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La Thaïlande va accorder des permis de travail à 40 000 réfugiés birmans

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La Thaïlande va accorder des permis de travail à 40 000 réfugiés birmans

Le gouvernement thaïlandais va autoriser plus de 40 000 réfugiés birmans à intégrer temporairement le marché du travail à partir du 1ᵉʳ octobre.

Voir : Main-d’œuvre en crise : la Thaïlande autorise les réfugiés birmans à travailler

Cette décision, approuvée par le Cabinet, vise à pallier la pénurie de main-d’œuvre dans les provinces du centre et de l’est de la Thaïlande en offrant des permis de travail d’un an aux personnes résidant dans neuf centres d’hébergement temporaires.

Ces centres comptent actuellement 77 718 personnes, dont 42 601 en âge de travailler.

La pénurie de main d’œuvre s’explique en grande partie par le conflit avec le Cambodge, qui a entraîné l’exode de nombreux travailleurs cambodgiens de Thaïlande.

Voir : Thaïlande : pénurie de main-d’œuvre après l’exode de 400 000 Cambodgiens

Un permis de travail pour 40 000 réfugiés birmans

Main-d’œuvre en crise : la Thaïlande autorise les réfugiés birmans à travailler

Réfugiés au camp de Mae La à Mae Sot, en Thaïlande, le 5 mars 2025. Photo : Valeria Mongelli/Anadolu via Getty Images

Chamnanwit Terat, secrétaire permanent adjoint du ministère de l’Intérieur, a déclaré que son ministère travaillait avec le ministère du Travail pour finaliser le processus d’enregistrement d’environ 40 000 travailleurs.

Les réfugiés doivent d’abord s’inscrire auprès du département de l’administration provinciale.

Bien qu’ils conservent le droit de vivre dans les centres d’hébergement, ils devront demander à leur chef de district l’autorisation de travailler à l’extérieur.

Une fois la demande approuvée, l’Office provincial de l’emploi évaluera les compétences des candidats, qu’il s’agisse de métiers tels que la menuiserie et la maçonnerie ou de travaux généraux, avant de les mettre en relation avec des employeurs et de rédiger un contrat.

Conditions d’accès au marché du travail

Lueur d’espoir pour les 90 000 réfugiés birmans dans des camps en Thaïlande

Réfugiés birmans en Thaïlande. Photo : Human Right Watch

Les travailleurs devront également passer un examen médical et souscrire une assurance maladie avant de se voir délivrer un permis de travail.

Les permis seront valables pour une durée maximale d’un an, après quoi les travailleurs devront retourner dans leur camp.

Chamnanwit a confirmé que pour alléger la charge financière des réfugiés, la plupart des frais d’enregistrement seront supprimés, mais que les coûts des examens médicaux devront être négociés entre l’employeur et l’employé.

Des provinces pilotes et des secteurs ciblés

Le camp de Mae La, dans la province de Tak, créé en 1984, accueille environ 50 000 réfugiés de longue date, principalement des Karens, qui ont fui le conflit et l’instabilité en Birmanie. Photo : Organisation internationale pour les migrations

Le programme concernera neuf camps de réfugiés dans les provinces de Mae Hong Son, Tak, Kanchanaburi et Ratchaburi.

Les travailleurs seront déployés dans des régions confrontées à une pénurie importante de main-d’œuvre, en particulier dans les pôles industriels et agricoles de Rayong et Chanthaburi.

Ils ne seront pas autorisés à occuper des emplois réservés aux ressortissants thaïlandais.

Un double objectif : main-d’œuvre et gestion des réfugiés

Pénurie de main-d’œuvre : la Thaïlande recrute désormais dans huit pays

Travailleurs migrants sur un chantier en Thaïlande.

Le gouvernement espère que cette mesure contribuera non seulement à atténuer la pénurie de main-d’œuvre, mais aussi à fournir un moyen plus systématique de gérer la population réfugiée.

