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Apprendre à méditer : cours complet de méditation

par Redaction Thaïlande
Apprendre à méditer : cours complet de méditation

Si vous voulez apprendre à méditer facilement, voici les bases de la pratique suivi d'un cours complet de méditation donné par un maître dont l'enseignement a été choisi pour être diffusé dans les écoles en Thaïlande.

Les bienfaits de la méditation

Les bienfaits de la méditation sont nombreux :


Elle aide à trouver le calme et la sérénité, elle rend plus créatif, donne de l’énergie, permet de mieux gérer le stress, aide à prendre les bonnes décisions et peut aussi vous amener à l’illumination !

Il m'est arrivé de transformer ce qui me paraissait être un gros problème en une petite gène, juste en méditant, faire le vide aide à voir plus clair.

La méditation de pleine conscience peut aussi contribuer à renforcer l’immunité.

Une étude citée dans Annals of family medecine portant sur des adultes de 50 ans ou plus a montré qu’elle était presque aussi efficace que l’exercice physique pour lutter contre les infections respiratoires aiguës telles que le rhume et la grippe.

Ces résultats corroborent des études antérieures qui démontraient le soutien de la méditation dans la lutte contre la maladie.

C’est la réduction du stress qui contribue à améliorer la réponse immunitaire.

Dans le monde actuel, avec tous les stimuli visuels et auditifs (ordinateur, portable, jeux vidéos...), le bruit, les images et les nombreuses informations stressantes, apprendre à méditer est devenu une nécessitée pour beaucoup de personnes afin de ne pas devenir fou !


Dans une société évoluée, la méditation devrait être enseignée à l'école (c'est le cas en Thaïlande...).

Vous trouverez une liste d'autres bienfaits de la méditation en bas de page, dans les commentaires.

Apprendre à méditer tout simplement

La méditation, c'est quelque chose d'assez simple en fait, vous pouvez juste vous asseoir en gardant le dos droit et faire le vide dans votre tête.

L’une des techniques les plus simples et plus utilisées pour y arriver, consiste à porter toute son attention sur la respiration, sentir l’air qui sort par le nez, sentir l’air qui rentre par le nez, tout simplement.

Des pensées viendront certainement à votre esprit, c’est normal, il faut juste s’en rendre compte ne pas s'y accrocher et revenir sur l’attention à la respiration.

Lorsque votre respiration est longue, il faut que vous soyez conscient qu'elle est longue, et lorsque votre respiration est courte, il faut que vous en soyez conscient aussi.

Votre esprit doit être totalement concentré sur votre respiration, vous devez avoir bien conscience de ses mouvements, de ses changements de rythme.

Oubliez tout le reste, tout ce qui vous entoure, et essayez de faire cela de 5 à 10 minutes.

Avec le temps, comme tout entraînement, cela deviendra de plus en plus facile.

Il vaut mieux juste se concentrer sur l'air qui rentre et sur l'air qui sort, mais si vraiment vous avez du mal, vous pouvez vous répéter mentalement à chaque respiration :

"J'inspire et je sais que j'inspire" lentement, tout le long de l'inspire.


"J'expire et je sais que j'expire" lentement, tout le long de l'expire.

Ou "hooong" tout le long de l'inspire et "soooo" tout le long de l'expire.

Et vous pouvez méditer comme cela où vous voulez, dans le métro, le bus ou même allongé, ce qui est une très bonne méthode pour s'endormir !

Vous aurez du mal à vous concentrer au début et c'est tout à fait normal, mais si vous percevrez, cela va beaucoup vous apporter dans la vie !

Ces simples connaissances suffisent pour commencer à pratiquer, mais si vous voulez en savoir plus et apprendre à méditer avec un maître en la matière, vous pouvez lire la suite :

Cours de méditation par le vénérable Henepola Gunaratana

Moine bouddhiste méditation

Moine bouddhiste en méditation.

Voici un cours de méditation donné par le vénérable Henepola Gunaratana, c'est un de ses livres "Méditer au quotidien" qui a été choisi et abrégé en thaïlandais pour faire partie du programme des collèges dans toute la Thaïlande.

"Une bonne heure pour commencer votre méditation est tôt le matin, avant vos activités de la journée.

Un endroit silencieux est souhaitable, mais comme il y en a peu dans le monde, choisissez un lieu agréable et placez-y un coussin confortable.

