La nouvelle campagne nationale de sécurité routière lancée en Thaïlande ce dimanche 1ᵉʳ juin suscite un débat parmi les résidents étrangers.
Les autorités vont appliquer plus strictement la réglementation sur le port du casque à moto afin de réduire le nombre d’accidents et de décès sur les routes.
Les contrevenants s’exposent désormais à une amende de 2 000 bahts (environ 54 euros), contre 500 bahts (environ 14 euros) auparavant.
Voir : Thaïlande : la police va sévir contre les motocyclistes sans casque
Le « projet pour des routes sûres », lancé par la police routière thaïlandaise, prévoit des contrôles renforcés des motocyclistes et des passagers qui ne portent pas de casque.
La campagne cible les zones à haut risque, en particulier les routes à proximité des écoles et des établissements d’enseignement, et vise à instaurer une culture du respect du code de la route.
Voir aussi : Nouveau permis à points pour les Infraction au code de la Route en Thaïlande
En vertu de la nouvelle directive, les conducteurs et les passagers de motos sont légalement tenus de porter un casque à tout moment, quelle que soit la distance parcourue ou l’endroit où ils se trouvent.
Les autorités affirment que cette réglementation vise à lutter contre le taux élevé et persistant d’accidents de la route en Thaïlande, en particulier parmi les utilisateurs de motos.
Les autorités ont également demandé aux forces de police provinciales d’identifier les zones où les infractions au code de la route ou les accidents sont fréquents et de concentrer leurs efforts de contrôle en conséquence.
Les récidivistes s’exposent à des sanctions plus sévères et les contrôles devraient se multiplier tout au long de la campagne.
Les expatriés se posent des questions

Le conducteur et le passager d’un sidecar portent un casque. Photo : dantheother
La mise à jour de la loi a suscité des questions parmi les expatriés, l’un d’entre eux se rendant sur le réseau social Reddit pour s’enquérir de son application aux motos équipées de side-cars, communément appelés « saleng » en Thaïlande.
Dans son message, cet homme a décrit un léger désaccord avec sa femme thaïlandaise sur la question de savoir si les passagers d’un saleng sont soumis à la même obligation de porter un casque.
Alors que sa femme affirmait que la configuration du véhicule rendait les casques inutiles, il a fait valoir que le saleng était toujours considéré comme une moto au sens du code de la route thaïlandais.
Bien que la police royale thaïlandaise n’ait pas encore publié de clarification spécifique sur les exigences en matière de port du casque pour les saleng, la législation actuelle ne fait aucune distinction entre les motos standard et celles équipées de side-cars.
Ainsi, tous les conducteurs et passagers sont présumés soumis aux mêmes dispositions de sécurité.
D’autres expatriés, sur le forum d’ASEAN Now, s’inquiètent de l’obligation de porter un casque en prenant un moto-taxi, car certains conducteurs n’en ont pas.
D’autres s’inquiètent de la propreté des casques de ces motos taxis, qui pourraient contenir les poux d’autres clients.
Mais un participant invite tout le monde à ne pas s’inquiéter de ces nouvelles mesures :
« Inutile de s’énerver sur ce sujet.
C’est une tempête dans un verre d’eau.
Au Vietnam, 99 % des motards portent un casque.
En Thaïlande, la police fait respecter la loi pendant quelques jours (devant ses commissariats), puis se retire dans le confort de ses bureaux climatisés.
Ensuite, le massacre quotidien sur les routes continue. »

La police thaïlandaise contrôle les conducteurs de moto étrangers à Phuket. Photo : The Phuket News
En effet, les policiers thaïlandais, contrairement à ceux de nombreux pays, laissent généralement les gens circuler sans casque la plupart du temps, ce qui leur permet de gagner beaucoup d’argents en lançant des contrôles surprises.
Il est malheureusement fort possible, comme le dit l’auteur du message, que cette opération ne dure que quelques jours, puis, que tout revienne à la normale.
Car si les policiers devaient faire respecter la loi en continu, ils auraient beaucoup à perdre, même si cette façon de faire passer les gains personnels avant la sécurité des gens est responsables de nombreux morts tous les ans.
L’un des taux de mortalité routière les plus élevés au monde

Accident de moto en Thaïlande.
La Thaïlande affiche l’un des taux de mortalité routière les plus élevés au monde.
Chaque année, les motocyclistes représentent la majorité des personnes tuées ou gravement blessées.
Et les motards qui ne portent pas de casques, en plus de risquer des blessures plus importantes en cas d’accident, ne seront pas couverts par les assurances
???? Ce qu’il faut retenir
- Amende portée à 2 000 bahts pour non-port du casque
- Application à tous les conducteurs et passagers, y compris en sidecar
- Contrôles ciblés près des écoles et zones à risque
- Les expatriés partagés sur la cohérence et l’application de la mesure
Voir aussi :
Les accidents de la route en Thaïlande causent 48 décès par jour
Augmentation des accidents de la route meurtriers à Phuket en Thaïlande
Les routes de Thaïlande sont toujours aussi meurtrières
Pourquoi les routes de Thaïlande sont parmi les plus meurtrières du monde ?
Source : Bangkok Post
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2 commentaires
Comme le souligne l’article, il s’agit d’une « campagne » de sécurisation, et qui dit campagne de sécurisation dit aussi « limitée dans le temps ».
Donc, effectivement, on va avoir droit (dans le meilleur des cas !) à des contrôles en face des commissariats, aux endroits dangereux, aux carrefours très fréquentés, dans les villes à forte concentration de population (thaï et touristes), etc, etc, etc…
Quand à la réaction de la compagne thaïlandaise de cet expatrié conduisant un side-car, compagne qui considère que (je cite), « étant donné la configuration du side-car, le casque du passager dans le side-car n’était pas nécessaire » Fin de citation, je lui ferais une suggestion, que, dans mon for intérieur, je ne lui conseille pas, à savoir :
On retrouve bien là, la mentalité thaïlandaise qui n’a aucune notion des effets de la vitesse et d’un choc violent et accidentel avec un autre véhicule concernant les conséquences physiques (scientifiquement parlant) qui en découleront…
J’invite donc cette compagne thaïlandaise à s’installer sans casque dans le side-car, tandis que le mari casqué conduira la moto en rentrant frontalement à 40 km/h dans le mur d’un bâtiment.
Peut-être changera-t-elle d’avis après ce choc, à condition évidemment qu’elle soit encore capable de le faire…
Avec des raisonnements de ce niveau, pas étonnant que le nombre d’accidents mortels de conducteurs de motobikes représentent 75 à 80 % de l’ensemble des accidents mortels en Thaïlande, éternellement sur le podium international du nombre de morts par accidents routiers.
Rendez-vous dans 1 mois pour constater l’impact et les premiers effets (positifs ou inexistants) de cette campagne de sécurité. Une seule chose est certaine à l’heure actuelle, si ces directives sont appliquées de manière stricte par les forces de police : ils vont devoir travailler… Aïe, aïe, aïe… « j’ai glissé, chef » !!!
Side-car, pas toujours avec 1 éclairage ou si peu éclairé.
Pour moi, les side-car ne sont pas homologués (en tout cas comme ils devraient être).
Ce sont des bricolages ; les motos sortant d’usine ne sont pas faites pour cela, les freins, pour simple exemple, sont fait pour la moto, pas pour 1 équipage accessoire et parfois avec une charge plus qu’importante, il n’y a qu’à voir la gueule de la 3° roue.