Des étrangers ont acheté une maison en Thaïlande où ils pensaient passer une retraite heureuse avant de se retrouver en conflit avec leurs voisins.
M. et Mme Byrne, résidents britanniques à Hua Hin, dans la province de Prachuap Khiri Khan, ont raconté leur conflit avec leurs voisins, décrivant leur sentiment d’être traités injustement par la police.
« Nous avons investi toutes nos économies dans l’achat d’une belle maison et espérions vivre une retraite heureuse et paisible après avoir visité la Thaïlande pendant de nombreuses années », ont-ils déclaré.
Ils ont eu plusieurs différends avec leurs voisins, notamment en ce qui concerne les espaces partagés.
L’incident qui a donné lieu à une action en justice s’est produit le 19 décembre 2023, devant leur maison.
« Nous avons vu sur notre système de sécurité un voisin arracher des plantes et les déposer devant notre portail. »
Lorsqu’ils sont sortis pour confronter le voisin, une dispute s’en est ensuivie et a pris une tournure physique, qui a été filmée par le système de vidéosurveillance de leur maison.
« Mon mari a 76 ans et moi 68 ans, nous avons subi des blessures qui ont changé notre vie, causées par deux personnes de plus de 25 ans plus jeunes que nous », a déclaré Mme Byrne.

Les blessures au visage de M. Byrne après l’altercation avec les voisins.
Le couple a déclaré que la nuit de l’agression, il a appelé la police 12 fois, mais que celle-ci n’a pas répondu.
Lorsque les policiers sont arrivés après minuit, ils n’ont parlé qu’aux voisins et ne leur ont rien demandé du tout.
Il y a également eu un incident antérieur lorsque les voisins se sont plaints de l’installation de caméras de vidéosurveillance sur le mur, 15 officiers de police sont venus inspecter les lieux.
Plus tard dans la nuit, lorsqu’ils sont allés porter plainte au poste de police de Sam Roi Yot, la police n’a pas accepté leur plainte, leur disant d’aller d’abord à l’hôpital et de revenir le lendemain.
Cela leur a donné l’impression que « ce harcèlement de la part de la police s’est produit plusieurs fois ».
Ils veulent simplement être traités équitablement.

La vidéosurveillance du couple britannique montre des policiers arrivant après minuit le 20 décembre 2023.
Pour l’affaire qu’ils ont intentée contre leurs voisins, le tribunal a fixé le verdict au 14 août 2024.
Pour l’affaire intentée contre eux, le tribunal a fixé une audience au 19 août 2024.
Le lieutenant-colonel de police Anek Boonkongdee, qui s’occupe de l’affaire du couple britannique poursuivant ses voisins, a confirmé au journal thaïlandais Khaosod que la police était au courant des problèmes en cours entre ces deux ménages.
Le policier a assuré qu’ils suivaient les procédures légales.
Les conflits de voisinage sont fréquents en Thaïlande comme partout dans le monde, et comme dans tout conflit, il ne faut pas prendre parti pour un camp avant d’avoir entendu l’histoire de l’autre camp.
Le journal Khaosod English nous présente ici le témoignage du couple britannique sans avoir enquêté auprès des voisins pour connaitre l’origine du conflit, qui pourrait être liée, comme cela arrive souvent, à des incompréhensions culturelles.
Voir : À faire et ne pas faire en Thaïlande, les choses indispensables à connaître
Ce qui est choquant ici, c’est l’inaction de la police qui semble avoir pris parti pour les thaïlandais sans se soucier de l’avis du couple britannique.
Voir aussi :
Taxe sur les revenus étrangers en Thaïlande : naviguer dans les nouvelles règles
Le cauchemar d’une retraitée britannique bloquée en Thaïlande
Le secret de l’attrait de la Thaïlande pour les retraités expatriés ?
La Thaïlande veut attirer les retraités LGBTQ+ internationaux
Coût de la vie pour les retraités selon les régions en Thaïlande
Le guide pour prendre sa retraite en Thaïlande : tout ce que vous devez savoir
Source : Khaosod English
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13 commentaires
Il y a beaucoup de cas comme cela en Thaïlande avec les expatriés.
Vraiment très triste d’en arriver là.
J’ai entendu dire qu’il y avait de la corruption dans la police Thaïlandaise, mais peut-être est-ce une rumeur… 🙂
Ça sent déjà mauvais pour ce couple de retraités face aux voisins thaïlandais qui bénéficieraient, comme c’est régulièrement le cas, d’une mansuétude et d’un laxisme de la police locale, par rapport aux plaintes déposées par un couple d’étrangers, en l’occurrence ici, britannique.
Je ne peux que conseiller à ce couple de donner à travers les médias sociaux et divers canaux internet et comptes Facebook des communautés de touristes anglais et français, le plus de retentissements possible pour faire pression sur la police pour qu’elle fasse son travail de manière équitable et juste…
On peut rêver !!!
Je pense que simplement les voisins ont donné 1000 baths et l’affaire a été réglé comme cela.
Peut-être renchérir avec une petite enveloppe et la police pourra changer de camp.
C’est comme cela que cela se passe, j’en ai fait l’expérience avec un accident.
Qui a des amis thaïlandais ?
Ils nous acceptent pour notre pognon : pas plus.
J’en ai plein, si vous n’avez que des relations vénales, c’est que vous-même ne vous exposez qu’à cela.
Comment peuvent-ils être propriétaires, alors que l’achat d’une maison n’est pas permise en Thaïlande pour les étrangers ?
Seuls les condominium peuvent être propriétés pour un ressortissant étranger.
L’achat de maison est autorisé, c’est la propriété de terrain qui ne l’est pas.
Vous pouvez louer le terrain et acheter la maison.
Bonjour, Une petite question suite à votre commentaire : Et comment agissez-vous avec eux (les occidentaux) ?
Tu es exactement en train de décrire le comportement des Maghrébins qui déboulent en Europe et nous aussi, on vous connaît parfaitement.
Les Thaï qui vous appellent les French arabic vous connaissent aussi, pour leur malheur.
Je croyais que les commentaires racistes étaient modérés sur ce site, merci de censurer ces propos nauséabond.
Sur la demande de lecteurs, on a supprimé les commentaires jugés racistes.
Cas classique, j’ai moi-même été agressé par un homme que je n’avais vu de ma vie (Chiang Mai).
Même avec une vidéo et son identité, la police n’a jamais rien fait.
Après deux ans et de fréquentes visites au poste de police « On y travaille… » est la meilleure réponse que j’ai eu.