Apprendre à méditer : les postures

Choisissez une posture pour votre pratique assise.

Note perso : le fait d'être bien surélevé (10/20 cm), sur un bon coussin dur (un coussin spécial  ou un coussin posé sur des livres, un gros caillou, ou parpaing), rend la position plus facile à tenir.

La posture du Lotus complet

La meilleure, mais la plus difficile, est la posture du lotus complet.

Cours complet de méditation assise : position du lotus

Croisez vos jambes et faite reposer chaque pied sur la partie supérieure de la cuisse opposés, plante du pied tournée vers le haut.

Placez vos mains juste en dessous du nombril, la partie courbée de vos poignets appuyées sur les cuisses, et redressez la partie supérieure du corps.

Votre colonne vertébrale est droite, comme une pile de pièces de monnaie, chaque vertèbre juste au-dessus de la précédente. Votre menton est relevé.

La posture du demi lotus

Cours complet de méditation assise : demi-lotus

Si vous ne pouvez pas vous asseoir dans la posture du lotus complet, essayez le demi-lotus. Placez votre pied droit sur la cuisse gauche (ou l'inverse), vos genoux reposant sur le sol.

Ensuite, penchez-vous en avant et tirez le coussin par-derrière. Si vous avez des difficultés pour que vos genoux touchent le sol, faite reposer l'une des cuisses sur la courbure de l'autre pied.

Autres positions plus faciles pour pratiquer la méditation

Vous pouvez également vous asseoir jambes repliées, la gauche ou la droite reposant devant l'autre sur le sol.

Ou bien encore vous asseoir sur un petit banc, tel que ceux que l'on trouve dans les salles de méditation.

Si tout cela est trop difficile, vous pouvez vous asseoir sur une chaise.

Apprendre à méditer : garder la position

Après avoir choisi l'une de ces positions, redressez votre dos et assurez-vous qu'il est vertical, afin que votre poitrine puisse aisément se dilater en inspirant.

Votre position devrait être naturelle et souple, non raidie.

Installer-vous dans votre posture avec soin, car il est important de ne pas la modifier jusqu’à la fin de la séance.

Pourquoi est-ce important ?

Imaginez que vous changiez de position, car elle est inconfortable.

Au bout d'un moment, la nouvelle position deviendra à son tour inconfortable.

Vous voudrez en adopter une nouvelle, qui bientôt deviendra également inconfortable.

Ainsi, vous continuerez de changer, de bouger, de passer de l'une à l'autre pendant toute la durée de votre assise, au lieu d'atteindre un niveau de conscience plus profond.

Utilisez votre capacité de contrôle et conservez votre position d'origine.

Au début de la séance, déterminez la durée de votre méditation assise.

Si vous n'avez jamais médité, commencez par environ vingt minutes.

Avec la pratique, vous pourrez progressivement allonger la durée.

La longueur de votre séance dépend du temps dont vous disposez et de la durée pendant laquelle vous pouvez rester assis sans douleur.*

Une fois installé, fermez les yeux, cela vous aidera à vous concentrer.

Avant la méditation, l'esprit est comme une coupe d'eau boueuse.

Si vous gardez la coupe immobile, la boue se dépose et l'eau se clarifie.

De même, si vous restez tranquille, en gardant votre corps immobile, et en centrant votre attention sur votre objet de méditation, votre esprit s'apaisera et vous commencerez à éprouver la joie de la méditation.

Apprendre à méditer : traiter la douleur

Supposons que vous ayez suivi les instructions concernant la posture et que vous soyez assis dans la position de méditation la plus confortable pour vous.

Rapidement, vous vous rendez-compte que votre sensation confortable a disparu.

Maintenant, vous avez mal, et vous perdez votre détermination première, votre patience et votre enthousiasme pour pratiquer la méditation.

Cela peut être décourageant.

Mais soyez assuré que votre douleur est principalement due au manque de pratique.

En pratiquant, la douleur diminue, et il est également plus facile de la supporter.

Par conséquent, utilisez la douleur comme un signal pour renouveler votre détermination à pratiquer davantage.

Si la douleur survient en raison d'un problème physique, par exemple un disque vertébral déboîté ou une blessure antérieure, vous devez alors changer de posture

- peut-être aller vous asseoir sur un banc ou sur une chaise.

