La Thaïlande renforce les contrôles contre le travail illégal des étrangers et met en garde les employeurs contre de lourdes sanctions.
Amendes, expulsion et, en cas de récidive, interdiction d’embaucher des travailleurs étrangers font partie des sanctions prévues.
Des contrôles renforcés dans les entreprises

Travailleurs dans une usine en Thaïlande. Photo : Khaosod
Le gouvernement thaïlandais a demandé aux autorités compétentes d’intensifier les inspections et l’application de la loi concernant l’emploi des travailleurs étrangers.
Patdarasm Thongsaluaykorn, porte-parole adjointe du gouvernement, a déclaré le 4 septembre que les contrôles visaient aussi bien les employeurs et les entreprises que les étrangers travaillant illégalement.
Le gouvernement met notamment en garde contre l’embauche ou le recours aux services d’étrangers sans permis de travail valide ou exerçant une activité différente de celle qui leur est légalement autorisée.
Certaines professions restent par ailleurs réservées aux ressortissants thaïlandais, même lorsqu’un étranger dispose d’un permis de travail.
Voir : Thaïlande : ces 10 métiers totalement interdits aux étrangers
Parmi les activités citées par le gouvernement figurent notamment le massage thaï, la coiffure, les services de beauté et la conduite de véhicules.
Ces restrictions relèvent notamment du décret d’urgence sur la gestion du travail des étrangers B.E. 2560 (2017).
Jusqu’à 200 000 bahts d’amende pour les employeurs récidivistes

Les métiers de la coiffure et certaines activités de beauté font partie des professions interdites aux travailleurs étrangers en Thaïlande. Photo : The Nation Thailand
Les entreprises qui embauchent un étranger sans permis de travail valide, ou qui lui permettent d’exercer une activité en dehors de ses droits, risquent une amende comprise entre 10 000 et 100 000 bahts (environ 261 à 2 615 euros) par travailleur concerné.
En cas de récidive, les sanctions deviennent beaucoup plus lourdes.
L’employeur risque jusqu’à un an de prison et une amende comprise entre 50 000 et 200 000 bahts (environ 1 307 à 5 230 euros) par travailleur étranger, ou les deux.
Il peut également se voir interdire d’employer des travailleurs étrangers pendant trois ans.
Amende et expulsion pour les travailleurs étrangers

Une femme kazakhe a été arrêtée alors qu’elle conduisait un taxi dans le district de Thalang à Phuket, en mars 2024. Photo : police thaïlandaise
Les étrangers surpris en train de travailler sans autorisation ou d’exercer une activité qui ne leur est pas permise s’exposent à une amende comprise entre 5 000 et 50 000 bahts (environ 130 à 1 307 euros).
Après le paiement de l’amende, ils sont expulsés de Thaïlande et ne peuvent pas demander de nouveau permis de travail pendant deux ans.
Les sanctions ne concernent donc pas uniquement les personnes travaillant totalement sans permis.
Un étranger peut également être sanctionné si l’activité qu’il exerce ne correspond pas à celle qu’il est autorisé à effectuer.
Voir : La Thaïlande traque les expatriés qui exercent des métiers interdits
Près de 890 000 travailleurs étrangers contrôlés en 2026

Travailleurs migrants sur un chantier en Thaïlande.
Le ministère du Travail et le Département de l’emploi multiplient les contrôles avec d’autres administrations dans les entreprises, les zones économiques, les secteurs touristiques et les communautés comptant de nombreux travailleurs étrangers.
Du début de l’exercice fiscal 2026, en octobre 2025, au 1ᵉʳ septembre 2026, les autorités ont contrôlé 74 265 établissements employant des travailleurs étrangers à travers le pays.
Au total, 888 620 travailleurs étrangers ont été contrôlés et 5 330 ont fait l’objet de poursuites.
Parmi ces derniers, 1 792 étaient poursuivis pour avoir exercé des professions réservées aux ressortissants thaïlandais.
Les autorités ont également engagé des poursuites contre 1 721 établissements.
Le gouvernement affirme vouloir maintenir un système d’emploi légal et équitable, tout en répondant aux besoins de main-d’œuvre des entreprises, en luttant contre la traite des êtres humains et en protégeant les professions réservées aux Thaïlandais.
Les inspections doivent se poursuivre à travers le pays et des poursuites seront engagées lorsque des infractions seront constatées.
À retenir
- 74 265 établissements employant des étrangers ont été contrôlés durant l’exercice fiscal 2026.
- Près de 890 000 travailleurs étrangers ont été contrôlés et 5 330 ont fait l’objet de poursuites.
- 1 792 étrangers ont été poursuivis pour avoir exercé des professions réservées aux Thaïlandais.
- Un travailleur en infraction risque jusqu’à 50 000 bahts d’amende, l’expulsion et deux ans d’interdiction de permis de travail.
- Un employeur récidiviste risque jusqu’à un an de prison et 200 000 bahts d’amende par travailleur.
Voir aussi :
- Activités illégales d’étrangers en Thaïlande : la corruption pointée du doigt
- Pénurie de main-d’œuvre : la Thaïlande légalise 700 000 travailleurs sans papiers
- La Thaïlande choquée par le nombre de travailleurs étrangers illégaux
Sources : Gouvernement thaïlandais – Thai PBS – The Thaiger
Liens utiles pour préparer votre voyage en Thaïlande
Souscrire une assurance voyage
Réserver bus, train et bateau en Thaïlande
Gérer son argent en voyage avec Wise
Voyage sur mesure avec Evaneos
Vous pouvez nous suivre sur :
Twitter, LinkedIn, Facebook, Google News