Après avoir récupéré son bébé dans un hôpital thaïlandais un père a découvert que ce n’était pas le sien et a dû batailler pour retrouver sa fille.
Un couple a dû être séparé de leur bébé juste après sa naissance le 11 août 2024, car il avait une infection.
Mais, après plusieurs jours de traitement, l’hôpital Krathum Baen, dans le district de Krathum Baen, dans la province de Samut Sakhon, leur a donné un bébé qui ne ressemblait pas à l’original.
Le lundi 19 août, Anucha a déclaré avoir appelé l’hôpital, exprimant sa suspicion que le nourrisson n’était pas le sien.
Le personnel de l’hôpital lui a répondu que son enfant était différent des autres en raison de la prise de médicaments pendant 7 jours, et qu’il y avait donc des ecchymoses sur le poignet dues aux prises de sang, ce qu’il a confirmé.
Mais il se demandait toujours pourquoi les sourcils avaient disparu.
On lui a répondu : « Les visages des enfants changent tous les jours ».
Le lendemain, Anucha n’en pouvait plus et a posté un message dans le groupe de discussion Krathum Baen, partageant les photos et demandant si les enfants étaient les mêmes.
La plupart des gens ont répondu par la négative et lui ont conseillé de se rendre à l’hôpital pour un test ADN.
Le mercredi 21 août, il s’est donc rendu à l’hôpital avec l’enfant pour un contrôle et a tout expliqué à une infirmière.

L’hôpital Krathum Baen, dans la province de Samut Sakhon.
L’infirmière a alors prélevé des échantillons de sang sur lui, sa femme et l’enfant.
Les résultats ont montré clairement que ce nourrisson n’était pas son enfant.
Après la reconnaissance officielle de l’erreur par l’hôpital, Anucha a partagé son histoire sur Facebook le 16 septembre.
Il a écrit qu’il souhaitait que son cas serve d’étude pour les autres, car s’il n’avait pas observé son enfant de près, il aurait pu se retrouver au Myanmar.
Il a déclaré que sa fille était née le 11 août 2024 avec une respiration rapide et qu’elle avait dû être séparée de sa mère.
Son enfant a été placée dans une unité de soins intensifs et a eu besoin d’antibiotiques pendant sept jours.
Le 12, sa femme et lui ont rendu visite à l’enfant dans l’unité de soins intensifs où les photos étaient interdites, mais il a secrètement pris des photos tous les jours pour les envoyer à sa mère, du 13 au 16.
Mais le 17 août, il a remarqué que les cheveux de son enfant, qui étaient auparavant longs, étaient devenus plus courts, et que le visage du bébé avait changé, notamment en raison de l’absence de sourcils.
Il a cherché son badge, mais ne l’a pas trouvé, et de même, les vêtements et la serviette n’appartenaient pas à son enfant.
Il a posé la question à l’infirmière, qui lui a dit qu’ils avaient peut-être été perdus pendant le bain et que les vêtements dans la boîte avaient peut-être été échangés.
Le 18, lorsque son enfant a terminé son traitement antibiotique, ils l’ont ramenée à la maison.
Il a eu beau regarder le nourrisson, il était sûr que ce n’était pas son enfant.
« J’étais en colère, furieux, très triste et j’avais de la peine pour mon enfant.
J’ai dit au directeur adjoint de l’hôpital qu’ils devaient faire tout ce qu’il fallait, je veux juste voir mon vrai enfant », a déclaré Anucha.
L’hôpital a retrouvé son enfant après que des analyses de sang effectuées sur les deux familles ont confirmé l’échange.
Ils ont également découvert que son enfant avait reçu des antibiotiques pendant plus de 7 jours, alors que l’autre nourrisson en avait reçu pendant moins de 7 jours.
Les bébés ont depuis été remis à leurs parents respectifs.
L’hôpital reconnait son erreur

Le Dr Surawit Sakdanuphap (à droite), médecin de la santé publique de la province de Samut Sakhon, et le Dr Thammawitya Kuakulkiat, directeur de l’hôpital Krathum Baen, tiennent une conférence de presse sur l’affaire de l’échange de bébés à l’hôpital Krathum Baen, le 16 septembre 2024.
Le 16 septembre 2024, le Dr Surawit Sakdanuphap, médecin de la santé publique de la province de Samut Sakhon, et le Dr Thammawitya Kuakulkiat, directeur de l’hôpital Krathum Baen ont annoncé conjointement les résultats de l’enquête et admis leur erreur.
L’erreur est due à la performance du personnel de l’hôpital Krathum Baen.
L’hôpital a reconnu sa faute et assumé la responsabilité de l’ensemble de l’incident.