Mais si la douleur se produit dans une zone du corps normale et saine, je vous suggère d'essayer ce qui suit.

La manière la plus efficace, mais la plus difficile, de traiter la douleur est de l'observer.

Soyez avec la douleur, fondez-vous en elle. Ressentez-là sans y penser comme étant "ma" douleur, "mon" genou, "mon" cou.

Observez simplement la douleur de près, et voyez ce qui lui arrive.

Au début, la douleur peut devenir plus forte, et faire peur.

Par exemple, votre genou peut commencer à faire si mal que vous avez peur de perdre votre jambe :

"il aura la gangrène et devra être amputé !"

Et vous voilà en train de vous demander comment vous vous débrouillerez avec une seule jambe.

Ne vous inquiétez pas. Je n'ai jamais vu quelqu'un perdre une jambe à cause de la méditation !

Lorsque la douleur que vous observez arrive à son point le plus atroce, si vous attendez patiemment pendant, disons, cinq minutes de plus.

Vous verrez cette douleur effrayante, menaçant votre vie, commencer à se désintégrer.

La douleur se transformera en une sensation neutre et vous découvrirez que même une sensation douloureuse est impermanente.

Vous pouvez utiliser une technique similaire avec la douleur psychologique qui peut être due à la culpabilité ou à un souvenir traumatique.

N'essayez pas de la repousser. Faites-lui bon accueil. Restez avec elle, même si un scénario horrible se déroule dans votre esprit.

Sans vous perdre dans les souvenirs, continuez d'observer cette douleur psychologique et voyez comme elle finit par se dissoudre, de même que la douleur physique.

Quand la percée a lieu et que la douleur disparaît, il se peut que vous éprouviez un grand soulagement, un calme paisible et relaxant.

Naturellement, la douleur corporelle ou la mémoire traumatique peut réapparaître, mais une fois que vous aurez traversé une douleur particulière, physique ou psychologique, cette douleur ne reviendra jamais avec la même intensité.

Et la prochaine fois que vous serez sur votre coussin, elle n'apparaîtra probablement que plus tardivement.

La deuxième stratégie pour traiter la douleur est de la comparer à celle que vous avez éprouvées au cours de votre vie.

Cette douleur présente, bien qu'elle paraisse si pénible, n'est qu'une petite chose comparée à toutes celles que vous avez connues et vous avez probablement déjà enduré bien pire.

De plus, il y a ce subtil sentiment d'insatisfaction qui vous poursuit nuit et jour en arrière-plan.

Comparée à ces autres souffrances, cette petite douleur dans la jambe n'est pas si grande.

Cela vaut la peine de la supporter, de manière à pouvoir surmonter les souffrances plus importantes et plus envahissantes de la vie.

Elle est comparable à une écharde.

Retirer une écharde fait très mal et pourtant vous acceptez ce mal pour en éviter un pire plus tard.

De même, vous pouvez accepter ce mal pour vous éviter de pires problèmes à l'avenir.

Une autre approche est de penser aux souffrances que d'autres endurent.

En ce moment même, de nombreuses personnes souffrent physiquement et psychologiquement à cause d'une maladie, d'une vulnérabilité, d'une séparation de ceux qu'elles aiment ou d'autres problèmes graves.

Rappelez-vous que comparativement à toutes ces misères, votre douleur n'est pas si terrible.

La quatrième approche est d'ignorer la douleur.

Vous portez délibérément votre attention sur la respiration.

Vous pouvez pour vous aider à y rester, respirer rapidement plusieurs fois.

Ma dernière suggestion, seulement lorsque tout cela a échoué, est de bouger, mais avec beaucoup de circonspection.

Faite doucement jouer les muscles pour voir si la douleur peut-être diminuée avec un minimum de changement dans votre posture.

Si la douleur est dans le dos, rendez-vous compte qu'il commence à être douloureux lorsque vous êtes affaissé vers l'avant.

Si une tension apparaît dans le dos, effectuez d'abord une inspection mentale de votre posture, détendez-vous et ensuite redressez-vous doucement.

Les douleurs dans les chevilles et les genoux nécessitent une approche spéciale, car vous devez faire attention à ne pas créer une tension nuisible aux tendons.

Si vous pensez que la douleur peut venir d'un tendon, essayez d'abord de contracter et de relaxer les muscles situés au-dessus et au-dessous de cette articulation, sans bouger ou modifier votre posture.

