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Manipulation de devises : Washington place la Thaïlande sous surveillance

4 commentaires 4 minutes à lire
Liasse de billets Bahts thailandais

Les États-Unis ont ajouté la Thaïlande à leur liste de surveillance, mais n’ont trouvé aucun manipulateur de devises.

Le Trésor américain a déclaré, jeudi 29 janvier, qu’il renforçait la surveillance des pratiques de change des pays, y compris leurs interventions visant à freiner la dépréciation ou l’appréciation de leurs monnaies face au dollar.

Il a toutefois précisé qu’aucun partenaire commercial majeur n’était accusé de manipulation de devises.

Dans son dernier rapport semestriel sur les devises, le Trésor américain indique qu’aucun partenaire commercial majeur ne remplit les trois critères requis.

Ces critères servent à déclencher une analyse approfondie des pratiques monétaires sur la période allant du second semestre 2024 aux six premiers mois de 2025.

Le Trésor a ajouté la Thaïlande à sa « liste de surveillance » des pays méritant une attention particulière en raison de la croissance de l’excédent courant mondial de ce pays asiatique et de son excédent commercial avec les États-Unis.

Cette addition porte à 10 le nombre de pays figurant sur la liste de surveillance, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, Singapour, le Vietnam, l’Allemagne, l’Irlande et la Suisse y figurant toujours.

Le rapport s’est traditionnellement concentré sur la question de savoir si les pays se livraient à des interventions monétaires unilatérales ou à d’autres manipulations pour résister à l’appréciation du dollar afin de maintenir leurs exportations à un niveau moins élevé.

Le Trésor américain indique qu’il surveille désormais de manière plus générale la façon dont les économies lissent les mouvements des taux de change.

Il cherche notamment à déterminer si ces interventions visent à contrer la pression à la dépréciation avec la même intensité que la pression à l’appréciation.

Aucun pays spécifique visé

Interrogé sur la possibilité que ce changement vise plus particulièrement le Japon, dans un contexte de faiblesse récente du yen, un responsable du Trésor américain a répondu que tel n’était pas l’objectif.

Selon lui, ces ajustements ne cherchent pas à pointer un pays en particulier, mais à faciliter l’analyse du département lors des périodes couvertes par les futurs rapports, marquées par un affaiblissement du dollar face aux principales devises.

Le prochain rapport, prévu en novembre, portera sur le second semestre 2025.

Le responsable a déclaré que le Trésor chercherait en particulier à déterminer si les interventions des pays pour résister à la dépréciation par rapport au dollar sont symétriques avec leurs efforts pour résister à l’appréciation, ou moins agressives.

Le Japon lutte contre la faiblesse du yen, les décideurs politiques utilisant une communication calibrée pour faire monter la devise par rapport au dollar sans recourir à une intervention massive sur le marché.

Une source proche du dossier a déclaré à Reuters :

« Les efforts de Tokyo ont reçu le soutien tacite des autorités américaines après que la Réserve fédérale de New York a procédé à des vérifications du taux dollar/yen la semaine dernière, ce qui est considéré comme un signe précurseur d’une éventuelle intervention. »

Mais le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré mercredi que les États-Unis n’intervenaient « absolument pas » pour soutenir le yen.

L’indice du dollar, qui mesure la valeur du billet vert par rapport à un panier de devises, a légèrement progressé jeudi pour la deuxième journée consécutive après avoir atteint mardi son plus bas niveau depuis février 2022.

Autres influences surveillées

Le Trésor américain a également indiqué que, pour les pays figurant sur la liste de surveillance, il analyserait l’impact d’autres politiques gouvernementales sur les marchés des changes.

Sont notamment concernés les contrôles des capitaux, les mesures macroprudentielles, ainsi que l’utilisation de véhicules d’investissement publics ou de fonds de pension.

Le Trésor étudiera également l’utilisation par les pays des swaps de devises pour stériliser ou compenser les interventions au comptant afin de minimiser leur impact sur les conditions monétaires nationales, ainsi que les positions nettes à terme des partenaires commerciaux.

