La Banque de Thaïlande (BoT) estime que les pressions inflationnistes s’atténuent, malgré les incertitudes liées aux prix de l’énergie.
Le ralentissement de l’inflation conforte la banque centrale dans son choix de ne pas relever ses taux d’intérêt pour le moment.
Une inflation inférieure aux prévisions de la banque centrale

Siège de la Banque de Thaïlande à Bangkok. Photo : Money and Banking Online
Le gouverneur de la Banque de Thaïlande, Vitai Ratanakorn, a déclaré le samedi 11 juillet que l’inflation devrait être inférieure aux prévisions de 2,8 % établies par l’institution pour 2026.
Selon lui, la hausse des prix devrait également continuer de ralentir l’année prochaine.
Il a précisé que l’inflation attendue au quatrième trimestre devrait désormais rester sous les 4,5 % précédemment anticipés.
Selon lui, cette évolution donnera à la banque centrale une plus grande marge de manœuvre pour faire face à d’éventuelles pressions temporaires sur les prix.
En juin, l’inflation globale a ralenti à 2,42 %.
Ce niveau reste dans la fourchette cible de 1 % à 3 % fixée par la Banque de Thaïlande et s’avère inférieur aux prévisions des économistes.
Le recul des prix de l’énergie apaise les tensions

Des pompes à carburant dans une station-service thaïlandaise. Photo : The Nation Thailand
Selon le gouverneur, la flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre au Moyen-Orient a eu un impact moins important que ce que redoutaient de nombreux économistes.
Après avoir fortement augmenté, les cours du pétrole sont revenus la semaine dernière autour de 70 dollars le baril, soit un niveau proche de celui observé avant le conflit.
Ils ont toutefois progressé d’environ 4 % cette semaine dans un contexte de nouvelles frappes de représailles entre les États-Unis et l’Iran.
Les taux d’intérêt devraient rester inchangés

Billets de banque thaïlandais.
Le mois dernier, Vitai Ratanakorn avait déjà indiqué qu’une hausse des taux d’intérêt n’était pas nécessaire.
La Banque de Thaïlande a ainsi maintenu son taux directeur à 1,00 % lors de sa réunion du 24 juin.
Sa prochaine décision de politique monétaire est attendue le 26 août.
Le gouverneur a également estimé qu’une nouvelle baisse des taux serait difficile à justifier.
Selon lui, le niveau actuel est déjà très faible et des taux durablement bas pourraient pénaliser les épargnants et avoir des conséquences plus larges sur l’économie.
Une économie thaïlandaise jugée résiliente
Malgré un contexte économique mondial incertain, Vitai Ratanakorn estime que l’économie thaïlandaise fait preuve de résilience.
La Banque de Thaïlande prévoit une croissance de 2,3 % en 2026, un rythme que le gouverneur qualifie de « ni bon, ni mauvais ».
À titre de comparaison, l’économie thaïlandaise avait progressé de 2,4 % l’an dernier, un rythme qui reste inférieur à celui de plusieurs autres économies d’Asie du Sud-Est.
Voir aussi :
- Le baht thaïlandais devrait se renforcer d’ici la fin de l’année
- Comment la Thaïlande veut devenir un pays riche d’ici 2038
- Crise énergétique : la Thaïlande doit agir plutôt que subir
Source : Bangkok Post
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1 commentaire
Quand on pense que chez nous, en Europe, la plupart des pays adaptent leurs salaires et allocations sociales dès que l’inflation dépasse le seuil de 2%, on se demande comment les Thaïlandais ne réagissent pas davantage, eux qui ne connaissent pas ces augmentations de revenus, et en particulier pour les classes ouvrières aux plus bas salaires, actuellement payés 400 baths par jour, soit entre 10 et 11 euros.
Régulièrement, on a droit à certaines études relayées par les médias de toutes sources, insistant sur le fait que le pouvoir d’achat d’un pourcentage important de la population thailandaise diminue de par le contexte économique mondial qui, à travers les tensions géopolitiques et les influences des grands groupes financiers de la planète, dominés par les entreprises informatiques et énergétiques aux mains de sociétés tentaculaires avec, à leur tête, quelques dizaines de personnes à la tête d’empires financiers, additionnant les pouvoirs économique et politique, pour asseoir des fortunes qui se chiffrent en centaines de milliards de dollars, réunissant à eux seuls, la moitié de la richesse globale des 6 milliards d’êtres humains de la planète…
On en a l’illustration flagrante des conflits en Europe de l’Est et au Moyen-Orient qui reprennent de plus belle et qui permettent aux grands groupes énergétiques et d’armement de tirer les marrons du feu et de s’enrichir sur le dos des populations et des économies des pays en guerre…
Le monde donne là, et cela depuis la nuit des temps, une bien triste image d’une race dominante terrestre qui sème, siècle après siècle, un cortège de désastres, de destructions et de massacres « humanitaires », incapable d’offrir aux 6 milliards d’êtres humains une existence dotée d’un système social basé sur la paix et l’équilibre des richesses entre tous, préférant utiliser la force violente du plus fort au dialogue des esprits érudits et l’imbécilité chronique à l’intelligence universelle…
La conclusion est devant nos yeux, de quelque côté que l’on se tourne !
Mais bon sang, c’est bien sûr… Ça va changer bientôt, où l’on nous promet pour 2027 l’arrivée en France d’un(e) président(e) issu(e) du Rassemblement National, qualifié de parti d’extrême droite, qui d’un coup de baguette magique va effacer la dette publique de 3.560 milliards, dette qui ne cesse d’augmenter de plusieurs dizaines de milliers d’euros à chaque minute qui passe !
Par curiosité, ouvrez le site officiel de « l’horloge de la dette publique et de sa charge d’intérêts »… c’est hallucinant, ça « fout les boules » ! : horloge de la dette publique