Si cela n'apporte pas de soulagement, bougez doucement la jambe, juste assez pour soulager la jambe et le tendon.

Peut-être vous demandez-vous quelle peut être l’intérêt de supporter la douleur.

"J'ai commencé cette pratique pour me débarrasser de ma souffrance.

Pourquoi devrais-je souffrir davantage pendant la méditation assise ?"

Souvenez-vous alors qu'il s'agit d'une sorte de souffrance qui peut mener à la cessation de toute souffrance.

Lorsque vous observez attentivement l'apparition et la disparition de la douleur et expérimentez la félicité qui suit sa disparition, votre confiance en votre capacité de supporter la douleur grandit.

Plus important, votre expérience douloureuse étant volontaire et focalisée, elle constitue un bon terrain d’entraînement.

Vous effectuez une percée à travers votre résistance aux plus grandes souffrances de la vie.

Soyez patient. Peut-être n'avez-vous jamais pris une posture de méditation, ou bien seulement occasionnellement.

Peut-être avez-vous l'habitude de vous asseoir sur des chaises ou des fauteuils.

Il est naturel que vous ressentiez quelques douleurs quand vous vous asseyez par terre, la première fois.

N'avez-vous jamais escaladé une montagne, n'êtes-vous jamais monté à cheval ?

Vous-souvenez-vous de ce que ressentait votre corps la première fois, ou à quel point il était douloureux le lendemain ?

Pourtant si vous escaladez des montagnes ou montez à cheval chaque jour, vous y prenez plaisir rapidement sans douleur.

Il en va de même avec la méditation :

vous devez simplement continuer et continuer encore de méditer, en vous asseyant chaque jour dans la même posture.

Concentrez votre esprit

Apprendre à méditerUne bonne façon de calmer l'esprit et de le concentrer sur la respiration.

La respiration est facile à trouver.

Vous n'avez pas un gros effort à faire pour y parvenir : elle entre et sort constamment par les narines.

Elle n'est impliquée dans aucune émotion, aucun raisonnement, aucune décision.

Conserver l'esprit sur la respiration est une bonne façon de cultiver un état d'esprit neutre.

Il est bon de commencer chaque méditation avec des pensées d'amitié bienveillante.

Certaines personnes ont parfois la capacité de se connecter directement à de telles pensées et de les adresser à tous les être vivants.

Mais le plus souvent, une méthode est nécessaire pour y parvenir.

Commencez par diriger vos pensées bienveillantes vers vous-même, puis élargissez le cercle des destinataires lentement, jusqu'à inclure tous les êtres vivants.

Je recommande de réciter mentalement ou à haute voix le texte suivant :

Puissé-je être bien portant, heureux et en paix. puisse-t-il ne m'arriver d'aucun mal.

Puissé-je ne rencontrer aucune difficulté, aucun problème, et toujours connaître le succès.

Puissé-je aussi être patient, courageux, compréhensif et déterminé à affronter et à surmonter les difficultés, les problèmes et les échecs inévitables dans la vie.

Après avoir récité ces phrases, recommencez en remplaçant "je" et "moi" par d'autres personnes, en commençant par vos parents :

"Puissent mes parents être bien portants, heureux et en paix.

Puisse-t-il ne leur arriver aucun mal..."

Récitez ensuite ces mêmes phrases à l'intention de vos enseignants :

"Puissent ceux qui m'enseignent être bien portant..."

Puis récitez-les pour votre famille ;

puis vos amis ;

puis pour les personnes qui vous sont indifférentes (celles envers qui vos sentiments sont neutre) ;

puis pour vos ennemis ;

Et finalement pour tous les êtres vivants.

Cette pratique simple rendra la concentration plus facile et vous aidera à surmonter les ressentiments pouvant apparaître au cours de la méditation.

Ensuite, prenez trois respirations profondes.

En inspirant et en expirant, remarquez la dilatation et la contraction du bas abdomen, du haut abdomen et de la poitrine.

Respirez à fond pour dilater ces trois parties du corps.

Après ces trois respirations profondes, respirez normalement, en laissant l'air sortir et entrer librement, sans effort, naturellement.

Tout en centrant votre attention sur la sensation du passage de l'air au bord de vos narines.

La plupart des gens sentent facilement la respiration au bord des narines :

toutefois, certaines personnes selon leurs structures faciales, peuvent préférer centrer leurs attentions sur la sensation produite par l'air touchant la lèvre supérieure.

