentrera dans l’ordre à moyenne échéance, et les chinois reviendront pour leur Nouvel-An en février…
Patience et raison font plus que force et que rage… encore faut-il avoir une certaine maturité d’esprit et d’analyse de la personnalité pour aller dans le sens d’un apaisement communautaire, au lieu d’y donner l’importance d’une affaire d’État !
Co… et malhonnête.
Pas vraiment, j’habite ici et je confirme globalement ses dire.
C’est bien pour ceci que je n’habite pas à sukhumvit mais sur sathorn actuelement.
Après ce n’est pas non plus la France 200 attaques à l’arme blanche, 1500 violes par jours.
Mais je ne veux pas que ma femmes et mes gosses vivent dans le haut de sukhumvit et admire la cour des miracles…
J’ai remarqué que souvent des influenceurs et influenceuses, disent absolument n’importe quoi, en exagérant tout.
La Thaïlande est pour moi la meilleure destination au monde, pour plusieurs raisons, depuis vingt ans, que je viens chaque hiver.
Il faut le dire, pour moi, et mes amis, comme pour plusieurs des voyageurs que je rencontre, reste le visa qui est trop court.
Merci au gouvernement de faire mieux pour les visas.
Effectivement Naghi…
Il faut garder à l’esprit que le but d’un influenceur ou d’une influenceuse est d’avoir le plus de followers possible, ce qui a pour conséquence des rétributions de la part des marques concernées en rapport avec cette donnée.
En très peu de temps, quelques années à peine, d’un jeu ou d’un défi personnel, d’une lubie à un amateurisme social, ces influenceurs sont devenus des promoteurs commerciaux à haut rendement et rentabilité, dans les 2 sens…
Ce sont actuellement de véritables professionnels et une profession à part entière a émergé.
Pas étonnant donc, au nom du principe de profits toujours plus élevés que certain(e)s essaient par tous les moyens, y compris en jouant sur leur image physique et sexuelle pour certain(e)s d’augmenter leur cota de « suivis » et par-delà leurs revenus générés, quitte à trafiquer la vérité pour la remplacer par « leur » vérité conditionnelle, à jouer sur les nuances de mensonges, d’interprétations subjectives, de « on dit que », etc, etc…
Depuis les années 50, une mode était apparue chez nous, venant des États-Unis : les panneaux publicitaires géants destinés à vendre toujours plus…
Tout le monde se souvient de ces panneaux, certains devenus des icônes du genre.
Les influenceurs et influenceuse ne sont rien d’autre que ces panneaux publicitaires de l’époque actuelle…
C’est à chacun de nous à faire la part des choses et aux autorités à réglementer cette activité comme les affichages publicitaires l’étaient à l’époque.
Apprendre à choisir ses achats en toute indépendance et à ne pas acheter un vêtement, un appareil, un accessoire de mode ou un téléphone X ou Y, parce que telle ou telle personne a le même, mais parce que l’on en a l’utilité d’un tel ou tel type plutôt qu’un autre !!!
Après, on s’étonnera que certains milieux associatifs et humanistes tirent la sonnette d’alarme en prédisant un monde de « zombies »…
Malheureusement, on est bien parti pour y aller, droit dans le grand trou noir…
Justement en 20 ans le pays et particulièrement Bangkok, c’est dégradé et il serait bon de ne pas être dans le même déni du réel qu’en France.
Quand on ne fout pas en prison les lanceurs d’alertes (casser le thermomètre la méthode française).
Ceci sous peine d’avoir un glissement de Bangkok à la Parisienne…
Ce que je constate depuis presque 2 décennies : Le niveau de l’hygiène, par exemple, c’est considérablement effondré ses 7 dernières années… et pas que dans les districts chinois ou les bidon villes, mais biens au centre de Bangkok dans les beaux districts aussi.
Sur Phuket, les chances pour la galaxies venue de France pratiques les mêmes incivilités qu’en France et ont transformé Patong en annexe du 93…
Rendant l’île presque insupportable.
Le tourisme de masse indien a même fait fuir le tourisme de masse chinois… lui même ayant fait fuir le tourisme japonais et Coréens depuis fort longtemps.
Entre nana et Ashok sur sukhumvit, c’est la cour des miracle la nuit.
On peut mettre en prison et casser le thermomètre, ceci ne règlera pas les problèmes.
Et qu’on ne me sorte pas l’excuse du cartier chaud… on a bien dépassé le cadre de la soi 2/4 et soi coyboy… pour tout une partie de la rue, qui rappelons le est en plein centre de la ville.