Il s’est déjà entretenu une fois avec le père de l’enfant thaïlandais et a pris rendez-vous avec les deux familles pour d’autres discussions sur toutes les mesures de réparation demandées.
Il a fourni des détails après avoir interrogé les soignants des enfants et le chef de service, déclarant que les deux nouveau-nés étaient des enfants d’une famille thaïlandaise et d’une famille du Myanmar.
Ils sont nés avec des infections et ont été admis dans le service des patients pour une surveillance étroite.
Pendant la période de traitement, il y avait plus de 10 enfants malades.
À l’époque, les deux enfants souffraient d’infections et devaient être traités avec des antibiotiques et du sérum physiologique par voie intraveineuse.
Par conséquent, pendant les procédures de soins, y compris l’administration de sérum physiologique, le bain et le changement de vêtements des nourrissons, les bracelets ont dû être enlevés.
C’est ce qui a conduit à l’erreur qui a entraîné l’échange des bébés.
Le Dr Surawit a déclaré que l’hôpital Krathum Baen était prêt à prendre en charge tous les frais encourus, y compris les soins médicaux à long terme pour les deux enfants de manière égale.
L’hôpital est également prêt à fournir une compensation financière à la demande des parents de l’enfant thaïlandais.
Les deux familles ont été convoquées pour obtenir des éclaircissements et une meilleure compréhension.
En outre, l’hôpital a mis en place un comité chargé d’enquêter sur les faits, d’examiner les mesures prises et d’établir des lignes directrices pour empêcher ce genre d’erreur.
L’hôpital a reconnu que l’utilisation de bracelets n’était pas suffisante et prévoit d’installer davantage de caméras de sécurité pour assurer une surveillance complète.
Ils ont également insisté auprès du personnel sur la nécessité d’être plus attentif et plus minutieux dans la distinction des nouveau-nés afin d’éviter de tels incidents.
Voir aussi :
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Source : Khaosod English
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6 commentaires
On ne sait toujours pas clairement si dans votre article les 2 nouveaux nés ont été remis à leurs vrais parents…
Il y a convocations, règlements à l’amiable, rencontre, vraiment des détails éparpillés…
C’est à se masser les tympans.
Cher « CH.81″…
On imagine mal qu’après les tests ADN et les aveux des erreurs du personnel par la direction de l’hôpital lors de cette substitution de nouveaux-nés, que les bébés n’aient pas retrouvé leurs vrais parents.
Le contraire tiendrait d’une absurdité manifeste !
Bonjour Ch.81,
Effectivement, l’article pouvait être difficile à comprendre, l’article original était très long avec de nombreuses répétitions inutiles.
On l’a réécrit et raccourci, mais il y avait une erreur dans la chronologie à propos des messages du père sur Facebook.
On vient de le retravailler, en espérant qu’il soit plus compréhensible maintenant.
Ce fait divers fait penser aux familles Groseille et Le Quesnoy du film « La vie est un long fleuve tranquille ».
Il est curieux de constater que les parents thaïlandais ont dû insister lourdement auprès de la direction et du personnel de l’hôpital pour que ceux-ci reconnaissent cette erreur manifeste après toute une série d’affirmations aussi fantaisistes les unes que les autres pour minimiser cette erreur humaine et médicale, voir la nier dans un premier temps.
Les parents ont dû aller jusqu’à effectuer des tests ADN à leur propre demande, alors que c’est l’hôpital qui aurait dû, dès le début des doutes du père, effectuer sans plus tarder les analyses et tests nécessaires.
Toujours cette difficulté de la part de certaines autorités ou entités thaïlandaises à reconnaître une erreur professionnelle et à en assumer la responsabilité !
Ce n’est que mis au pied du mur et devant des évidences que l’on ne peut plus nier que l’on finit par s’excuser et promettre de réparer, de compenser.
Imaginons que cette mésaventure soit tombée sur des parents qui n’auraient pas eu les ressources sociales et morales de prouver cette erreur médicale ???
La famille de l’autre bébé, originaire du Myanmar, elle aussi victime de cette « inversion de bébés » n’a d’ailleurs pas eu apparemment les mêmes réactions et ne semblent pas non plus avoir été entendue par la direction de l’hôpital !!!
Il y aurait aussi la volonté d’un pouvoir occulte, de briser les familles par de telle actions.
Les enfants ont un lien naturel avec leurs vrais parents, ces échanges de bébé permettent de casser ce lien et de créer des conflits entre les parents et leurs enfants.
J’avais lu un article à ce propos il y a des années, ce n’est peut-être, donc pas un hasard que ce genre d’histoire arrive souvent, partout dans le monde et que des règles, comme interdire aux parents de prendre des photos de leur bébé dans certains services, soient mises en place.
Il faut faire très attention si vous avez un bébé !