Ou dans les narines, ou dans la région des sinus.

Quel que soit l'endroit, soyez simplement conscient de la sensation produite par l'air entrant et sortant.

Lorsque vous centrez votre attention sur la respiration, vous sentez le début, le milieu et la fin de chaque inspiration et de chaque expiration.

Vous n'avez aucun effort spécial à faire pour remarquer ces trois stades.

Quand une inspiration est complète, avant le début de l'expiration il y a une courte pause.

Remarquez-la et soyez conscient du commencement de l'expiration.

Quand l'expiration est terminée, il y a une autre courte pause avant le début de la prochaine inspiration.

Remarquez-la également.

Ces deux pauses sont si courtes qu'il se peut que vous n'en ayez pas conscience mais quand vous êtes attentif, vous pouvez les remarquer.

Au commencement, il est possible que l'inspiration et l'expiration soit longues.

Rendez-vous en compte, mais sans penser ni vous dire "inspiration longue, expiration longue".

Alors que vous remarquez la sensation des inspirations et des expirations longues, votre corps devient relativement calme.

Ensuite, il se peut que votre respiration devienne courte.

Remarquez comment vous ressentez la respiration courte, mais de nouveau sans vous dire "respiration courte".

Ensuite prenez conscience de l'ensemble du processus respiratoire, du début à la fin.

Maintenant, il se peut que la respiration devienne subtile.

L'esprit et le corps deviennent plus calmes. Soyez conscient de cette sensation calme et paisible.

Malgré vos efforts pour rester concentré sur la respiration, votre esprit peut s’échapper.

Vous allez peut-être vous souvenir d'endroits que vous avez visités, de personnes que vous avez rencontrées.

D'amis que vous n'avez pas vus depuis longtemps, d'un livre que vous avez lu dans le temps, du goût de la nourriture que vous avez mangé hier.

Aussitôt que vous vous rendez-compte que votre esprit n'est plus sur votre respiration, ramenez-le et ancrez-le sur la respiration.

Certaines personnes utilisent des étiquettes, c'est-à-dire qu'elles mettent des mots sur les phénomènes qui apparaissent pendant la méditation.

Par exemple, le méditant peut remarquer des pensées et dire alors mentalement :

"pensées, pensées, pensées".

En entendant un son, le méditant pense : "Entendre, entendre, entendre."

Je ne recommande pas cette technique.

Les phénomènes que vous pouvez vouloir étiqueter se produisent si rapidement que vous n'avez pas le temps de les nommer.

Étiqueter prend du temps - le temps que la pensée apparaisse ou que la sensation se produise, le temps de penser à des mots pour conceptualiser ce dont vous êtes conscient.

Il n'est pas possible d'étiqueter une chose pendant qu'elle se produit. Vous ne pouvez le faire que lorsqu'elle est déjà passée.

Observer les choses lorsqu'elles arrivent et en être conscient est suffisant.

L'attention vous enseigne la connaissance directe.

Elle vous aide à éliminer les intermédiaires tels que les concepts et les mots.

Ces derniers apparaissent après la prise de conscience pour communiquer idées, sensations et sentiments.

En méditation, cependant, vous n'avez rien à exprimer à qui que ce soit.

Vous avez simplement la connaissance que voir devrait se limiter à voir, qu'entendre est entendre, toucher est toucher, connaître est connaître. Cela suffit.

Par le vénérable Henepola Gunaratana

Une leçon de méditation tirée du livre : "Les huit marches vers le bonheur"

Les huit marches vers le bonheur

Une vidéo pour apprendre à méditer

Voici une vidéo très bien faite pour découvrir les bases de la méditation.

Vous trouverez des coussins spéciaux pour la méditation : sur Amazon


Photo : Bradley Hook

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1 commentaire

Pierreto 8 novembre 2016 - 14 h 39 min

Un petit supplément d’information pour vous motiver à méditer :

De nombreuses études ont mis en évidence les effets positifs de la méditation de pleine conscience sur la santé.