Cela réduira le risque d’emploi illégal et profitera à la fois aux travailleurs et aux entreprises.

À retenir

  • 40 000 réfugiés birmans autorisés à travailler dès le 1ᵉʳ octobre
  • 77 718 personnes dans les camps, dont 42 601 en âge de travailler
  • Permis de travail valables un an, retour obligatoire au camp ensuite
  • Neuf camps concernés dans les provinces de : Mae Hong Son, Tak, Kanchanaburi, Ratchaburi
  • Secteurs prioritaires : industrie et agriculture (Rayong, Chanthaburi)
  • Objectif : réduire la pénurie et encadrer légalement la population réfugiée

Voir aussi :

Pénurie de main-d’œuvre : la Thaïlande recrute désormais dans huit pays

Thaïlande : mise en garde contre la haine en ligne et les violences visant les Cambodgiens

Lueur d’espoir pour les 90 000 réfugiés birmans dans des camps en Thaïlande


Source : The Nation Thailand

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3 commentaires

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HANSSON 14 septembre, 2025 - 13 h 01 min

Le fait de « régulariser » le statut des réfugiés birmans en leur donnant un accès à un permis de travail à ceux qui peuvent prouver leurs compétences professionnelles dans divers domaines n’est pas une mauvaise chose en soi, à condition que le processus soit bien encadré par une législation qui prévoit non pas seulement une sélection sérieuse en fonction des capacités de chacun, mais aussi une protection sociale du travail de ces réfugiés et de leur famille, afin qu’ils ne deviennent pas des proies d’exploitation facile et une main d’œuvre bon marché, basculant ensuite dans la clandestinité et l’illégalité.

Il serait donc judicieux de pouvoir prolonger ce permis de travail d’année en année pour les employeurs qui en font la demande et en fonction des qualités professionnelles de chacun.

En dehors de ce mécanisme, le problème du déficit de la main d’œuvre thaïlandaise (en dehors du fait qu’il existe des métiers pénibles dont les thaïlandais ne veulent pas, car mal payés et se situant au bas de l’échelle sociale) tient également compte à moyen et long terme de la dénatalité chez les jeunes couples adultes, avec des effets qui se font déjà sentir actuellement pour aller dans le sens d’une aggravation de la situation générale…

400.000 cambodgiens occupaient des postes de travail avant la crise des frontières de juillet dernier, et 40.000 birmans pour les remplacer, soit 10% du total nécessaire à un retour de la main d’œuvre immigrée totale avec, en toile de fond, de moins en moins de jeunes adultes thaïlandais sur le marché du travail dans les 5,10,20 ans à venir.

Il serait souhaitable que cette initiative de donner des permis de travail à des travailleurs immigrés birmans soit élargie, soutenue financièrement à long terme pour fidéliser et ancrer cette population dans la société thaïlandaise en améliorant de manière significative leur statut social, avec un accès scolaire intégré des enfants et adolescents en âge scolaire et ne pas les laisser en marge d’une société thaïlandaise parmi laquelle ils pourraient apporter leur pierre au redressement économique du pays…

Serait-ce dans les cartons d’Anutin ou du prochain gouvernement post-élection du printemps 2026 ?

C’est souhaitable !!!

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Luc 555 15 septembre, 2025 - 8 h 50 min

C’est génial, une main d’œuvre sur place, complaisante et très bon marché qui retournera dans ses appartements (ou plutôt baraquements) mais restera, bien entendu, à disposition…

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pier 16 septembre, 2025 - 13 h 00 min

Lors du dernier coup d’État… Le camion poubelle ne passait plus, j’en avais déduit que ce devait être des Cambodgiens qui avait eu peur et étaient retournés chez eux.

Actuellement je ne sais, étant au pays de Molière…

En 2010, sur le chantier de la construction de la maison, il y avait beaucoup de Cambodgiens et même des femmes qui bossaient très bien, si ce n’étaient mieux que les hommes.

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