Traditionnellement, les trois principaux critères utilisés par le Trésor pour analyser les devises et déterminer s’il y a manipulation sont :

  1. un excédent commercial avec les États-Unis d’au moins 5 milliards de dollars
  2. un excédent courant mondial supérieur à 3 % du PIB
  3. des achats nets de devises persistants et unidirectionnels atteignant 2 % du PIB

Les pays qui remplissent deux de ces critères sont automatiquement ajoutés à la liste.

Le Trésor n’a pas qualifié la Chine de manipulateur de devises, évitant ainsi une escalade potentielle des tensions commerciales avec Pékin, malgré ce qu’il a qualifié de « pression à la dépréciation » pesant sur le yuan.

Mais le département a déclaré que la Chine « se distingue parmi nos principaux partenaires commerciaux par son manque de transparence en matière de politiques et de pratiques de taux de change », reprenant les termes de son précédent rapport de juin 2025.

« Ce manque de transparence n’empêchera pas le Trésor américain de désigner la Chine si les preuves disponibles suggèrent qu’elle intervient par des voies formelles ou informelles pour résister à l’appréciation (du yuan) à l’avenir », a déclaré le Trésor américain.

Voir aussi :

Thaïlande : la flambée de l’or propulse le baht, mais temporairement

Le baht trop fort menace le tourisme et les exportations thaïlandaises

Thaïlande : offensive contre l’argent gris et l’or pour stabiliser le baht


Source : Thai PBS World

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4 commentaires

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HANSSON 30 janvier, 2026 - 10 h 02 min

Faut-il y voir la courbe descendante récente de la valeur du bath qui, entamée voici 48h, a repassé ce jeudi 29 janvier la barre des 37 THB pour atteindre 37,48/1 euro ce vendredi matin… ?

La cotation des changes nous le renseignera sur le plus long terme dès la semaine prochaine, ou sera-ce une fois de plus une « flambée » de papier qui va s’éteindre aussi vite qu’elle n’est arrivée ?

Le fait est qu’outre-Pacifique, Trump prend des mesures à la hauteur de son égocentrisme : au lieu d’appliquer une économie détaxatoire qui arrêterait la chute régulière du dollar depuis quelques mois, il fait pression sur les autres monnaies pour que les banques centrales et les États déprécient leur propre monnaie, entrainant une dépression économique mondiale.

Actuellement, la dette publique des États-Unis est de 38 000 milliards de dollars et continue d’augmenter à raison de 1 000 milliards tous les 2 mois !

1 000 milliards, c’est aussi la somme que paient les États-Unis, par an, rien que pour les intérêts de cette dette, sans rien rembourser du capital, alors que les droits de douane ne rapportent « que » 350 à 400 milliards de dollars par an… même pas la moitié des intérêts de la dette !!!

Si rien ne change, la dette américaine atteindra les 40 000 milliards en juin !!!

Le pire est que les États-Unis, augmentant comme jamais le risque d’une récession économique, entraineront les banques centrales du monde entier dans cette crise…

Loin de chercher à trouver des solutions internes, Donald Trump menace encore et encore les pays qui se désolidarisent et revendent leurs réserves en dollars pour acheter de l’or de sanctions économiques et de taxes encore plus importantes…

Une fuite en avant qui va nous conduire à une catastrophe planétaire !

Et l’échéance des élections de mi-mandat de la présidence américaine en novembre prochain, qui n’est pas favorable au mégalomane de la Maison-Blanche, ne va pas le calmer, bien au contraire…

Un fauve blessé est un fauve encore plus dangereux qu’un animal repu et respecté par les siens…

On est mal parti en 2026, très mal parti !!!

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Arnold 30 janvier, 2026 - 12 h 34 min

Les puissances économiques US contrôlent les pays par la dette.

C’est pour cela que tous les dirigeants corrompus sous le contrôle des mondialistes endettent leurs pays.

Donc, il ne faut pas s’étonner de ce qu’il se passe aux États-Unis ou dans les pays de l’UE, c’est fait pour qu’il soit impossible à un dirigeant honnête de prendre le contrôle, car alors l’économie s’effondrerait.