La méditation en pleine conscience peut, entre autre, aider à :

RESTER CONCENTRÉ 

Le fait de développer notre attention avec la pleine conscience améliorerait notre capacité globale à nous concentrer et à soutenir notre attention pendant des tâches quotidiennes. Dans une étude menée en 2012 et publiée dans Frontiers in human neuroscience, des chercheurs américains ont examiné un groupe de personnes n’ayant jamais médité auparavant. Certains ont suivi une formation de trois heures à la méditation en pleine conscience. Durant les quatre mois qui ont suivi, ils devaient méditer 10 minutes chaque jour. In fine, les chercheurs ont constaté que ce groupe maîtrisait mieux des tâches qui exigeaient une certaine méticulosité et de l’attention que le groupe témoin. Conclusion : même des « petites doses » de méditation peuvent considérablement modifier les fonctions neuronales liées à la gestion de stimuli conflictuels.

GÉRER L’ANXIÉTÉ ET LA DÉPRESSION 
A partir d’une publication tirée du journal scientifique Social cognitive and affective neuroscience, Madhav Goyal et ses collègues ont découvert que la méditation de pleine conscience pouvait jouer le même rôle que les antidépresseurs. Dans l’étude publiée, quinze personnes n’ayant jamais médité auparavant ont été examinées après seulement quatre jours de formation à la méditation en pleine conscience : elles étaient beaucoup moins angoissées grâce a une modification de l’humeur et des capacités de contrôle cognitif.

RÉDUIRE LE STRESS 
Une étude menée par le médecin Kirk Warren Brown de l’université de Richmond en 2013 a montré une différence dans la réponse cérébrale entre des personnes habituées à la méditation par rapport aux non pratiquants lorsqu’on leur présentait des images très déplaisantes. Dans le premier groupe, la réponse était plus faible. La pleine conscience modifierait donc la manière dont les centres d’émotion liés au stress sont stimulés dans le cerveau. Ces zones semblent moins sensibles lorsqu’elles sont provoquées ce qui rend la réaction plus facile à « réguler ».

SOULAGER LA DOULEUR 
Des personnes souffrant de douleurs importantes ont participé à une étude en 2011 sous la houlette de Fadel Zeidan, neurobiologiste au centre médical baptiste Wake Forest en Caroline du Nord. Après une formation à la méditation de pleine conscience de quatre jours, celles qui méditaient ont constaté une diminution de la sensation désagréable de 57 % et de 40% pour l’intensité de la douleur. Les chercheurs ont identifié des régions du cerveau qui semblaient être impliquées dans la sensation de douleur et ont déterminé comment elles pouvaient être modulées grâce à la méditation. En modifiant le cadre de la douleur par le biais du contrôle cognitif et de la régulation émotionnelle, la méditation peut changer la manière dont nous percevons la douleur (par exemple, en nous la faisant considérer comme un phénomène éphémère).

STIMULER LA MATIÈRE GRISE
Depuis dix ans, plusieurs études ont montré qu’en stimulant la matière grise dans différentes régions du cerveau, la pleine conscience pouvait améliorer l’apprentissage, la mémoire et la régulation émotionnelle. Dans une étude parue en 2011 dans Psychiatry Research des scientifiques faisaient passer un scanner cérébral à des participants qui n’avaient pas ou peu d’expérience en méditation de pleine conscience. Ces personnes ont ensuite suivi une formation de réduction du stress par la pleine conscience, puis les scientifiques ont à nouveau examiné leur cerveau : leur matière grise avait considérablement augmenté.

LUTTER CONTRE ALZHEIMER 
La pleine conscience pourrait ralentir la dégénérescence cérébrale qui entraîne la maladie d’Alzheimer. C’est le résultat d’une étude pilote publiée en 2013 par Rebecca Erwin Wells, médecin chercheur à l’université de Wake Forest. Voici son constat : parmi des adultes dotés d’un léger trouble cognitif (situé entre la perte de mémoire normale due à l’âge et la démence avérée), ceux ayant pratiqué la méditation de pleine conscience possédaient un hippocampe (la région du cerveau qui est altérée dans les maladies neurodégénératives) moins atrophié par rapport au groupe témoin. Second constat : une amélioration de la connectivité des neurones dans une zone du cerveau appelée le réseau du mode par défaut et impliquée dans les rêveries, les pensées passées ou futures. Ces premiers résultats devront être confirmés par d’autres études plus approfondies, mais ils sont très prometteurs.

Source : http://www.yogajournalfrance.fr/les-bienfaits-de-la-meditation-sur-votre-cerveau-et-sur-votre-corps/

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