La pollution atmosphérique à Chiang Mai, dans le nord de la Thaïlande, atteint des niveaux inquiétants, menaçant la santé des habitants.
Selon Tosapon Puanudom, le gouverneur adjoint, l’administration provinciale de Chiang Mai surveille de près les niveaux de PM2,5.
Elle devrait conseiller aux unités provinciales et aux établissements d’enseignement de laisser leur personnel travailler à domicile si la situation ne s’améliore pas ce dimanche 10 mars,
Samedi, la ville de Chiang Mai était enveloppée d’un smog si dense due aux incendies de forêt que les gratte-ciel étaient à peine visibles de loin.

Pollution atmosphérique dans la ville de Chiang Mai. Photo : Thai PBS World.
Un touriste de Pathum Thani a déclaré avoir ressenti une irritation dans la gorge lors de sa visite du mont Doi Suthep, ajoutant que s’il avait été au courant de la pollution de l’air, il n’aurait pas visité la ville.
Une enseignante a déclaré dans un post Facebook que plusieurs jeunes élèves de sa classe ont souffert de saignements de nez, bien que les activités en plein air aient été annulées, qu’ils aient porté des masques tout le temps et que toutes les fenêtres soient restées fermées.
Le Dr Opas Karnkawinpong, secrétaire permanent à la santé publique, a déclaré que des centres d’urgence ont été ouverts dans 39 provinces pour fournir des soins médicaux aux personnes développant des symptômes causés par la pollution atmosphérique aux PM2,5.
Depuis le 22 novembre, plus de 41 800 personnes ont reçu un traitement pour des maladies liées à la pollution atmosphérique, telles que la broncho-pneumopathie chronique obstructive, les irritations cutanées et les infections oculaires, et environ 8 000 ont été traitées dans les services d’urgence.
Les voyages dans le nord et le nord-est du pays sont actuellement déconseillés, les voyageurs peuvent consulter le site IQAir afin d’organiser leur déplacement dans le pays en évitant les zones dangereuses.
De nombreuses parties du sud du pays sont préservées de la pollution et attirent actuellement un grand nombre de touristes étrangers.
Voir : Envolée des prix des hôtels en Thaïlande à cause des touristes européens
Les différents gouvernements tentent à chaque fois de trouver des solutions, mais la pollution saisonnière n’en fini pas de s’aggraver d’année en année, mettant en danger la santé des habitants.
Voir :
Pollution de l’air : la Thaïlande classée parmi les pires pays au monde
La Thaïlande adopte 7 nouvelles lois pour lutter contre la pollution de l’air
Les problèmes de pollution de l’air menacent le tourisme en Thaïlande
Source : Thai PBS World
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2 commentaires
La pollution régulière de l’atmosphère nuit fortement les habitants locaux et fait fuir le tourisme…
Très mauvais point pour la Thaïlande, pour son chiffre d’affaires en tout genre.
Je crois que, à force de laisser les choses en l’état et constatant une aggravation du problème depuis plus de 20 ans, les gouvernements thaïlandais qui se sont succédés ont toujours analysé le problème comme un problème « local » et donc, ont laissé aux autorités des provinces le soin de trouver des solutions qui ressemblent toutes à des emplâtres sur une jambe de bois.
En lieu et place d’essayer de réduire les conséquences, aucun gouvernement national ne s’est attaqué globalement aux causes de manière suffisamment forte et avec les moyens nécessaires, en y mettant les budgets que nécessitent les mesures à prendre tous azimuts, en commençant par interdire tous les brûlis sur l’ensemble du territoire avec des sanctions exemplaires pour les contrevenants…
Jusqu’à présent tout cela est resté à l’état de vœux pieux, de promesses non tenues ou de solutions de bricolage d’école primaire, comme cette proposition d’installer des énormes ventilateurs « capteurs » de pollution à Chiang Mai !!!
Je crois que le problème est devenu tellement énorme, que les autorités sont aujourd’hui dépassées et incapables d’assumer et de renverser une situation catastrophique, à force d’attendre des jours meilleurs qui, évidemment ne sont jamais arrivés, avec comme conséquence une aggravation d’année en année et une lutte inefficace quasi absente, des moyens mis en œuvre beaucoup trop minimalistes ou inexistants et un budget, qui au vu du problème et des nuisances engendrées par les différentes sources de pollution devrait être énorme et probablement impossible à supporter par l’État…
Je crains fort que les prochaines années n’apportent rien de bon en la matière et même dans le cas où (enfin) un gouvernement prendrait le problème suffisamment au sérieux, il faudra de nombreuses années pour en revenir à un niveau acceptable au niveau de la sécurité sanitaire de la population thaïlandaise…
Le gouvernement est au pied du mur et les thaïlandais attendent des réponses !!!
Comme dans d’autres domaines, il y a urgence…