Et certains sont toujours persuadés de vivre dans des démocraties…

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caius 30 janvier, 2026 - 17 h 51 min

Bon, là, Hansson vous broyez du noir un peu vite. Donald Trump veut un dollar faible pour mieux vendre ses produits à l’export et ainsi doper son marché du travail.

Or si nous souffrons, les récents chiffres du chômage aux US montrent que la situation est plutôt favorable.

Sa prochaine cible est la Fed qui va probablement baisser encore le taux d’emprunt pour faciliter la consommation.

Sachant que les bourses US se portent tres bien et donc les boursicoteurs avec, le bilan pour les US n’est pas aussi sombre.

Même si certains États lâchent le dollar pour acheter de l’or, le billet vert reste incontournable et tant que la planche à billets fonctionne, le système tourne.

Les économies mondiales étant tellement imbriquées et le marché domestique US pèse tellement lourd que les menaces de retirer l’or de la Fed US ne sont pas réalistes.

Par exemple, l’Allemagne est le deuxième plus gros détenteur d’or aux US et des voix outre-Rhin s’élevaient pour rapatrier cet or.

Les US ont promis de grosses répercussions sur le commerce avec l’Allemagne et bien sûr sur les livraisons militaires.

Donc rien n’a bougé.

Autre exemple, les États-Unis comptent 3% des enfants du monde mais consomment 40% des jouets produits, personne, même pas la Chine, ne peut se permettre de se passer de ce marché.

Et puis contrairement à vous je pense que les élections de mi-mandat vont faire beaucoup de mal à Trump.

Les récentes polémiques sur les raids de l’ICE et le coût de la vie qui ne baissent pas assez vite vont lui faire perdre la Chambre et le Sénat.

Du coup il ne pourra passer aucune loi.

C’est pour ça qu’il veut vite changer le chairman de la Fed pour baisser les taux avant les midterms.

Je suis plus inquiet pour notre pouvoir d’achat local, grève par l’incompétence de la banque centrale qui ne prend pas les bonnes décisions pour faire baisser le baht qui sert aux criminels cambodgiens et birmans.

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HANSSON 1 février, 2026 - 8 h 21 min

Cher Caïus, oui, je suis assez pessimiste devant les chiffres de la dette des USA, mais, dans l’ensemble, vous me confortez dans mes dires et notamment lorsque vous affirmez que (je cite) :

« Et puis contrairement à vous je pense que les élections de mi-mandat vont faire beaucoup de mal à Trump.

Les récentes polémiques sur les raids de l’ICE et le coût de la vie qui ne baissent pas assez vite vont lui faire perdre la Chambre et le Sénat. » fin de citation.

Vous avez dû mal me comprendre, car moi aussi, je crois qu’en novembre Trump va perdre sa majorité législative actuelle qui lui permet de faire passer toutes les lois et tous ses décrets comme une lettre à la poste…

Malheureusement, cela ne pourra se concrétiser que dans 10 mois au plus tôt et Dieu seul sait toutes les initiatives politiques et économiques tant nationales qu’internationales que Trump pourra encore faire passer d’ici là au nom de ses principes « MAGA », à coups de chantage taxatoire et de menaces de tous ordres, notamment vis-à-vis de pays qui veulent privilégier l’achat d’or et diminuer leur dépendance vis-à-vis du dollar…

Une partie de plus en plus importante du peuple américain qui, contrairement à l’époque de sa ré-élection, n’est plus majoritairement favorable à l’ensemble de sa politique et à ses dérives à tous niveaux, espère aussi à cette « réduction congressiste » du pouvoir absolu d’un président qui bafoue à de nombreuses reprises les principes démocratiques de son pays pour les contourner ou les aménager à sa sauce, de plus en plus indigeste…

Quant à la situation économique de la Thaïlande et à celle de sa monnaie en particulier, je vous rejoins également ; la Banque centrale et ses responsables ont l’art consommé de tourner en rond…

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